Deuxième grand concile de Sirmium
Ce concile se tint pendant le séjour de Tempereur Constance à 'Sirmium, vers le milieu de Tannée 357 ^. Il se composait excluivemeût d'Occidentaux ^, parmi lesquels on a cité Ursace de Singidunum Valens de Mursa, Germinius de Sirmium (le successeur de Photin) et Potamius de Lisbonne en Portugal ^. La profession de foi au'ils rédigèrent est connue sous le nom de seconde formule de Sirmium- Elle nous a été conservée dans l'original latin par saint Hilaire. Saint Athanase et Socrateen ont donné une traduction grecque ^. Saint
1. Baraniug, Annales, 1590, ad ann 357, n 1-44 ; Pagi, Criiica, 1689, n. 2-5, n^h&hhe^ Concilia, t. n, eql. 784-788; Goleti, Conciliait, ii, col, 783; Tiljemont, iïfe/n, hist. ecciés., Paris, 1704, t, vi, p, 416-418. La date 357 popr le second concile de Sirmium ne soulève pas d'objections ; cf. Mansi, ConciL mpHss, coll. y t. m, col. 254 ; Loofs, ArianismuSf dans Realencyklopadie fur froU Tkeoî und Kirche, t. ii, p. 33. Le second concile de Sirmium vit les groupes que nous avons indiqués dans les notes précédentes se différencier défiûilivement les uns des autres. Gwatkin, Studies of arianism, 2« édit., p. 162j observe avec justesse que le parti anoméen naquit au second concile de Sirmium. Cet ^pte de naissance est fondé sur des faits certains et Tillemont, op. «<,, t VI, p. 864, était dans Terreur quaad il faisait remonter la formation de ce parti jusqu'au concile de Milan en 355. Le parti homéoousien qui attribue au Fils une essence semblable à celle du Père n'arrivera à posséder uu état cml e« fègle qu*au concile d^Ancyre. Quant au parti Ä07»6e« qui accepte la «ssemblanee du Fils et du Père, mais en la limitant à la volonlé ou aux œu- ""ci, en deçà de l'essence, il ne donnera son premier manifeste que dans le
''Mo daté du 22 mai 359, l'acte qu'on désigne sous le nom de quatrième formule de Sirmium. (H. L.)
î. oDzomène, Hist. eccles., 1. IV, c. xii, P, G., t. lxvii, col. 484 &q. ^' Samt HiUire, De synodis, c xi, P. Z„ t. x, col. 487.
• *^«e latin original dans saint Hilaire, De synodis, c. xi : Exemplurn ,^P^6miœapud Sirmium per Oaî«7w (Ep. Cordubens.) et Potamium (Ep, Ulis- P en^.) çonscriptâe. Le même, Adversus Conslantium, n. xxiii, où il désigne tu j.^^^^^^ ®^"s le nom de deliramenta Osii et increnienta Ursaci et Valea- ^* •'''•» t. ï, col. 598. Traduction grecque dans S. Athanase, Pe S)nodis, l n'^"' ^' ^'* ^' ^^^^ ^^^' 740 sq, ; Socrate, Hist, eccJes,, I. II, c, xxx, P G., ^> col. 280 sq. ; Nicéphore, Hist, eccîes,, 1. IX, c xxxi, />. G., t. cxlvi,
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Ililaîre désigne Potamîus comme l'auteur de cette formuleet Germinius parmi les principaux de l'assemblée; tous lest • étaient en très grande faveur auprès de Constance. Voici le sage le plus important de cette formule ^ : « Nous croyons au pi' unique Jésus-Christ, le Seigneur notre rédempteur, engendré i\ Père avant tous les temps. On ne doit, en aucune manière, ens ' gner qu'il existe deux Dieux; mais comme l'èjAoouincç et l'ouoic" . répugnent à quelques-uns, qu'on n'en fasse plus mention et que ^ ' sonne ne les enseigne, parce qu'ils ne sont pas contenus dans la saim Ecriture et dépassent l'intelligence de Thomme; personne, ainsi on le dit Isaïe(Lïii,8), ne peut raconter la naissance du Fils 2. l\ estinjy, bitable que le Père est plus grand, que le Père surpasse le Fils ^^ honneur, en dignité, en magnificence, en majesté, et par le fait même de son nom de Père; c'est ce que le Fils dit lui-même dans saint Jean (xiv, 28) : « Celui qui m'a envoyé est plus grand que moi.» Chacun sait que cette doctrine est catholique : il y a deux personnes
col. 341 çq. Mansi, op cit , t. m, col. 263, adonné le texte d*Hîlaire et col 262 celui de Soc rate ; Wal eh, BM, symh.^ p. 133 /Hilairej et p. 135 (Irad. d'Atlwnase), Phébade d'Agen a donné une réfutation dans son Liber contra arianos, dans Rfbl, max Patrum, t. iv, p. 300 sq. Le texte latin avec les variantes des traductions d'Âlhanase^ Socrate et Nicéphore, dans A. Hahn^ Bibliothek der Symbole und Glauhensregeln der alten Kirche , in -8, Breslau» 1897, p. 193, n. 161. (H. L.)
1. Unum constat Deum esse omnipotentem et patrem^ sicut per Universum or» hem crediiur^ et unicum Filium ejus Jesum Christum Dominum, salvatoremnostrum^ ex ipso ante bsecula genitum^ duos autem deos nee posse nee debere pndicari.., Quod \fero quosdam auf mutlos movebat de fubstantia^ qux Grxct usia appelialury id est, ut expressius intelligatur, homousion, aat quod dicitnr homoousionf nullam omnino fieri oportere mentionem, nee quemquam prxdicaft. Ea de causa et ratio ne, quod nee in divin is scripturis contlneatur et quod super hominis scientiam sitr nee quisquani possit nativitatem Filii enarian^^ quo scriptum est: generafionem ejus qttis enarrahit ? Scire autem manifesifi^ est solum Patrem^ quomodo genuerit Filium suum, et Filium, quomodog^^^^ sit a Patre, Nulla ambiguitas est, majorem esse Patrem: null i polest dm^ esse» Patrem honorp, dignitate, claritate, majestate et ipso nomine Pd^^^ ^^' jorem esse Filio, ipso testante : Qui me misit major me est. Et hoc catholv^ esse nemo ignorât^ duas personas esse Patris et Filii, majorem Patreiüi^"^ , suhjectum cum omnibus his, quœ ipse Pater subjecit.., Paracletiis äüt^^ ^i rit US per Filium est qui m issu s venit juxt a promis sum ut apostolos eton^ credentes inslrueref, doceret, sanctificaret . (H. L.) .,
2. Celte opinion sur la f.âbles*e de renteudenient humain s'harmou' mieux avec les dortrines de l'^trismisme primitif qu'avec le système o^ méons.
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