‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 172 sur 403 · àiréSet^ev, Socrate. (H. L · texte numérisé non relu

àiréSet^ev, Socrate. (H. L

5. Athanase et ceux qui professaient la foi de Nicée avaient été scaadahse» de cette proposition arienne: c Le Père a engendré le Fils par sa volonlej' car ce qui arrive par la volonté de quelqu'un n'arrive pas uécessaireme«!' tandis que le Fils, ajoutaient-ils, avait été engendré par la nature même ^^ Père et indépendamuient de sa volonté. Les eusébiens n'acceptèrent p^*"^ raisonnement, et déjà, dans le 5* symbole d'Antioclie, c*est-à-dire dansW HaKpooTixo«, ils réitérèrent leur proposition que le Père avait engendré le par sa volonté. Les eusébiens furent de nouveau attaqués pour celte pe tance, et on interpréta ces mots comme s'ils p'açaient le Fils au rang créatures^ tout à fait dépendantes de la volonté de Üieu ; c'est pour repo

à ces attaques que les eusébiens prononcèrent leur vingt-quatrième an^t maïs en même temps, ils se hâtèrent de condamner dans le vingt-cin<ï anathème ceux qui prétendaient que le Fils était ué « nécessairement > ^ la nature de Dieu ».

Googi(

j gjjo -jcoiwv @eoü(;, àvaÔ£{ji.a Iœtg). KsçaXy) yap, o èorrw àp^Yj irav-

»(av ÄVötpA

a' ffuelqu un dit que le Fils n'a pas été engendré et qu'il n'a pas son

. .g (Jans un autre, admettant ainsi deux êtres non engendrés et

P orincipe et par conséquent deux Dieux, qu'il soit anathème ; car la

^ et le principe de tout est le Fils, et Dieu est, à son tour, la tête et le

/fil • cipe du Christ. De cette manière nous ramènerons tout avec piété,

' le Fils au principe de toutes choses, lui-même sans principe. » •

Anathème 27.

Kaî ^«Xtv cuvoiay-pteoüVTSc ^ to^ )rpt<7Ttavi(7[Aou ty;v evvciav X^y^jasv, oti EÏTtçXpwTOV ©£^v Tlbv Toy 0£Ou -jrpcaicovtov ovta *, xat 67roüpYV)x6Ta tw jlaxûi elç TrjV töv oXwv SvjixioupYtav [xt; XsY^t; «XX' è$ ou èy. Mapiaç âysvvïîOt), ex TOTS xat XptffTOv xal T(bv xsxX^aSai, xaî àp^Y)v siXvj^evat tou ©eoy

Pour donner une fois de plus le véritable sens de la doctrine chrétienne, nous ajoutons :

« Si quelqu'un ne confesse pas le Christ Dieu et Fils de Dieu existant avant tous les temps, coopérateur du Père pour la création de toutes choses; mais s'il dit qu'il n'a été appelé Christ et Fils que depuis qu'il est né de Marie, et qu'il a eu, alors comme Dieu, un commencement, qu'il soit anathème. h

Adoptant les données de Socrate ^ et de Sozomène "^ nous avons fixé la date du concile de Sirmium à Tannée 351. Ces historiens nous apprennent que le concile s'est tenu dans les premiers jours quiontsuivile consulat de Sergius et de Nigrînianus ®, la guerre ayant empêché Télection des nouveaux consuls. Cette donnée a été suivie par la plupart des historiens, en particulier par Petau,

^ »sçoiXt; Ycxp E(jTi %ol\ àpx^ wàvTci)/ ô ufo;, Socrate et Nicéphore. (H. L.)

2. xeçaX'f) 8é g(7Tt Toy XpiffToC ô ôsoç, Socrate ; ô 6cb; xeçaXvj U èori tou Xpiuroû ô *'Voç Nicéphore. (H. L.)

^•^ÄtitaXtv o3v StaxptêoyvTSç, Socrate et Nicéphore. (H. L.)

*• Apiatov 'Iyj(7oüv, tjI'jv toj QâoO %pQ «Icûvtov ovTa, -JTCOUpyYixÔTa, Socrate et Nicéphore. (H. l,)

♦ "^oy 620Ç eivai, âvàôôfjia ïattù wç 6 Sajjt.oa«TÊ'j;, Socrate et Nicéphore. (H. L.)

^' Socrale, Htst. eccles., 1. II, c. xxix, P, G., t. lxvii, col. 276.

^♦Sozomène, ffisL eccUs., 1. IV, c. vi, P. G., t. lxvii, col. 1120.

*• ßörghesi, Fastes, t. v, p. 523. (H. L.)

Pagî, Larroque, Pierre de Marca, Tillemont, Coustant, dorn Ceil lier, Walch, etc. Le P. Sirmond a préféré la date de 357 ; eng la date de 358 a été adoptée par Mansi, Fabrîcius et Massari i.

Après avoir rédigé et proclamé cette première formule de Slp mium, le concile la proposa à la signature de Photin comme condî tion à son maintien sur le siège épiscopal. Loin d*y souscrire, Photin se plaignit auprès de l'empereur, à qui il demanda de présider une conférence contradictoire entre lui^ Photin, et ses ennemis par de. vant des juges nommés par Constance. C^étaient six sénateurs etl'ad. versaire désigné de Photin fut Basile d'Ancyre, le futur chef desse. mi-ariens ^. Des notaires écrivirent les discours des deux évêques dont on rédigea trois exemplaires aujourd'hui perdus. L'argumenta. tion sophistique de Photin rendit ladiscussion longue et acharnée, mais Basile en eut complètement raison, l'empereur expulsa Photin delà ville de Sirmium et l'envoya en exil ^. Quelque temps après, leçoneile tenu à Milan, en 355, excommunia de nouveau Photin \ Sous Julien l'Apostat, Photin revint probablement de Texil avec les autres évêques rappelés, mais, banni de nouveau par l'empereur Valentinien, [P il mourut en exil en [376] ^\ Après sa mort, plusieurs conciles renouvelèrent la sentence portée sur sa doctrine, entre autres le concile de Rome, en 375, sous le pape Damase, de même que le II* concile œcuménique ®.

1. Nous a^ons adopté, au début de ce paragraphe la date: liîver de35ii 352, pour le concile de Sirmium. (H. L.)

2. Basile avait été choisi, en 336, par les eusébiens pour succéder à Marcel sur le siège d'Ancj^re. C'était un homme de grand mérite intellectuel^ Sozomène, ffist, eccles., 1. II, c. xxxiii, />. G, y t. lxvii, col. 1030, et sur lequel le parti comptait beaucoup ; mais son empressement à se mettre en vue lui mû* sit et, lors du retour de Marcel, eu 344, l'intrus désormais excommuniés« retira à Philippopolis après avoir organisé ou toléré une véritable sédition à son départ d'Ancyre. Socrate, Ilisù, eccles,^ 1, II, c. xxiii, P. G., t. i**^"' col, 258. Dès Tannée 350, Basile prenait sa revanche et, à son tour, chassait Marcel. Basile était désormais suffisamment compromis pour que le codm« eusébien de Sirmium songeât à lui en qualité de porte-parole. (H. L.)

3. Socrate, Hist, eccles.y 1. II, c. xxx, P. G,, t. lxvii, col. 290 sq. ; Sozomène. IlisL eccles,, 1. IV, c. vi, P. G,, t. lxvii, col. 1120; S. Épiphane, Ä^'^^'^*' Lxxi, n. 1, jP. g , t. xLii, col. 374 sq.

Page 1