DEUXIÈME GBAKD CONCILE DK SIUMiUM
père et celle du Fils; le Père est plus grand, et le Fils
'^' (jmnis avec toutes les choses que le Père a données au Fils, % ♦ ^.Esprit est par le Fils, et il est venu conformément à ce . -^ prédit afin d'instruire les apôtres et tous les fidèles, de les
'^ n e faut pas s^étonner que saint Ililaire ait appelé blasphemia ^ mbole qui contenait des doctrines ariennes si peu déguisées ; . jj calomnie Osius lorsqu'il le donne comme collaborateur de mius de Lisbonne pour la rédaction de ce symbole. Socrate, Q omène et, en partie, aussi saint Athanase, semblent plus près du •2 lorsqu'ils racontent que Tévêque Osius, âge alors de près de ntans fut amené par les brutalités de l'empereur, un emprisonnement d'une année et des vexations de toutes sortes, à signer cette formule^; mais quelque temps après, sentant la mort prochaine, il
1, Voir le titre du symbole transcrit plus haut.
2. S. Athanase, Hist. arianor, ad monachos, c. xlv, P, G,, t. xxv, col. 748, Apolosia contra arianos, c. lxxxix, xc, P. G , i. xxv, col. 408 sq. ; Apologia de fusa sua, c. y, P. C., t. xxv, col 649; Sozomène, Hiàt. eccles,, 1, IV, c. xn, P. G„ t. Lxvii, col. 1141. (H, L.)
3. Outre les ouvrages généraux ; Tilleruont, Ceillier, Florez et les encyclopédies, on trouvera uue volumineu««e délense d'Osius dans J. Maceda, Hosius mtHosius, *Oatoç àXiooajç àtrio;, h, c. Hostus i^ere innocens vere sanctus. Dissertationes dum: i* de comment^ Ilosii,., la psi, 2^ de sanctiiate et cuUu legitim o cksdem, Bononiœ, 1790 ; O, Seetk, Unters uc klingen zur Geschichte des nicamchen Konzils , d an s Zeitscli rift fur Ki rchenge schichte, iS^l, t. xvii, p. 1-71, 319-362; Gams, Kirchenge.schichte von Spanien, 1864, t ii, p. 1 sq , 137-309 ; t. m, p. 484-490 ; H. Leclercq, L'Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1905, p. 116. Depuis le concile d'Elvire, nous rencontrons sans cesse ce personnage. Après le concile de Sardique ou le perd de vue pendant dix ans jusqu'au moment où Je pape Libère lui écrit (fin 353 ou début 354) après la faiblesse de Vincent de tapoue. Il reparaît à Sirmiura, où on s'est évertué à nier sa chnte, ou ce qu'on appelle de ce nom, cai* il semble qu'Osius n'était plus dans la pleine possession ••on intelligence. Dans le but de Tinnocenler on accuse les luciférienSj Faus- «t Mîipcellin, on n*excepte pas toujours Grégoire d'Elvire, Phébade d'Agen «tHilaire de Poitiers. Gams, op. cit., t, n, part, 1, p. 250 sq. Ce vétéran des ^*e8, soit par son état de santé, soit par affaiblissement cérébral, semble l'enonré à assister aux dernières assembléen On ne le rencontre ni à ^^les(353) ni à Milan (355). Mandé dans cette ville (Gwatkin, op. cit., p. 292 ; p * ^^'^^on.ologie, p, 462) par Constance, il avait résisfé aux suggestion«? et
a ^ordoue. La volonté élaitintacte, du moins par intermittences, et la lettre à Cn * .
y constance n'est pas d'un cerveau alfaibli. L'empereur mande de nou-
ioi ^'^^^l* cour, vraisemblablement à la suggestion de Polamiu«» de Lis-
'ov'o '"^nase, Hist, arianor , n xlv, P. C, t. xxv, col. 749 : \i.txoLTzi^'Kzx7.i
*«i avTt l|opi(T{xou xai i-^zi tovtov oXov èvta'jxbv èv T(p Stp(i,ta). Il ressort du
anathématisa l'hérésie d'Arius à nouveau et dénonça par sont ment la violence subie.
