S. Epiphane, Hœres.y lxxvi, P. C, t, xlii, col. h\^ sq
• ^ ans son édition et son commentaire de saint Epiphane, le ?♦ Petau a lu
<^"? comme s'il y avait i\ oûtrtaç. Plus loin il traduit exactement la même
se par ces mois : Quod genuit, potesfate produxit. Dans la cinquième thèse
s, insérée ddns saint Epiphane, il faut aussi lire de même qu'ici ilovdUç
^e s^ oùo-fa;, ex substantia\ car, d'après l'enseignement d'Aétius et
aia' A *P^^® l'enseignement d'Arius, le Fils ne provient pas de Vêtre du Père,
** volonté et de sa puissance.
Äubstance, mais le produit de sa puissance : car on ne peut d* sans impiété que cette même substance soit à la fois engendrép non engendrée.
On dit qu'Aétius avait composé plus de trois cents dissertât! théologiques de ce genre, et Eunomius a exposé les doctrines de 1 secte, dans des commentaires sur la Bible et dans des dissertatio théologiques ; nous ne possédons plus que deux de ces élucubration r^'EitOsatç 7utcrT£(dç qui fut confisquée sur Tordre de lempereur Thé« dose P% en 383, et T 'AttoXoyyjtixoc *. La comparaison dé ce qui nous reste d'Aétius et d'Eunomius confirme le jugement porté sur eux par Philostorge ; les écrits d'Eunomius sont, en effet, plus clairs et plus intelligibles que les quarante-sept propositions d'Aétius et donnent une idée plus complète du système; les propositions d'Aétius ressemblent, au contraire, à des thèses soigneusement élaborées au point de vue de la dialectique, ce ne sont souvent que des S2/&ots/^/ cornuti. Elles n'ont qu'un but, celui de prouver qu'il est également opposé à la raison et à la religion de soutenir que la substance divine peut être à la fois et engendrée et non engendrée. A ce premier raisonnement, Aétius joignait cette proposition : que le nm engendré lui-même, et non un autre, était l'être de Dieu,
Voici, en résumé, le système de cette école. Les anoméens conçoivent Dieu d'une façon purement abstraite qui n'embrasse aucune réalité concrète de la vie divine ; Dieu est pour eux la simplicité absolue, l'unité complète et indivisible, c'est, à proprement, le ovct non pas le wv, quelque chose d'analogue à cet être suprême dont parlait le XVIII* siècle ^. Cette simplicité absolue est non engendrée, et |f
1, 'AtcoXoyvjtixoç, dans P, C, t. xxx, coh 835-868 ; exOeffiç iti<tt£û)ç, dans J.A. Fabiicius, Biblioih. gr^ca, t. viii, p. 267 ; Will. Whiston, Primitive chrisénity revived, t. i; Walch, Bibl. symhoL, p. 161; Hetlberg, Marcelliana^^^^' tingen, 1794, p. 149-169; Goldhorn, S. Basilii opéra dogmatica selecUM siae, 1854, p. 618-629 ; A. Hahn, Bibliothek der Symbole und Glauhensrestl» der alten Kirche, in-S, Breslau, 1897, p. 260, n. 190. Saint Basile a réfnlé r'AicoXoYTjTtxôç, ce qui provoqua une réponse en cinq livres d'Eunomiusu» * tulée *A7roXoYia Ouèp aTroXoyiaç. Rettberg, op. cit,y p. 125-147. Philostorge, S^^ eccles.,h Vin, e. xii, i>. G., t. lxv, col. 565, prétend que la lecture du plumier de ces cinq livres fit sur saint Basile une tplle impression qu'il en p^ l'esprit Mais Photius, Bibliofkeca, cod, cxxxviii, P. G.^ t. cm, col. 416»^^ ^ la publication de ce livre était postérieure à la mort du saint. Ce fut 1» de saint Basile qui détermina saint Grégoire de Nysse à écrire ses dooï^ contre Eunomins, (H. L.) ^^
2. Dorner, Lehre von der Person Christi, 2» édit., p. 853, 859; B*"'' christL Lehre von der Dreieinigkeit, part. I, p, 380.
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