PHOTIN ET LfiS PRKMIËRS CONCILES
Photin par le concile de Milan, les évéques de plusieurs provinces se réunirent pour déposer Photin. En outre il était nécessaire d'excommunier plusieurs évéques, a cause de leur penchant vers Tarianîsmeet de leur crime de faux témoignage contre Athanase. Cette mesure détermina (évidemment par crainte de la déposition) Valens etUrsace à écrire au pape Jules pour solliciter leur admission dans rÉglîse » ^. Nous possédons encore leur lettre dans laquelle ils accordaient que la mauvaise opinion qu'ils avaient eue antérieurement d' Athanase n'était pas fondée, et qu'ils souhaitaient maintenant entrer en communion avec lui 2; Arius et ses partisans étaient au
p. 372-373 ; Bereits zwei Jahre nach der Mailänder Synode eine andere abend ländische Synode vergeblich seine Absetzung zu erwirken versuchte. Dass diese Synode, die Pkotin gegenüber pvoiyU'^r fnctionem populi ihr Ziel nickt erreichte, in Sirmium gehalten sei wiePetaviunund andere annehmen, sagt Ililarius nicht; andere haben anRom, anderean Mailand gedacht. Le même auteur, dans Ilealencykîopâdie, t. ii, p. 29, accepte la tenue d'un second concile à Milan vers la un de 3i6 ou le début de Tannée suivante. (IL L.)
1. S, Hiiaire, Fragmentant //, n, 19, P, L., t. x, col. 646 ; S. Âlhanase, Apo- ÏQo.contr. arianos, c. lviii, P. (?., t. xxv, col. 354. On peut conclure de leur démarche en 347 que l*ana thème lancé par Ursîice et Valens, en 345, au concile deMilaO) contre Ârius, avait paru sujet à caution et n'avait pas été suivi de Tabsolulion et de la réintégration souhaitée par les deux compères. Voici leur rétraclalion : Domino beatissimo papse Julio Valens et Ursacins sal. Quoniam constat nos antehac multa gravia de nomine Athanasii episcopi lilterîs nostris insinuasse, atque litteris Sanclitatis tax conventos^ ejus rel, de qua significa^ vimus, non prsestitisse rationem : profitemur ante Sanctitatem tuam, candis prxsentibus presbyteris fra tribus nostris, omnia qux ante hac ad aures nostras perveneruni de nomine prédictif falsa nobis esse insinua ta y atque omnibus yiribus carere; atque ideo nos libentissime amplecti communionem prsedicti Athanani : maxime cum Sanctitas tua, pro insita sibi benevolentia errori nostro veniamfuerit dare dignata, Profitemur etiant quod si aliquando nos Orientales wluerint, vel idem Athanasius malo animo ad causam vocare, dira conscient' tiam tuam non ad futur os. Hsereticum vero Arium, sed et satellites ejus, qui dicunt: Erat tempus quando non erat Filius ; et qui dicunt ex nihilo Filium, et qui negani Dei Filium ante ssecula fuisse ; sicut per prioreni libellum nostrum^ quem apud Mediolanum porreximus, et nunc, etsemper anathematizasse, kac manunostra, qua scripsimus profitemur : et iterum dicimus heeresim arianam, utsuperius dixîmus et ejus auctoris in perpetuum damnasse. Et manu Ürsaci* Ego Ürsacius episcopus huic professioni nostrx subscripsi, (IL L.)
2. Cette démarche était un pas de plus et un pas très grave, dans la voie de ta soumission. En 345, Ursace et Valens jetaient l'anathème à Ârius, mais aese résignaient pas encore à communiquer avec Athanase dont ils étaient, depuis la disparition d'Eusèbe de Nicomédie, les ennemis personnels les plus (pialifiés. En 347, ils se résignaient à ce qui, deux années auparavant, leur paraissait impossible ; c'est qu'ils redoutaient maintenant la déposition immé«*
contraire de vrais hérétiques, ainsi qu'ils Tavaient déjà déclaré d leur mémoire adressé au concile de Milan. Ils ajoutent une cl» ' mémorable : « Dans le cas où Athanase ou les évêques oriem voudraient leur intenter un procès, et les appeler en jugemem/' cause de leur conduite antérieure), ils ne répondraient pas l'assentiment du pape. »
Saint Ililaire ajoute que cette lettre fut envoyée par les Roma* deux ans après la condamnation de Photin. Par Romains il enteil' surtout les Latins, et en particulier le concile que ces derniers tinre à Milan, en 345, et dont nous avons parlé.
