‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 190 sur 403 · DIVISIONS ENTRE LES EUSÉBIENS, ETC · texte numérisé non relu

DIVISIONS ENTRE LES EUSÉBIENS, ETC

' • Aemeût de rarianisme; ils étaient plus forts, plus nombreux

ntaîent dans leurs rangs tous ceux qui, pour un motif quel-

^ e étaient opposés à Vb[Looû(jiOç de Nicée ou avaient des soup-

^ outre saint Athanase. Dans leur parti se trouviiient même des

l * «es orthodoxes, attachés de cœur au symbole de Nicée, mais

valent fini par croire que sous la bannière de ï b[KOOÙ<yio<; plul • s sabelliens s'étaient introduits dans les rangs de ceux qui sui- . . jg^ foi de Nicée. l/affaire de Marcel d'Ancyre et de Photin

1 jg la consistance à ces assertions sans fondement, et comme ] théoloffie dogmatique n'avait pas encore déterminé, d'une manière

uffisante, la distinction à faire entre Thypostase et Toicyb, c'est-àdire entre la personne et la nature, qui n'était pas encore théologiduement bien précise, on put croire que la doctrine de rôjxooucnoç, comme étant anti-trinitaire, portait atteinte à la distinction des personnes. Ces soupçons et ces malentendus retinrent longtemps dans le parti des semi-ariens de saints évêques, tels que Maximin et Cyrille de Jérusalem. Les eusébiens non seulement repoussaient ïo\ijooù(jioç, mais même la doctrine de l'Eglise rendue par ce mot. Ils croyaient à la subordination du P'ils, bien qu'ils jetassent l'anathème aux propositions formelles de l'arianisme, pour prouver qu'ils n'avaient rien de commun avec les ariens eux-mêmes. Enfin les partisans proprement dits de l'arianisme portaient les mêmes anathèmes, ayant compris que le meilleur parti était d'attendre, de se prêter aux circonstances et de rester unis aux eusébiens aussi longtemps quïl serait nécessaire pour vaincre le parti de Nicée.

La lutte contre l'ennemi commun, c'est-à-dire contre les défenseurs de r6{xûouaio^, avait maintenu dans une cohésion factiice tous les germes de division qui existaient dans le sein du parti hétérodoxe, mais la victoire une fois remportée, les partis ne se continrent plus et révélèrent toutes leurs prétentions dogmatiques. Les ariens proprement dits reparurent avec la logique de leurs déductions ^«reliques, ayant à leur tête Aétius et Eunomius.

Aetius était en profond discrédit parmi les orthodoxes et les semi-

^^» qui, à cause de son enseignement irréligieux, l'avaient sur-

, ^e aO£oç 1 ; il était né en Célésyrie, et apprit d'abord la profes-

a orfèvre^, mais ayant dérobé un collier d'or, il changea de

^ et déploya un grand zèle pour étudier à Alexandrie la niéde-

2 '^^^^anase, De s-^donis^ n. v, P. G„ U xxvi, col. 090 (II. L.) 'f^^re ou forgeron. (H. L.)

eine et la philosophie d'Aristote. Peu après, il se jeta en n] • controverse arienne, entra en relations avec des évêques eusébi et se distingua par un grand talent de dialectique ainsi que p^^ aptitude pour la controverse ^. En 350 il fut ordonné diacre à A tioche par l'évêque Léonce le Castrat qui lui confia la charge dV ffcseigner; charge que ses vues avancés obligèrent de lui retirer. Cm à cette époque, et probablement pendant son séjour a Antioch qu'Aétius embarrassa fortement par sa dialectique les représ eûtam' les plus considérables du parti des eusébiens, entre autres Basil d'Ancyre et Eustathede Sébaste. C'est du moins ce que prétend son panégyriste Philostorge, qui ajoute que ces deux évêques avaientsi bien réussi à noircir Aétius auprès du César Gallus que celui-ci avait déjà donné Tordre de le faire exécuter. Sur les représentations de Léonce, Gallus changea d*avis et devint même le protecteur d'Aétius qu'il donna pour catéchiste à son jeune frère Julien, inclinant déjà vers le paganisme. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'Aétius revint plus tard à Alexandrie, et qu'il mourut vers Tan 370 à Gonstantinople, sous Tempereur Valens, après une vie très agitée -.

Dans Tun de ses derniers séjours à Alexandrie, Aétius fit lacon-

1. Toute la dialectique d'Aétius semble s'être bornée à renseignement eiclusif des catégories d'Aristote et toute sa force d'argumentation à l'abus Jq syllogisme. (H. L.)

2, C'est vraisemblablement pendant le séjour à Alexandrie, postérieur à soo échec comme catécliiste a Antioche, qu'Aétius, protégé par l'intrus Georges^« Cappadoce, s'attache Eunomius en qualité de disciple. De leur collaboratif sortit un arianisme renouvelé d\ipt'ès lequel le Fus est en substance et en tout dissembldbie au Père. G'e^t le parti r<idical de l'arianisme. En 358, Aétius reparait à Antioche, sous Tépiscopat d'Kudoxe qui le traite favorablement. Maisk* souvenirs laissés sous répiscr>pat précédent n'étaient pas efFacés et Aéliu« condamne au H le synode de Sirmium est exilé à Pépuse en Phrygie.L*année suivante, 359, il reparaît .m concile de Séleucie ; les acaciens s'y séparent de l"' et, en 360, à Gonstantinople, le déposent du diaconat. Constance le relègu«^ Mopsueste en Cilicie, puis à Amblado, en Pisidie. Dès l'année 351 probaW«' méat, Aétius avait été ch.irgé par Gallus d'endoctriner Julien passé secrèteniti au paganisme. Philo«-torge, Ilist, eccles,, 1. III, c xxvii, />. C, t. lxv, col.^'^' Grégoire de Nyssr, Contta Eunomium^ I. I; P. Allard, Julien l'apostat, ^^'^ Paris, 1900, t. i, p. 312. Ces relations se renouèrent après l'avènenient de "• lien à l'empire. En 361, Aétius fut réhabilité par un synode arîeu et con^^ évêque, mais sans qu'aucun siège épiscopal lui fut attribué. 11 mourut a to' tanlinople où levèque Eudoxe lui fit faire de somptueuses funérailles r 366 et 370). X. Le Bachelet, Aétius, dans le Dictionn. de théolog. ^^^^^f^^^l col. 516-517 ; L\ Gliev.ilier, Répertoire des sourc. hist. Bio-hibliogr.<, col. 60. (H. L.)

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