‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 210 sur 403 · Stilting, dans Acta sanct.y sept. t. vi, p. 611, n · texte numérisé non relu

Stilting, dans Acta sanct.y sept. t. vi, p. 611, n

3. S, Hilaire, De synodisy c. xxix, xxxvni, P, X., t. x, col. 502, 509.

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LB pape libère BT LA TBOISIEME FORMULE DE SIRMIUM 927

■ rté la formule de Sirmium, pendant son exil à Bérée avant la ,e du troisième synode de Sirmium.

ïliie de nos conclusions antérieures, fondée sur les documents au- , „tiffues, admettait que Libère avait signé la troisième formule I Cjrmium. Nous n'acceptons donc pas la démonstration contraire j Stiltiîig et de Palma se basant sur ce que le troisième concile 1 gii-mium n'a pas rédigé de symbole ^, et a seulement renouvelé 1 26 anathèmes, c'est-à-dire les douze choisis par saint Hilaire narmi les dix-huit anathèmes du concile d'Ancyre et insérés dans son De synodis 2, Dans ces douze anathèmes n'était pas compris le dernier des dix-huit, qui contenait une condamnation formelle de j'^jj^QQ,5(7io<;. Mais Sozomène ^ affirme que Libère a été amené à accepter la collection formée parles semi-ariens des décrets sur la foi (rendus par les eusébiens contre Paul de Samosate, Photin de Sirmium) et, en outre, à adhérer au synode d'Antioche tenu en 341. C'est cette collection que nous appelons la troisième formule de Sirmium, en y joignant les douze anathèmes du concile d'Ancyre acceptés et renouvelés par le concile de Sirmium»

Saint Hilaire a donné lieu à une autre objection. II s'est exprimé d'une manière très modérée sur plusieurs symboles semi-aï*iens, et, pendant son exil en Phrygie, il a vécu en bons rapports avec les semi-ariens. On en a conclu que saint Hilaire n'aurait jamais écrite l'empereur au sujet de Libère : Nescio utrum majore impietaie [eum) relega\>eris quam r émiser i s *, si Libère n'avait signé qu'une formule semi- arienne ; par ces mots saint Hilaire aurait voulu dire que Libère avait signé une profession de foi tout à fait arienne. Ce raisonnement n'est pas fondé, car saint Hitaire n'a ^ jamais été en parfait accord avec les semi-ariens ; ainsi, il n'a jamais permis qu'on participât à leur eucharistie ^ et, s'il Ta parfois toléré par suite de circonstances, il ne Ta pas approuvé. En outre, ^808 la phrase citée, saint Hilaire blâme plus l'empereur que i^îoère, et il fait bien, car Constance a fait violence aux convictions «e Libère et s'est rendu gravement coupable vis-à-vis de ce pape.

• Ce qu'ils appellent « troisième iormule de Sirmium », celle de 359, a été ^?6e, après le retour de Libère, mais c'est celle qu'Hefele qualifie de « qua-

'^lème formule de Sirmium ». (H. L.)

S. Hilaire, De synodis, c. xii, n. 38, P. Z., t. x, col. 510.

• Sozomène, Hist. eccles,, 1. IV, c. xv, P. G., t. lxvii, coU 1149.

• S. Hilaire, Contra Constantium, n. xi, i>. L„ t. x, col. 587.

' • Ûilaire, Contra Constantium, n. ii, P, £., t. x, col. 578 sq.

LIVKE V

La conclusion de tout ceci, est que Libère, cédant à la fo^« abattu par une détention et un bannissement de plusieurs ann' a signé la troisième formule dite de Sirmium, c'est-à-dire la coli ' tion des anciens décrets semi-ariens acceptés dans le troisièzne c eile de Sirmium tenu en 358 '^. Il ne signa pas sans hésiter ; le car tère semi-arien et Forigine de ces symboles étaient connus du pan mais ils ne contenaient aucwne attaque directe et positive contre l' foi orthodoxe ; et d'un autre côté, comme on avait représenté à Li bère que Tofjioojjioc; de Nicée n'était qu'un manteau pour recouvrir les erreurs de Sabellius et de Photin, le pape se laissa amener» abandonner de fait le symbole de Nicée pour le remplacer par le troisième symbole de Sirmium. Par là Libère a sacrifié les termes du concile de Nicée, mais il n'a pas trahi la foi orthodoxe, ainsi que le prouve sa conduite, tant avant qu'après cet incident. On peut ajouter encore la déclaration absolument orthodoxe, dont Libère fil suivre la signature du troisième formulaire de Sirmium. Les semi-ariens avaient donc, une fois de plus, remporté la victoire; aussi s'empressèrent-ils d'utiliser leur succès pour anéantir dans la mesure du possible leurs adversaires, et en particulier, pour se défaire des aétiens. Eudoxe d'Antioche fut banni dans l'Arménie qui était sa patrie, Aétius fut envoyé en Phrygie à Pépusa, jadis si télèbre par les montanistes ; son disciple Eunomins à Midaium, bourg de Phrygie ; Théophile, l'ancien missionnaire des homérites, à Héraclée dans le Pont ; d'autres furent envoyés ailleurs. Soixante-dix anoméens furent exilés, et, si nous en croyons Philostorge, l'instigateur de ces mesures de rigueur fut Basile d'Ancyre, soutenu par les femmes de la cour. A la suite de ces événements, plusieurs qui professaient des opinions tout à fait ariennes les abandonnèrent pour embrasser le parti semi-arien ; c'est ce que fit en particulier Macédonius, évéque de Constantinople, devenu [6ï plus tard le chef des pneumatistes ^. L'empereur lui-même ignorait toutes les mesures de rigueur prises par Basile et ses amis ; aus^' lorsque Patrophile, évêque de Scythopolis, et Narcisse d'Irenopolis (Neronias) les lui eurent fait connaître, s'empressa-t-il de rappel«^ les exilés et de convoquer un concile ^.

1. Nous ne revenons plus sur ce que nous avons dit à ce sujet dans la ^

de la page 924. (H. L.)

2. Philostorge, ffist, eccles,^ 1. IV, c. viit, ix, P, G,, t, lxv, col. 521 sq.

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