S. Jérôme, Chronicon, P L,, l, xxvii, col
2. La préiendue praefatio du Libellas precum^ P, L.y t. xii, col. 81 (eLGue Iher, Epistulsßy p. 2) rapporle ainsi la réponse de Constance au peuple romain qui réclame Libère : Hahetis Liherium qui qualis a vohis profectus est, mcîjop revertetur ; et il ajoute : Hoc autem de consens u ejus quo manus perßdix dedtrat, indicabai. Si le texte de saint Hilaire : O te miserum.,, est peu clairet peut être diversement interprété, les autres témoignages, notamment ceux de saint Athanase, sont décisifs et ne laissent pas de place au doute touchant Ij défaillance de Libère, D'après Sozomène, cette capitulation consista dans le rejet de i'horaoousios et de Tanomeos conjointement avec l'acceptation delV meoousios ; elle aurait eu lieu en 358, à Sirmîum. D'après saint Äthan a se, Libère céda après deux années de sollicitations, à Bérée, en 357. La prœfatio duitM lus donne à enîendte que Libère avait capitule avant l'entrée de Constancei Rome {dederat)y elle se trouve d'accord avec saint Äthan ase. Ce lémoigoage semble devoir être admis, on n'a du moins aucune raison de le repousser;« conséquence il faudrait admettre une première faiblesse du pape à Bérée, en 357. S. Athanase, Hist. ananor. ad monackos, n. xli, P, G., t. xxv, col 741; Apolog contra, arian,^ n lxxxix, P. G, y t. xxv, col. 409. Ce fait delacWei Bérée paraît recevoir une con/irmaliou de ce que Libère choisit l'évêqut de Bérée, Démophile, pour faire adhésion à la 2« formule de Sirmium (en 357|. S. Hilaire, Fragmenta V, VI, />. Z., t x, col. 678-681, 689-695. Le M mentum y/, de saint Hilaire, contient trois lettres importantes. C'est d'abord, Pro deifico amore.,. (P. Z.. t. viii, col. 1865-1867) adressée par Libère m» évêques orientaux pour les informc'r des faits suivants : a) il adhère à la«"«' damnation portée contre Athanase par l'Église d'Orient: ^) il a envoyé" lettre en ce sens à l'empereur par Fortuna tien ; c) il accepte la communion tous les évêques d'Orient ; d) il a adhéré à la profession de foi présentée Sirmium par plusieurs de ses collègues dans l'épiscopat; e) il prie lesdesU» taires de s'entremettre pour obtenir la fin de son exil et son retour à l^^
A l'endroit de la lettre désigné par la lettre d, on a inséré dans le tex gloses suivantes : Hœc est perßdia ariana^ hoc ego notavi, non ^P^ ,\. ANATHEMA TIBI A ME DICTUM, LIBERI, et sociis tuis — Iterum tibiän^^ ^^^ et tertio Liberi, A la suite^ on trouve la liste des évêques qui "proposer profession de foi de Sirmium à laquelle le pape déclare donner son »^ La deuxième lettre : Quia scio yos {P, /.., t. viii, col, 693-694) est »^''^** Ursace, Valence et Geiminius. Elle s'inspiie des mêmes idées quel*
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»17 PAPE LIBÈRE KT LA TROISIEME FORMULE DE SIR MI UM Ol 7
, Agoc texte, Fortunatien aurait conseillé a Libère [soUlcitovit]^ Üßpart pour l'exil, de ne pas résister, et au retour de Texil, il
te et contient un nouvel ana thème, La troisième lettre : Non doceo est P***^ , ^ Yincent de Capoue. Elle nous apprend que le pape a excunimunié *^^^ ^ qu'il est en communion avec les é\éqncs d'Orient ; en outre nous Libère priant Vincent d'obtenir une démarche collective des évêques ^ V oanie auprès de l'empereur en faveur du pape. L'authenticité de (es est en question. Remarquons d abord qu'on peut introduire une autre .. , g le débat. He/ele en nie raulhonliciié, mais il ne paraît pas dans P ffaire entièrement dégagé des préoccupations confessionnelles. Il »urait
iVer mei'l^"'' parti qu'il n'a fait delà lettre : SUidens /taci (P, Z,, t viii,
1 h79-681) laquelle est en contradiction avec rhistoirc couramment établie.
