‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 192 sur 403 · DIVISIONS ENTRE LES EUSÉBIENS, ETC · texte numérisé non relu

DIVISIONS ENTRE LES EUSÉBIENS, ETC

plusieurs renseignements sur Eunomius dans son Abrégé *^ ,,i'g0ire de l'Eglise; là se trouve le parallèle entre Aétîus et Eu- ^ ' c II accorde au premier une plus grande finesse de dialecti- " mais il reconnaît que le second savait rendre les choses avec ' ^ Je clarté '^ Au dire de Thcodoret, Eunomius, de même qu'Aé- • aurait changé la théologie en une technologie 2, Tous deux, en ff t néfflig^^^^ la Bible et l'enseignement de l'Église sur le Fils et son rapport avec le Père, prétendaient faire dominer leur théo- I *e par les règles de la dialectique et par des raisonnements pureent rationnels ^. Ils employaient donc d'une manière sophistique 1 idées d'engendré et non engendré pour accentuer leur subordinatianisme rigoureux, et ils accusaient la doctrine de Nicée et celle des semi-ariens de manquer de logique. Nous pouvons nous rendre compte de la manière dont Aétius procédait, par une de ses dissertations théologiques comprenant quarante-sept conclusions et raisonnements. Saint Epiphane nous l'a conservée, en la faisant suivre d'une réfutation ^, Il y est dit par exemple au n** 4 : « Si Dieu demeure constamment sans être engendré, et si celui qui est engendré est constamment engendré, c'en est fait de Vb[f.ooù<yioç et de Vb\LoioÙGio<; ; car les deux natures n'étant pas égales en dignité (l'une est engendréeet l'autre ne Test pas), il faut en conclure qu'elles sont inégales en substance; » et au n^ 7 : « Si toute la divinité n'a pas été non engendrée, Dieu a pu évidemment engendrer quelque chose de son être; mais si toute la divinité est non engendrée, Dieu n'a pas pu engendrer une partie de sa substance, donc l'engendré est le produit de sa puissance ^, » et n** 5 : « Si Dieu est non engendré quant à sa substance, ce qui est engendré ne saurait être l'extension de cette

l Philoslorge, Hist, eccles.^ 1. VllI, c. xviii, P. G,, t. lxv, col. 568. 2.Théodoret, Hxretic, fahuL, l. III, n. 3, P. G., t. lxxxiit, col. 420.

3. Dorner, Die Entwicklungsgeschichte der Lehre von der Person Christi, •n» p. 859, remarque que la Théodicée aristotélicienne dont Àétius était im-

P^'Cgoe, dans la question du premier moteur, s élève au-dessu» de l'idée eunon»eDne de l'être abstrait dépourvu d'attributs. (H. L.)

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