S. Epiphane, Havres,, lxviii, 7, P, G„ t. xlii, col
2. Rufin, Hist, eccles,, 1, I, c. xvn, P. Z., t. xxi, col, 489.
3. Sozomène, ffisf. eccles., I. II, c. xxv, P. G,j t, lxvii, col. 999, TappeJle Ischyrion,
4. Sozomène, Hist, eccles, ^ 1. II, c. xxv, P, G,, t. lxvii, col. 999, doit faire erreur quand, au lieu d'un autel, il parle d'un siège épiscopal. Ischyras ne jouait pas à l'évêque mais au prêtre, il n'avait donc rien à faire dans son oratoire d'un meuble de cette nature ; d'ailleurs saint Athanase, ApoL contr, arian,f c. lxxiv, est formel, il dit: une table d'autel, rpaîcsC«.
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rÉgHse ^. Nous ignorons les réponses opposées par saint Athanase à ses adversaires. A peine s^il fait mention de ces attaques ^. Sozomène dit seulement que (c sur plusieurs points, Athanase se justifia immédiatement ;pour d'autres chefs d'accusation, il réclama le délai . nécessaire pour réunir ses preuves ». L^|
On ressuscita ensuite l'aJÛTaire d'Arsénius. Les ennemis d'Athanase Ignoraient ce que le personnage était devenu et le lieu de sa retraite; ils étaient bien loin de se douter qu'Arsénius était au pouvpir d'Athanase. Sans en rien dire aux mélétiens, qui eussent entravé son projet, Arsénius était venu àTyr, poussé par la curiosité de voir ce qui se passerait au concile. Il fut reconnu, et quelqu'un dit dans une auberge : Ä Arsénius que Von croyait mort est caché a Tyr dans telle maison. » Un domestique d'Archélaùs, personnage consulaire, entendit par hasard ces paroles et les rapporta à son maître. Archélaus fit saisir Arsénius qui voulut d'abord tout nier, mais il fut reconnu par Paul, évêque de Tyr. Archélaus ^ en fit prévenir Athanase. Arsénius de son côté écrivit à Athanase pour l'assurer qu'il se séparait définitivement du parti des mélétiens*. Ceux-ci, laissés dans une profonde ignorance de ces allées et venues, attestèrent devant le concile qu'Athanase avait tué Arsénius, et ils exhibèrent la fameuse main enfermée dans un coffret en bois. Athanase demanda à plusieurs membres du concile s'ils avaient connu Arsénius et s'ils pourraient le reconnaître. Ils Taffirmèrent, alors il in-
1. Sozomène, Hist, eccles.^ \, II, c. xxv, P, G., t, lxvii, col. 1000.
2. S. Athanase, Apologia contra arianos, c. lxxii, P, G., t. xxv, col. 377.
3. Socrate, Hist, eccles.^ L I, c. xxix, P. G y t. lxvii, col. 160.
4. S, Athanase, Apolog, contra ananas y c. lxxii, /'. (?., t. xxv, col. 377 ; Socrate, ßist, eccles,^ I. I, c. xxix, P. G., t. lxvii, col. 160; ïhëodoret, Hist. eccles,, 1. I, c. xxvm, P, G., t. lxxxii, col. 984 sq. Dans sa défense de Denys d'Alexandrie, nous avons vu saint Athanase assez peu préoccupé de la chronologie; il retombe à propos d'Arseuius dans la même erreur et il entraîne à sa suite Monlfaucoû. Car celui-ci n'a pas eu d'autre raison de placer la réapparition d'Arsenius en l'année 333 que la fausse chronologie de saint Athanase qui a inséré par andcipation au c. lxix de son Apologia la lettre d'Arsenius qui ne devrait pas venir avant le c. lxxii. Suivant la juste remarque de Hefele, le retour d'Arsenius avait dû précéder de bieu peu le concile de ïyr, puisqu'il avait pu être caché de manière à produire le coup de théâtre dont on parlera dans le texle. Arsène mourut en 344, d'après le pape Jules il n'aurait plus cessé d'être des amis d'Alhanase ; cf. Barouîus, Annales^ 1590, ad ann. 312, n. 1-6; 333, n. 7-8; 335, n. 12-17; Fabricius, Blhllotheca grseca^ 1721^ t. x, p, 49Ô ; édit. Harles, t. xi, p. 581 ; ce personnage a été omis dans le Diction, of christ, hiograpk)'. (H. L.)