Ce second symbole de Sirmium fut naturellement reçu ave * par ceux des Asiatiques qui avaient des sentiments anoméens P' ^ ce que nous voyons par le concile dont nous avons maïutena parler.
passage d'Atbanase qu'Osius fut mandé à Sirmium; la date de la lettre d * sion (fin 353) et ritinéraire de Constance ne permeitent pas de sunn * qu'Osius ait pu joindre lempereur à Sirmium avant juillet 357. Le synode '^• élabore la « seconde formule » se tint à Sirmium avant novembre 357. OrO arrivé à Sirmium en juillet au plus tôt a donc dû céder aux menaces de l'eniû reur peu de temps après son arrivée à Sirmium (août-cet. 357). Osius a céd' ne exiiium pateretur ; son séjour à Sirmium n'était donc pas considéré connu un exil. Si donc Constance l y retint pendant une année^ c'est qu'on entendait tirer de lui quelque nouveau service (juill. 357-juill. 358). Mais Osius s'est-fl dédit? JV'était-il pas mort déjà le 27 août 357? Cette date est exclue parles mots; xaTi^et toOtov oXov èvtavxov et cette date du 27 août découverte par Flor« ne se fonde que sur la mémoire dans la liturgie grecque en Tbonneur de Libère et d'Osius. Reste le fait du désaveu affirmé par Âthanase dont le témoigna» doit être discuté. Athanase dit à deux reprises (ApoL conlf, anan., n. lxxw Apol. de faga, n. 5 : Tcpbç tîipav (=^ xatpov) etXev ; et encore {Ilist. ariamr^ü monachos, n. xlv) otjx YifAêXsffev (:= il ne se rendit coupable d'aucune faute en cédant)... pisXXfov yocp à7ro6vvi(TKeiv, <î>(nirsp ôtaTiÔéfAevoç (r^ comme dans un teslamenl), IfjiapTUpaTO TTjv ßiav xai t>jv 'ApvjavTiv at'py)*iv àveôejjiàTtÔe xat napriyyeXke [Lrfihikmn\>i â7roôe;(£(r6ai. Or ie Trpoç oipav €iXy)v veut dire uniquement ceci : Osius a eu une heure de faiblesse. On peut supposer qu'en s 'exprimant de cette façon, Ath»« nase ignorait encore ce qui s'est dit plus tard d une rétractation du vieil évêque à son ht de mort, sinon il se fût exprimé différemment. En second lieu, k finale (iéXXcûv ^àp àiro6v7i(rxeiv ne doit pas être originale. En effet, Osius est mortj ai plus tôt au mois de juillet 358, d'après le xaTe^et oXov IvtauTov. La nouvelleJe cette mort a pu difficilement parvenir à Âthanase a vaut la composition del'i?«toria arianorum. Le terme xaxéxet paraît exclure la connaissance de la mort d'Osius et le début du n 46 ne suit pas la fin du n. 45, ce qui invite à croi« qu'Athanase aura ajouté un supplément à la fin du n. 45 à une datepoßtericüWi ou qu'un interpolateur s'en sera chargé pour Athanase. Isidore de Sévill«"* sait rien lui non plus d'une rétractation d'Osius. Le récit mélodramatique df Faustin, la lettre d'Eusebe de Verceil à Grégoire d'Elvire, vrai oufauXj leço'^ un commencement de confirmation dans la non-canonisation de l'évêqn« ' Cordoue et la prudente réserve que saint Augustin apporte en parlant d^su quand il réclame des preuves aux accusations que les donatistes formulent. faits donnent, il faut le reconnaître, une certaine gravité aux blâmei •^^^ et aux invectives que saint Hilaire adresse à Osius. (H. L.)
Goot