‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 225 sur 403 · DOUBLE CONCILE A SÉLEUCIE ET A RIMINI · texte numérisé non relu

DOUBLE CONCILE A SÉLEUCIE ET A RIMINI

. cette proposition, Acace et ses amis, c'est-à-dire ceux qui proflient Tarianisme proprement dit, quittèrent rassemblée ; mais /lui étaient restés se firent lire ce symbole d'Antioche, et c^est ' { (fue se termina la première session ^.

le lendemain 28 septembre, la session se tint dans Téglise, à huis 1 s on y signa la formule d'Antioche ^. On ignore si saint Hilaire w nie é en s ont signé ce symbole; Socrate rapporte qu'Acace et amis disaient ironiquement, à propos du huis clos, que les œuvres , ténèbres craignaient seules la publicité ^. La profession de foi Acace et de ses amis, lue dans la troisième session, témoigne de la présence des anoméens à la seconde session. Dans ce document, Acace se plaint qu'on lui ait refusé la parole, et que plusieurs aient été molestés (quelques-uns même exclus), tandis que l'on avait souffert dans le concile des évéques déposés ou ordonnés contrairement aux règles; Léonas et Lauricius pouvaient attester au sein de quel iésordreon avait procédé '*.

Le 29 septembre, Léonas se donna beaucoup de peine pour procurer la réunion des deux partis dans une session commune, à laquelle assistèrent Basile d'Ancyre et Macédoniusde Constantinople. Les acaciens refusèrent de se rendre dans l'assemblée si on n'en excluait les évêques déjà déposés et ceux qui se trouvaient sous le coup d'une accusation. Après de longs pourparlers, le concile y consentit, afin de ne laisser aucun prétexte à la dissolution de la réunion, et les évêques mis en cause durent s'éloigner. Tel est le récit ^ de Socrate ^et de Sozomène ®. Théodoret diffère un peu de ces deux historiens '. 11 dit : « Plusieurs amis de la paix avaient demandé à Cyrille de s'éloigner; mais celui-ci s'y étant refusé, Acace avait quitté 1 assemblée. » Ces deux récits, contradictoires à première vue, se concilient, si l'on suppose que le fait raconté par Théodoret s'est passé lors de la deuxième session et que Socrate et Sozomène ne Panent, au contraire, que de la troisième. Nous sommes amenés à

'sions de foi; nous ne savons quelle est celle dont parle ici le concile de

^êleucie.

^' Socrate, ffist, eccles., l. II, c. xxxix, P, G,, t. lxvii, col. 332 sq. ^•^'=^•,1.11, c. XL, P. G., t. LXVII, col. 336 sq.

^•Sozomène, Bist eccles., 1. IV, c. xxii, P, G., t. lxvii, col. 1181. •Théodoret, Eist, eccles,, 1. II, c. xxvi, P. G„ i. lxxxii, col. 1065,

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cette supposition par le début de la profession de foi ^'^^ où il se plaint que des évêques déposés Cyrille par exemple) ^[ ' assisté à la seconde session.

Les acaciens, satisfaits de la résolution prise au sujet des événii déposés, assistèrent à la m® session et ils parvinrent, grâce à I ruse de leur protecteur Léonas, à faire lire la profession de foi r^jgée la veille. Prévoyant que le concile protesterait contre cette le ture, s'il était mis au courant du contenu du document^ Léona déclara, sans plus de détails, que Ton devait lire, à ce moment un écrit qui lui avait été remis par Acace. Personne ne se doutam qu'il s'agît d'une profession dé foi, on ne songea pas à s'opposera cette lecture ^. La profession de foi des acaciens commençait par les recommandations de ces derniers au sujet de la deuxième session de Séleucie ; on lisait ensuite : « Nous ne repoussons pas lesymbole du concile in encseniis, mais les mots c|;.oû:3(nog et o[XGtouaioç ayant causé beaucoup de troubles et quelques-uns ayant récemment ima, giné le mot àvoiAoïoç, nous rejetons rip^oQuaioç et ri[j.otou(Ttoç comme étrangers à la sainte Ecriture, et nous anathématisons r«vo[;.o[oç , nous professons que le Fils est semblable au Père, conformément à la parole de l'Apôtre, qui l'appelle une image du Dieu invisible... Nous croyons à Notre-Seigneur Jésus-Christ son Fils engendré de Lui sans changement (aTuaôwç), avant tous les siècles, Logos-Dieu Fils unique de Dieu, Lumière, Vie, Vérité, Sagesse.,. Celui qui annoncera quelque chose en dehors de cette foi ne fait plus partie defîf l'Église catholique 2, »

On voit la ressemblance frappante de cette formule avec celle du dernier symbole de Sirmium. Klle est surtout digne d'attention parce que Acace y anathématise l'àvojjLotoç, et se sépare des anoméens pour former un parti qui reçut son propre nom et se do»^'^ comme intermédiaire entre les semi-ariens et les anoraéens. Saint Hilaire remarque que les acaciens n'avaient professé que d'u^^ manière illusoire la ressemblance du Fils avec le Père, tandis quJ^ niaient la similitude de substance et n'admettaient qu'une siniili*^' de de volonté. Ils s'étaient exprimés avec ambiguïté en disant f^ le Fils était semblable au Père, mais non semblable à Dieu, ou pl^'

1. Socrate, Hist. eccles , L II, c. xt, P, G., t. lxvii, col 336 sq. , Sozomèm, Hist. eccles , 1. IV, c, xxii, P, G., t. lxvii, col 1181.

2. Socrate, loc. cit ; S. Épiph me, Hxres., lxxui, 25, P. G., t, xlh, col. ^3 t S. Athanase, De s^nodis, c. xxix, i>. G,, t. xxvi, col. 743. [Cf. X. le B»^ ^ Ict, Acaciens, dans le Dict. de théol. catkol., t. i, coL 290-291. (H. L-)]

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