Valens et Ursace adressèrent vers cette époque une seconde lettr» à Athanase (347) par Tentremise du prêtre Moïse d'Aquilée. Ilssoi, licitaient d' Athanase la communion ecclésiastique et lui demandaienl une réponse amicale *. Ils obtinrent en effet leur pardon et furent reçus à la communion. D'après les bénédictins de Saint-Maur éJi. teurs des œuvres de saint IHlaire, le concile s'est tenu à Milan* ik se basent sur ce que le concile tenu à Rimini en 359 dit que Valew et Ursace avaient été réintégrés dans TÉglise par un concile de Milan 2, réintégration qui n'aurait pu avoir lieu lors du concile de 345.
Il fut plus difficile de régler l'aflaire de Photin, qui jouissait d'un grand prestige dans son diocèse par suite de son activité et de s« dons oratoires. Il se maintint sur son siège épi scop al ^ malgré» déposition par le concile qui jugea nécessaire, pour donner plus Je force a son jugement, de le communiquer aux évêques de l'Orient*. Ceux-ci se réunirent dans la propre ville épiscopale de Photin, c'eslà-dire à Sirmium^, où il avait été condamné à deux reprises comnif
diate, car, dans le fond, leurs dispositions n'avaient pas varié. A cemoineDl,w pouvait donc se croire à la veille d'une entente durable. (H. L.)
1. S. Athanase, Apoîogia contra arianos, c, lviii, P. G,, t. xxv, col. 3j» S. Hilaire, Fragmentumll, n. 19, 20, />. Z., t. x, col. 646 ; Mansi, Concil^^ pliss. colLt t. I"» col« 166«
2. S. Hilaire, Fragmentum VIH, n. 2, P. £., t. x, col. 700 ; Mansi, Cad ampliss. colL, t. m, col. 304.
3. S. Hilaire, Fragmentum II, n. 21, P, Z„ t. x» col. 650 ; Sozomène, ^^l eccles,, 1. IV, c. vi, P, G., t. lxvii, col. 1120 sq.
4. S. Hilaire, Fragmentum il, n 22, P. L,, t. x, col. 651. . j
5. La date du concile fait difficulté. Zalin, Marcellus von Ancyvo^ ^ \\ fixe de très bonne heure, en 347, au lendemain du concile de Milan. ^^ * 1 est acceptée par Loofs, dans Ueaiencyklopädie, t. 11, p. 29, et Le BacheW le Bictionn. de théolog, catholique, t. i, col. 1817. (H. L.)
Gooçle
5?!. PHOTIN ET LES PRÉMtERS COÏ^CILES 85l
.g Maïs comme les membres de ce concile étaient ou ariens ébîens, ils saisirent roccasion de donner cours à leur ressen« ^- t contre Athanase et le concile de Sardîque. Dans leur réponse ppelèrent que Marcel d'Ancyre était, à proprement parler, le *, igg erreurs de Photin; ils remirent en question toute laffaîre A Marcel, affirmèrent qu*il avait été absous à tort et d'une manière I^"] • 'ffulière par le concile de Sardiquc; enfin ils avancèrent qu'Athamême avait cessé toute relation ecclésiastique avec Marcel
d'Aacyre*- Le court symbole placé en tête des lettres synodales, montre les
'vêaaes partisans de Tarianisme. On y lit : PROFïtemur ET unvm
VmCUM EJUS FILWM, DEUM EX DEO, LUMEN EX LIMINE, PRÎMOGENÎTUM O01S CREATURE.
Cette profession de foi était suivie de la condamnation de Photin et de la remarque relative à saint Athanase, afin qu'en acceptant et en signant la lettre synodale, chacun approuvât par le fait même ces trois points ^.
