‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 212 sur 403 · DOUBLE CONCILE A SÉLEUGlE ET A RIMINI · texte numérisé non relu

DOUBLE CONCILE A SÉLEUGlE ET A RIMINI

débats, cette nouvelle formule fut enfin arrêtée dans la vigile

1 Pentecôte, c'est-à-dire le 22 mai 359 ^; c'était la dernière, la

. -p^e^ mais qui, de fait, était la quatrième formule de Sir-

glle eut pour auteur Marc d'Aréthuse, choisi à l'unanimité

jes anoméens et les semi-ariens pour cette rédaction ^,

Dans la ^^^^ ^" ^^ ^^^ ^^ chef-d'œuvre de compromis dogmatique fut «t' Nous devons la connaissance de cette date à une lettre de l'évêqne Ger- • • s de Sirmium, contenue dans S. Hilaire, Fragmenium XV^ n. 3, P. L,j col. 721 ; la suscription de Valens dans S. Épiphane, Hœres,, lxkiii, «Il P' ^'i *• ^^"* ^^^' ^^^' ^^ ^* suscription même du symbole, S, Atha- DesrnodiSy n. viii, P. G,, t. xxvi, col. 692 ; il n'est guère de pièce de cette ature qui possède de telles attestations, aussi a-t-on donné à cette quatrième formule de Sirmium le surnom de « credo daté ». Saint Âthnnase fait observer i ce sujet que l'on n'avait jamais auparavant daté les symboles parce qu'on considérait dans l'Église la règle de foi comme immuable. Au moment où ce compromis était accepté, le concile de Kimini était déjà ouvert. On ne s'explique guère, encore de nos jours, les origines de ce document jusque dans ses moindres détails. Dans ce nouveau symbole le Verbe est dit Ô(jloioç Tiarpl xaxà tSç Ipaçàr le mot oôffia est supprimé comme scandaleux et absent des Écritures. Toute la délibération paraît avoir dû se concentrer entre quelques personnages: Basile d'Ancyre, Valens, Ursace, Germiniuà et celui que nous nommerions le f rapporteur », Marc d'Aréthuse. De même que dans la deuxième formule de Sirmium on écartait les expressions relatives à Voyitria du Père et du Fils, mais on concédait au début et à la fin, aux homoiousiens, que le Fils est oiioio; TÛ ysvvrjaaVTi aüxov irarpl xaxà xàç ypaçdtç — opioioç râ iraTp^ xarà icàvra wç ai ypapat Uyouori. C'était le terme capital du compromis xatà Tuavra. A' aie n s eslaya sans retard de l'escamoter, mais l'empereur en imposa le maintien. Quant »Basile, craignant que Valens ne ramenât même le xaxà iràvxa à son propre •*ns, il ajouta à sa signature, dans l'exemplaire destmé à être porté à Rimini, U noie qu'on lira plus loin et pariaquelle il repoussait le simple 6 [xoroç xaxà ^^NXïjçtv. S. Épiphane, ffxres., lxxiii, n. 22, P G., t. xlii, col. 441). Cette '«wnce des deux fractions ariennes sur laquelle on rêvait de fonder la paix paraît ^oiretédès l'origine impossible. Tandis que Valens et ses amis, dont Acace ^lent, subissaient ôpioto; xaxà Tîàvxa, wç aï ypaçai Xeyoytrt, mais ne retenant " »çaÎYpa^al X^yoüfft qui leur conférait le droit de limiter Vo\ioi6-r^<; à ces sxa-caxTjv ßouXiqffiv, et comptant alors grâce à la prescription des termes l'apportant à l'oufft'a rallier à eux homoiens et anoméens libres d'entendre CDaent ôj^oto; xaxà ßo-jXirj<yiv, àvofjioiov xax'o*j<riav ; au rebours, Basile et les tenaient par-dessus lout à xaxà Tcàvxa qui devait, selon eux, suffire à écars A&oméens. Les deux synodes de Seleucie et Himini se chargeront de rer la discussion. Pour réussir Constance se chargea lui-même de l'af- Ö ordonnant directement aux deux synodes de délibérer chacun pour ÔaKi* ^°^épendammeut, et alors d'envoyer dix délégués à sa cour, pour

j^''^»»e entente. (H. L.) p lettre de Germinius de Sirmium, dans Hilaire, Fragmentum XV, n. 1,

'>*«x, col -710

\ col. 719.

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D'après Sozomène ^ et Socrate '^, ce symbole rédigé en hy ensuite traduit en grec ^; il obtint Tapprobatlon de Tempereur ^^ signé de tous les évêques présents à la Cour '*. Mais ces si^n ^^ mêmes témoignent des hésitations des semi-ariens. Saint Ath ' et Socrate^ nous ont conservé la formule; en voici la suscrinf* ^' « Définition de la foi catholique en présence de notre maîtp i pieux et victorieux empereur Constance Auguste, éternelle ' vénérable, sous le consulat de Flavius Euscbius et de Flavius H tins, à Sirmium, le 11 d'avant les calendes de juin. » Les princin passages de ce symbole sont ainsi conçus : « Nous croyons en \T seul vrai Dieu, Père tout-puissant, créateur et démiurge de tom choses, et en un Fils unique de Dieu, engendré du Père d'une manier impassible avant quoi que ce soit qu'on puisse concevoir, siècles commencement, temps et n'importe quelle substance imaginable. • unique engendré^ Dieu de Dieu, semblable (ofxotov) au Père qui l'a engendré, conformément à la sainte Ecriture (xatà Taç ypaçaç) et dont personne ne connaît la génération, si ce n'est le Père qui l'a engendré,.. ; mais comme le mot oiata employé ingénument par les Pères (aTrXoiJcrTcpoy, c'est-à-dire avec bonne intention) a été mal compris des fidèles et les a scandalisés, et comme^ d'un autre côté, iUe so trouve pas dans la sainte Écriture, il a été décidé qu'on le mettrait de côté, et qu'à l'avenir il ne serait plus question d'ohda apropos de Dieu... Nous pensons que le Fils est en tout semblable an Père, ainsi que les saintes Écritures le disent et l'enseignent.» Cette formule fut signée d'abord par Marc d'Aréthuse qui écrivit; « Tous ceux qui étaient présents savent comment nous avons souscnt, dans la nuit qui précéda la Pentecôte ; il le sait aussi le pieux empereur, auquel nous en avons donné des preuves de vive voix et par

1. Sozomène, Aïs/, eccles., 1. IV, c xvii, P. G., t. lxvii, col. 1161.

2. Socrate, Hist. eccles,^ 1. II, c. xxxvii, P. Ö., t. lxvii, col. 301 sq.

3. S. Athanase, De s) no dis y n. viii, P, G., t. xxvi, col. 692, note.

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