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j4. CONCILES D^ARLES EN 353, ET DE MILAN EN 355 873
à eux confiée, prouvent que, dès cette époque, le parti arien 'fia haute main à Milan, car on demandait, sans plus de détours, !^ 1" êaue de Verceil de contre-signer Panathème porté contre le ^^crilegus Athanasius ^.
Makré ces fâcheux présages, Eusèbe se rendit à Milan pour sa- • f ire aux demandes instantes des légats du pape. La lettre des y fg rédigée par Lucifer, montre le caractère bouillant et décidé 1 celui-ci* Il ne doute pas que la seule présence d'Eusèbe fasse f îr Valens et ruine par la base toutes les intrigues ariennes ^.
Ce qui suivit l'arrivée d'Eusèbe à Milan ne s'accorde guère avec Je vif désir qu'avait eu le concile de le compter au nombre de ses membres. L'accès des réunions lui fut interdit pendant dix jours, on peut supposer que ce fut pour s'épargner l'inconvénient de le rendre témoin des machinations entreprises dans le but de perdre • Athanase^. On l'invita enfin à sîèger dans les sessions, et les trois léffats du pape se réunirent aussitôt à lui. A la demande qui lui fut adressée de souscrire à la condamnation d'Athanase, il répondit que f Ton devait d'abord s'occuper de la foi, car il savait que plusieurs de ceux qui étaient présents étaient entachés d'hérésie », et il sou- Oltîntla nécessité de signer le symbole de Nicée, dont il présenta immédiatement un exemplaire, ajoutant « qu'après que tous auraient signé, il consentirait à faire, à son tour, ce qu'on demandait de lui » *. Les bénédictins de Saint-Maur ont pensé qu'en parlant ainsi Eusèbe prévoyait que tous ne signeraient pas, il escomptait ces abstentions pour le dispenser de signer la condamnation de saint Athanase. Quoiqu'il en soit, Denys de Milan, qui appartenait au parti orthodoxe, se présenta le premier, signa le symbole de Nicée ; mais ulens lui arracha plume et papier et s'écria : « Cela ne se fera pas. )> Utmcîdent, s'étant produit en public et dans l'église, fut bientôt tonnu partout ; la population de Milan^ qui presque en totalité était orthodoxe, se montra très irritée ; aussi les chefs ariens abandonßcrent-ils l'église pour tenir désormais leurs séances dans le palais "^penal, où il leur serait possible de mener leurs plans à bonne fin, saiis crainte de trouble ^
9 îî^°^!' ^^^^' ampUss, coll., t. m, col. 236. "^'«si, op. cit^ t. m, col. 237.
S.S.Hila
ire, Ad Constantium August um, 1. I, ii. viii, P. L,, t, x, col, 562.
/ •♦ S. Athanase, Hist, arianor, ad monackos, c. Lxxvn, P, G., t. xxvi, Sulpîce Sévère, fflst. sacra, 1. Il, c. xxxix, P. X., t. xx, col, 150.
Sulpice-Sévère raconte qu'après cette translation, les ariens fi* publier un édlt, daté du palais impérial, trahissant des opi^; ariennes, en vue de sonder Topinion publique. Si l'édit éf mal reçu, on en ferait tomber la responsabilité sur Tempereup /t,n'était que catéchumène ; dans le cas contraire, le concile poum'i tenter quelque chose d'analogue. L'édit parut et fut mal reçu, Cons tance persista à vouloir la condamnation de saint Athanase, il ^«^ da les principaux des orthodoxes, et leur enjoignit de la signer. Ils répondirent : « Cela est contre le canon ecclésiastique, » le pri^ répliqua : « Ma volonté tient lieu de canon. » Et il en appela m évêques de la Syrie qui étaient d'accord avec lui ; il congédia les orthodoxes en disant que ceux qui refuseraient de signer, il lesenverraiten exil. Les orthodoxes levèrent, en pleurant, les mains vers le ciel et dirent à l'empereur « de craindre que Dieu, qui lui avait donné le pouvoir, ne le lui retirât; et de craindre également le jour du jugement, comme aussi de ne pas mettre la puissance civile en oppo sition avec les lois de l'Église et de ne pas introduire l'hérésie d'Arius». L'empereur fut si irrité que, dans le premier moment, il menaça les orthodoxes de les faire mourir ; ensuite il se contenta de les exiler *. I
Lucifer ajoute quelques détails à cette scène ; il dit avoir déclaré dans le palais même de l'empereur que la foi de Nicée avait été de tout temps celle de l'Église et que tous les soldats de l'empire ne sauraient le forcer de signer le décret impie de l'empereur ^. Athanase a complété, à son tour, ces renseignements en racontant que Lucifer, Eusèbe de Verceil et Denys de Milan ^ répondirent aux attaques de Valens, en disant que ces plaintes étaient sans fondement, parce que, peu de temps auparavant, Ursace et Valens avaient eux-mêmes déclaré qu'elles n'avaient pas de raison d'être, ^^^^^ avaient été en communion avec Athanase, et Tavaient ensuite abaodonné. L'empereur, qui présidait la réunion, se leva, se déclara«pef' sonnellement accusateur d'Athanase et réclama, pour cette raison, entière créance à l'égard de ce que diraient Valens et ses amis ». ^
1. S. Athanase, op. cit., c. xxxiit, xxxiv, P. G., t. xxv, col. 729-732.
2. Lucifer de Caglîari, Moriendum esse pro Dei FiliOy P* ^v ^' col. 1007 sq.
3. Il nomme aussi Paulin, évêque de Trêves, parce qu'il parle en ^ temps des confessores du concile d'Arles et de ceux du concile de ^'^ ' Tillemont, Mém. hist. ecclés., édit. Bruxelles, 1732, t. vi, note 40 si'' ariens.
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