On se demande si la date de ce concile est 349 ou 350^ c'està-dire avant ou après la mort de Tempereur Constant, Les bénédictins de S aint-M au r, éditeurs de saint Hilaire, se prononcent pour 349, parce que Sulpice-Sévère dit en parlant de ce concile : € Les évoques qui le composaient ont cherché k tromper les empereurs (ils étaient donc plusieurs), en reliant d'une manière artificieuse l'affaire de Photin à celle de Marcel et d' Athanase. » Les bénédictins en concluent que Constant vivait encore à l'époque du concile ^ Zahn exprime la même opinion, il avance toutefois l'époque du concile jusqu'en 347 parce que d'après la version de saint Hilaire, ce concile suivit immédiatement la réintégration de Valens et d'Ursace. Dom Ceillier dit que le concile de Milan s'était adressé aux evêques orientaux parce que, depuis la mort de Constant (arrivée *n janvier 350), Sirmium n'appartenant plus à l'empire d'Occident l^ui était le lotdeMagnence), cette ville avait été, ainsi que laPan- ^onie, occupée par le général Vétranion, qui s'y fit proclamer empe-
y^* Hilaire, Fragmenium II, n. 22, 23, P. L., t. x, col. 651 sq. On pouvait
émeut connaître l'idée de derrière la lête des Orientaux. Ils considéraient
onaamnation de Pliotin comme un acompte sur la cassation des décrets de
^«e et préméditaient de ressaisir le procès d'Âthanase dès qu'ils auraient
l'*"^' pour le mener à bonne ßn. (H. L.)
^ ^. Hilaire, Fragmenium //, n. 24, P. Z., t, x, col. 652.
•Hilaire, Fragmenium 7l, n. 21, />. Z., t. x, col. 650. voir k note h.
reur le 1*' mai 350. Mais, au mois de décembre de la même anné Sirmium fut de nouveau livrée à Constance ^. '
Quoi qu'il en soit, que le concile se soit tenu avant ou après 1 mort de Constant 2, il n'en est pas moins certain que Photin, g^j^ aux guerres qui agitaient l'empire, se maintint sur son siège énjj, copal; ce n'est qu'en 351, et lorsque Constance fut maître de toute^ la Pannouie et, par conséquent, de Sirmium, qu'on put le réduire
72. Nouveau concile et première formule de Sirmium [hiver de 351 à 352].
Sur le désir de l'empereur Constance, séjournant à Sirmium (après la chute de Vétranion), un grand concile se réunit en cette même ville, en 351 ^. Il comptait parmi ses membres Narcisse de Néronias, Théodore d'Héraclée, Basile d'Ancyre, Eudoxe de Germa.
1. D. Ceillier, Ilist, génér, des a ut. sacrés, t, iv, p. 714 sq.
2. Nous avons dit plus haut que la date 3'i7 était aujourd'hui généralement admise.
3. Dès le meurtre de reinpereur Constant (peu après le 18 janvier) le rapprochement artificiel des ariens qui ne tenait qu'à rinfiueuce de TempereBr perd sa base. Le 25 décembre de la même année 350, Constance rencontre Vétranion au pas de Sucques.L*armée de Vétranion l'abandonne, Constance laisse la vie au vaincu et Pexile à Pruse en Bithynie ; la puissance de Constance est dès lors incontestée. Cf. D. VeUu.De Photino hxretico ejusquedamnatmeal synodis facta ac de duplici Sir miens i contra illum synodo et for midis mposit riore editis, dissertatiOy in-8, Paris, 1636, P, G., t. xlii, coL 1057-1072 ; W- Dorsclieus, Collatio ad concilium Sir mien se suh Constantio imperatore habitua ia-4, Argenlorali, 1650 ; J, Sirmond, Diairiha I Sirmitana : de anno synoâtSif miens is et fidei formuUs in ea editis, in-8, Paris, 1680, (reproduit dans Ö/f" {'aria, 1696, t. iv, p. 531-5'i0) ; Dissertatio II Sirmitana, examen continend^ sertationis de D. Petau, ibid., p. 563-584; Pagi, Critica, 1689, ad annJ^'i n. 10-15; Ilardouin, Concilia, "l'y 00, t. r, p. 701 ; Coleti, Concil., t n, col.''^ N. Alexander, Iltst, eccles., 1778, t. iv, p. 489-491 ; F. A. Zaccaria, Di^^^^ iti qua nonnulla Petavianarum de Sirmiensi synodo dissert ationum loca S0' dantur, dlustrantiir, vmdicantur^ dans Thés, theolog., 1762, t.ii, p. ^'^'^^ Dissertât, lat, 1781. t. n, p. 1-25; Marca, Dissertât., 1763, p. 120-124; iï^iisi- Supplém., t. I, p. 185; Co/tcil, ampliss. coll., t» iir, p. 253 ; G. Ma s sari, ^'^^'' tazione storico-critica sopra il concilie di Sirmio e sopra la favolosa cad^^^ Liberio sommo pontifice e di Osio ü grande vescovo di Cordova, dia^s 2<f caria, Raccoîta di dissertazioni, 1795, t. xiii, p. 1-143. (H, L.)