r ikin Studies of arianlsm, 1900, p. 193, montre que chacun des arguments
ortés par Hefele est su'^ceplible d'être turteuient amoindri, sinon formelluciit contredit ; G. Krueger, dans, Eealencyklopadie fur protesi, Theol. und Kirche 3' édit., t. xi, p. 454, se montre disposé à admettre l'inauthenticité des lettres ; Gummerus, Die homoiousia/iiscke Partei^ p. 93, partage l'opinion de Gwatkin. Il D est pas contestable que ces lettres soulèvent de grosses diffîcull(g. Si Libère a cédé pendant l'été de 357, on ne s'explique pas que son retour à Rome ait été différé d'une année malgré le a if désir des Romains de le revoir. D'autre part, le récit de Sozomène, Ilisi, eccles,^ 1. IV, c. xv, laisse voir une falsification immédiate, dès 358, des concessions de Libère à Sirmium. Cette falsification ou cette déformation du texte, Hefele attend sans raison jusqu'en 392 pour la faire dériver du De viris illustrihus. Reste à savoir si, les lettres étant apocryphes, les JÇ'/'flo'me/ifo de saint Hilaire ne pourraient pas être authentiques. Les exclamations du fragmentisle rendent l'explication qui les donne comme fausses passablement suspecte. Nous savons que la seule déclaration de saint Hilaire (Contr. Const,, xi) qui blâme Constance (nescio utnim majore impietate relegaveris quam remiseris) n'est peut-être qu'une allusion au schisme félicien. Quant à l'écrit d'où proviennent les Fragmenta, il a été composé etrédigé après la mort de Libère, et Hilaire n'avait alors aucun motif de le aiffamer. Les arguments apportés par Hefele pour nier rautlieuticité des lettres sontchétifs: l*» Le style serait indigne de Libère ; »nais ce que nous en connaissons ne compte guère, puisque Théodoret a remanié le dialogue avec Cons-
î"ïceet que saint Âmbroise a retouché le sermon adressé à Marcellina, sa sœur ; Su 1 ' »^excommunication d'Athanase n'intéressait plus. C'est le contraire, puisque
^I6ge fait autour de Libère n'avait d'autre but que de lui arracher cette '^communication ; 3» Le rôle de Fortunatien a bien été, d'après saint Jé-
*'• c^lui d'un intermédiaire entre Constance et Libère ; 4o La deuxième ^e dit pas, comme on l'a a\ancé, que Libère a condamné Athanase avant IJ'^^épart de Rome (P, Z., t. vin, col. 1369 ; t. x, col. 693; Tillemont, Méeol n ^^''vir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles, t. vi,
I " > ^^^^ 53 sur les ariens) ; 5" La liste qui fait suite à la première ^ lest étrangère et la responsabilité du fragmentisle est seule engagée ; ^ gumenttiré du retour différé depuis la chute de Libère à Bérée, en 357, e,j , ^'^^ à Rome en 358, peut s'expliquer par les difficultés soulevées à ^ présence de l'anti-pape Félix II, à Kome. ï u bizarre solution ex-
Taurait, à Sirmium, déterminé {fregii) à céder. Nous ne pouvon surpris d'entendre saint Jérôme accuser Libère d'avoir souso ' ^* symbole hérétique ; car, quoique les symboles réunis et renoi i par le IIP synode de Sirmium n'aient rien qui soit positiv ^^ hérétique '^, ils servaient la cause du semi-arianisme et ils avaient ' renouvelés pour être opposés au symbole de Nicée. Les parole saint Jérôme ne nous obligent donc pas à aggraver la faute de LiK* par exemple à l'accuser d'avoir signé la seconde formule de Sirmii mais, d'un autre côté, nous ne saurions admettre avec Stiltin» Palma que cette phrase de saint Jérôme soit dénuée de toute vajp historique ^. Reinerding croit pouvoir affirmer que saint Jérôme f» trompé précisément par les faux bruits qu'avaient répandus le ariens. On aurait pu, pense-t-il, trouver la même opinion dans saint Athanase si les assertions que nous avons rapportées sur la disgrâce de Libère étaient authentiques.
Ces conclusions semblent compromises par deux graves témoins? le pape Libère lui-même, ou plutôt trois lettres que nous avons de lui, et saint Hilaire, qui a inséré ces trois lettres dans son
posée plus haut peut avoir tardé longtemps, d'où le maintien du statu m, Tillemont (o/?. cit., note 55) suppose que les concessions faites par Libère parurent insuffisantes à Constance aussi longtemps qu'il fut >ous l'influence d'Ursace et Valens, le retour du pape coïnciderait avec Ih réaction homéoiou» sienne, en 358. M. J. Turmel conclut que Libère a eu une défaillance à Sirmium, en 358, à la suite du concile d'Ancyre. Cette défaillance de Sirmiom i très probablement été précédée d'une autre qui a eu lieu à Bérée, enB57. L« trois lettres qu'on lit au Fragmentum III de saint Hilaire sont probablement authentiques. A Sirmium, Libère a signé ce qu'on appelle la 3e foripoie^l« Sirmium. La première lettre nous apprend qu'il a signé une autre formule (autre puisque la formule est de 358 et la présente lettre de 357). Laquelle Petau {Pissert, de Sirm, et Ancyr. conciL, P. G,, t xlii, col. 1068; et d«"» De Trinitate il abandonne cette opinion, 1. IX, n. 5) s'est prononcé poar ß seconde formule, signée par Osîus et vraiment arienne. Tillemont {Mém. *'» écoles, y t. VI, dissert, sur les ariens, note 55), N. Alexandre [Eist. eccîesJ ssec, IV, dissert. 32), D. Coustant {P, Z., t. vm, col. 1367, t. x, col. 690), ont plaidé pour la formule de 351, la première, qui est au fond identique àc^^'* 357. On s'explique difficilement qu'à cette date on ait demandé à Libè« signer une formule vieille de six années^ alors qu'on venait d'en rédiger tout récemment et plus satisfaisante apparemment. Mais la liste des ty^ ne convient qu'à la première formule. (H. fj.) i^
1. Nous croyons devoir faire toutes réserves que de droit au moips p seconde formule, signée en 357, (H. L.) ^
2. Stilting, dans Acta sanct., septembr. t, vi, p. 605 sq. ; PalDP») ^P' p, 102 sq.
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