Goofle
jjOUVEAU CONCILE ET PREMIÈRE FORMULE DE SIRMIUM 853
. . ifacédonius de Mopsueste, Marc d'Aréthuse, ainsi que plu-
^•^ * autres eusébiens de marque. L'Occident y était représenté par
^ et Ursace, qui, depuis la mort de Tempereur Constant, se
vant sous la domination de Constance, étaient revenus aux
înes eusébiennes. Socrate ^, Sozomène ^ ne nomment, il est
. g Valens comme présent au concile; maïs, par contre, ils
tionnent la présence de l'évcque Osius, qui n'était certainement
. gifuiium, pas plus que les autres évêques de l'empire de Ma-
gnence(351) .
Le concile déposa Photin coupable d'avoir partagé les erreurs de Sabellius et de Paul de Samosate, et il publia en même temps un symbole un peu ambigu suivi de vingt-sept anathèmes. On a appelé cQ iocument prejnière formule de Sirmium. Ce symbole nous a été conservé par Athanase, Ililaire et Socrate ^. Il est identique au 4* symbole d'Antîoche. Ce symbole a une physionomie orthodoxe : dès la première phrase, il anathématise Tarianisme proprement dit; mais W*)] d'autre part il évite l'ofxooujioç et la terminologie de Nicée. Socrate attribue aTévêque Marc d'Aréthuse la composition de ce symbole; assertion qui découle des paroles de cet historien, au sujet du 4* symbole d'Antioche. D'après lui, ce n'était pas le concile, mais bien les quatre évêques députés à l'empereur, et au nombre desquels se trouvait Marc, qui avaient composé ce symbole. Les anathèmes prononcés à Sirmium sont ainsi conçus ^ :
Analhème 1.
lou^ Oc /sSYOVTaç £^ ô'jx cvT(ov Tûv liov, V5 £^ sTspaç üT:oTTÄ(7stoc, xai \):r^
iSocrale, Ihst, eccles., l II, r. xxik» i>. G., t. lxvii, col. 276 sq. 2. Sozomène, I/ist, eccles., 1. IV, c. vi, P. G,, l. lxvii, col. 1120. 3 Socrate, Hist. eccîes.^ 1. 11, c. xxix, P, C, t. lxvii, col. 276 sq. elles ï^ol«8 de Valois.
•S. Alhaoase, De synodh, c, xxvii, P, G„ t. xxvi, col. 735; Socrate, «^ ecdes., 1. 11^ c. XXX, P. G , t. lxvii, col. 280 sq. ; Kicéphore, Ilist. cc- 1 IV ^* ^^^^' ^* ^•' ^' cxLvi, col. 3U sq.; Sozooiène, Ifist, eccles.,
• > c. VI, /). Q^ f^ Lxvii, col. 1120. Saint Hilaire, De synodis^ c. xxxvii, H j ""^^''^^"ction latine, dans Mansi, ConciL ampliss, colL,i, m, col. 259 sq., tiqîj T"' ^^^^* conciL^ t. i, p. 702 ; Walch, Symb., p. 123 ; enfm édition crilïu ift'û ^ Hahn, Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln ^ 3* édit., Brcs- Lçj . * P* 1^6i 11. 160; F. Katteubusch, Das apostolische Symbol.^ in-8,
"^ ces anathèmes, cf. Fuchs, Bibhotk. der KirchûnversammJ.^ l. n, p. 188.
Ix TOü ©eou, xal ou v xp^voç yj alwv, ots oix -^v, aXXoTpioüc otSev * ' xat 1 xa9oXwy) 'ExxXy;ata. *^^
« Ceux qui disent que le Fils est né du néant ou d'un être autre Dieu (c'est-à-dire qu'il est d'une autre substance que Dieu), ou bien a 'i a eu un temps ou une durée où le Fils n'était pas, ceux-là sont re* ^ par la sainte Église catholique. » ^
Anathème 2.
El Ttç Tov IlaTlpa xaî tov Tibv S6o Xe^et 0eouç, àv«Ôs(jt.a Ijtg).
« Si quelqu'un appelle le Père et le Fils deux Dieux, qu'il soitana, thème 2. »
Anathème 3.
Kcd £t Ttç X£Y<»>v öebv tûv Xpiorov xpb atwvwv ^ Ttbv to j QsoU uTroüpyy. xiia T(i) IlaTpi £iç T7;v twv oXov SYj[j.tOüpYtav ji-Yj b[xoXoyf^^ àva6£[j.a êoto),
« Si quelqu'un dit que le Christ est Dieu et Fils de Dieu avant tous les temps, sans admettre qu'il a aidé le Père dans la création de toutes cho. ses, qu'il soit anathème ^. »
Anathème 4.
Et Ttç Tov à-^'^i'^VTi'CO'fj ri [f*ipot; aJTOü ex MapCaç Xi-^ziv ^i^^î^h
« Si quelqu'un ose dire que le Non-engendré ou une partie de lui esl né de Marie, qu'il soit anathème 5. »
1. xal manque dans le Cod, reg, y de saint Â.thanase ; par contre saint Hilairf traduit : sancta et catkolica Ecclesia, (H. L.)
2. Photin déclarait que le Logos avait reposé dans le Père, de toute éterniJ« àyévvYiTo;. En conséquence on lui reprochait d'enseigner qu'il y avait deux OT puisqu'il prétendait qu'il y avait deux êtres non engendrés : le Père et le**" gos. Le concile repousse la distinction que Photin prétendait établir entre* et Logosy et repousse le terme de Logos dans cet anathème. (H. L.)
3. Nicéphore écrit ; irpoatcovtov ; H il dire : Et si qttis unum dicens Deam^ ^^ tum autem Deum ante ssecula Filium Dei ohsecutum Patri in creatione omm non confitetur, anatkema sit, (H. L.)
4. La traduction latine est un peu différente : Et si quis^ unum dicens ^ "^ Christum autem Deum ante sxcula Filium Dei ohsecutum Patri in cre'^ omnium non confitetur, anatkema sit, ^
5. Cet anathème est dirigé contre le sabellianisme et contre Marcf 1 o* et Photin parce que, d'après ceux-ci, le Logos n'avait pas été engena*"* le Non-engendré s'était étendu sur le Chrîs.t au moyen de rèvepï^t« ^P**^'
Googl(
Anathème 5,
V* xi^ ^^'^^^ irpoYVtoatv r^po Maptaç Xs^et tbv Tlbv * etvai, xat [xyj îrpb ,, Ij^ ^ûu Ila^poç Y£Y£VVY)tx£Vov Trpbç tov 0sbv eîvai, xal h* ajToO ve-
Si quelqu'un dit que le Fils a existé sans doute avant Marie, mais letnent dans la prescience de Dieu, et qu'il n'était pas en Dieu engen- ' du Père avant tous les temps, et que par lui toutes choses ont été fakes, qu'il soit anathème 2. »
[643] Anathème 6.
« Si quelqu'un dit que la substance de Dieu est sujette à s^étendre ou à se rétrécir, qu'il soit anathème. »
Anathème 7.
EtTlÇ TcXaTÜVO|Z£VYJV TYJV OJ (TtaV TCU 0£OU, TOV Ylbv X£YCt ':wCt£lV, VJ TOV
x),aTüff{Abv Tijç oidaç auTOü Ylbv cvo[;,aÇot ^, (iv«6£{Aa laTco.
iSiquelqu'un dit que la substance de Dieu en se dilatant a formé le Fils, ou appelle Fils l'extension delà substance de Dieu, qu'il soit anathème 4. »
Anathème 8.
EÏTiç £vSta9£Tov Y^ izpo^opiY.O'^ Xoyov X£YOt TOV Ytbv Toy 0£Oü, avÄÖsiJia
« Si quelqu'un appelle le Fils de Dieu Logos pensé ou bien prononcé, qu'il soit anathème 0. »
1. TOV h Maptaç ^éyot u;öv, Socratee t Nicéphore ; Hilaîre : et si quis sec und um F^scienham vel prsedestinationem a Maria dicii Filium esse. (H. L.)
2. Par le mot Fils, Photin entendait In réunion du divin et de Thumaîn, ainsi woului, \ fi Fils étnit plus jeune que Marie. Aux objections tirées des textes de 1 Ecriture il répondait f que le Fils avait existé, en effet, de toute éternité
ans la prescience de Dieu, mais non d'une manière absolue ».
■ *^^laire : aut lalitudinem substantiae ejus, sicut sibi videtur, (H. L.)
■ D'après Baur, Die Lehre der Dreieinigkeit, p. 548, n. 40, le concile jette a hem en on sur une erreur de Photin, mais suf une erreur que Photin im- ^^^ à l'Eglise catholique ; Fanathème 13 est dans le même cas ; Hefele dans
commentaire à cet anathème se montre disposé à y voir une erreur de
ûtiQ énoncée avec peu de clarté. (IL L,)
• a doctrine de Photin est encore ici mal comprise, car ce n'est pas au ooD ^ ^^^ "^ l^ogos, que Photin appliquait les termes èvStàoeToç et îcpo-
l'ait 'k ^^^' ^P' ^'^•» P- 72, a mal traduit cette phrase, il a pris le sujet pour
Anathème 9.
Et Ttv; avôpwTccv pivov Xi'^ti tov ex Mapiaç Ylov, àvaÔei*« Icjto).
« Si quelqu'un dit que le Fils de Marie n'est qu'un homme, qu'il*» anathème. »
Anathème 10.
Et Tt^ ©£ov xal avOpwxov tov èx Mapta^ Xsytov ösbv, tov «•^Y^wrr cUto) vcst *, àvaÔ£{ji.a ejTtû.
« Si quelqu'un appelant Dieu le Dieu-homme né de Marie, entend pm. là le Non-engendré (lui-même), qu'il soit anathème ^. »
Anathème 11.
Et Ttç To, 'Eyà 0£bç TupwTOç, y.at kyiù (/.sxà TauT«, xat uXy)v è[;.oa oii l'ffTt ©îoç, Toâ-' «vaipfdet elSciXtov xat tov [;.>) ovtwv ©swv elpvîiJievov, i;' avottp£ff£i TOj fjLovoYSVoDç -jupo awivoiv 0£oy loücatxö^ Xa^6avot, àvaDiij
(22* dans saint Ililaire.) « Si quelqu'un entend à la manière des jdfs (ces paroles d'Isaïe ^): « Je suis le premier et le dernier et en dehors oc de moi il n'y a pas de Dieu, » paroles qui ont été dites pour exclure les idoles et les faux dieux, et les entend à l'exclusion de celui qui estnî Dieu, Fils unique avant tous les temps, qu'il soit anathème ^. »
Anathème 12.
EÏTtçTO, *0 Abyoq dàpÇ ey^vsTO àxoucovTOV Ai^ov t\ç aapxa jAçiaéeR?aOai vo[jiÇoi, yj Tpozyjv u'î^OjAsjJLevvr^y.CTa àvstXTj^lvai t7;v capx« XsY^i^, «vi- 8£[JLa ejTto.
(11* dans saint Hilaire.) « Si quelqu'un entendant ces paroles: «Le a Logos s'est fait chair, » croit que le Logos s'est changé en chair, o» bien qu'en prenant chair il a souffert un changement, qu'il soit anathème.»
Anathème 13.
Et Tt^ TOV [j.ovoY£V^ Yibv Tou 0£oD £ffTaüp(0[X£vov ày,o:5(ov, rijv ^to^î^ «jToy ^ oOopàv Ti TràOoç tj Tpoz:*J;v v; (jLStWŒtv î^ àvatpeaiv u7:o(xeix£VT,7.2v^' Xsyo^ àvaOs[xa so-to).
1. Öebv TOV àyÊvviQTov aO-rov voec, Socrate et Nicéphore ; tandis que Hilair* duit: Deum innascibilem sic intelligit, (H. L.)