‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 238 sur 403 · VALENTINIEN ET VALENS · texte numérisé non relu

VALENTINIEN ET VALENS

^vnlicatîons affaiblissaient le sens de Vb[kooù<jioç, et lui donnaient Ces exp^^^ ... H

g signification semi-arienne ^.

0Ö Valentinien et Valens. Les conciles de Lampsaque, de Nicotaédie, de Smyrne, de Tyane en Carie, etc. Union momentanée des macédoniens et des orthodoxes.

Le 16 février 364, Jovien mourut subitement; ce qu'il avait fait pour Torthodoxie pendant son règne de huit mois, permet de regarder sa mort comme un événement funeste àla bonne cause ^. Saint Jean Chrysostome assure qu'il fut empoisonné par ses gardes, tandis que, d'après Ammien Marcellin, il aurait été étranglé dans son lit ^. Le

1. Yoicî un passage de la déclaration des évêques : c Nous acceptons et gardons fermement la foi du saint concile jadis assemblé à Nicée. Car le mot i|ioovff{oç qui déplaît à quelques-uns a été expliqué et interprété comme il faut parles Pères eux-mêmes ; il signifie que le Fils a été engendré de la substance du Père et qu'il lui est temblable selon la substance o[jioioç xaT* oucrtav. Non que l'on conçoive rien de passible dans la génération ineffable, ou que Ion emploie le mot oôcia selon l'usage de langue grecque, mais on veut renverser ce que l'impie Arius a osé dire du Christ, à savoir qu'il a été tiré du néant; ce que les anoméens qui se sont élevés depuis peu répètent avec plus d'insolence encore pour détruire la concorde de TÉglise. » Socrate, ffist. eccles., 1. III, c. XXV, P, C, t. Lxvii, col. 454; Sozomène, Hist. eccles. , l. IV, c. iv, P. (t., t Lxvn, col. 1304; Mnnsi, Conc. ampliss. coll.y t. m, col. 320; Hardouin, Collconcil, t. I, col. 742 ; Coleti, Concilia^ t. ii, col 961. (H. L.)

2. On doit tenir compte à Jovien de sa modération religieuse. Chrétien sincère, il ne tomba pas dans l'excès d une réaction. 11 se contenta de retirer sa protection au paganisme qui, n'étant plus soutenu, tomba pour ne plus se relever. 11 se déroba aux disputes théologîques où Constantin, Constance et Julien Jetaient épuisés. Thémîstius lui disait: « Dieu qui a mis au cœur de Thumawte le sentiment religieux, se laisse honorer suivant les formes qui convien- ^^lit à chacun. Le droit d'aller à Dieu, en suivant la voie qu'on a choisie, ne Wêtre détruit par les confiscations les tortures et la mort. Du corps déchiré

*ine s envole emportant une conscience libre. » Jovien promulgua une loi S^ûerale de tolérance, laquelle n'est pas inscrite au Code, mais que Thejstius dans son oratio V mentionne formellement. L'esprit de l'édit de

^^y perdu depuis un demi-siècle, reparaissait : un prince de médiocre intel- 0 ^ce avait retrouvé, dans la simplicité de son cœur, une vérité méconnue P'^ de plus grands que lui. (H. L.)

* * l^adartana, enBithynie, Jovien, se coucha le 16 février, après un copieux

\^* dans une chambre fraîchement blanchie à la chaux ; ou y avait allumé

^chaud dont les vapeurs l'asphyxièrent. (H. L.)

choix des généraux et des grands personnages de l'État tomba al sur le général Valentinîen, qui, le 26 février 364, fut nommé emn reur. Valentinien prit ausitôt pour collègue son frère Valens à a ' il donna l'empire d'Orient. Valentinien était un chrétien zélé professant la foi orthodoxe, 11 avait prouvé sous Julien la sincérit' ^ de ses convictions religieuses, en préférant la perte de sa carriè et la prison à Tapostasie. Mais son frère Valens était arien, ettand' que Valentinien se montrait tolérant pour les ariens et même pon les païens de son empire, Valens rivalisait avec son prédécesseur Constance, dans sa haine et dans sa partialité contre les orthodoxessa femme [Albia Dominica] et Eudoxe, l'évêque de Constantinople si connu par son arianisme et qui avait baptisé l'empereur, contri* huèrent à pousser Valens dans cette voie '^.

Avec la permission du nouvel empereur Valens, les macédoniens tinrent en 365 ^, à Larapsaque, dans THellespont, un concile présidé par Eleuse de Cyzique ; ce concile déclara de nulle valeur les décisions du concile tenu à Constantinople, en 360, par les acacîens (en particulier les dépositions des semi-ariens) et condamna la profession de foi qui y avait été émise (celle de Nikè et de Rimini); il sanctionna l'expression semi-arienne o[JLOtôç xoct' ojaiav, renouvela le symbole d'Antioche [in encœniis) et déposa Eudoxe et Acace ; car ce dernier était déjà revenu à Tarianisme ^.

Les macédoniens sollicitèrent aussitôt de l'empereur Valens la confirmation de leurs décrets : mais Eudoxe s'était déjà ménagé l'appui de l'empereur ; aussi, lorsque les ambassadeurs du concile vinrent trouver l'empereur à Héraclée "*, celui-ci leur donna pour conseil de rester en communion avec Eudoxe ; les ambassadeurs ayant refusé, l'empereur les exila et donna leurs sièges à des partisans d'Eudoxe. Le même sort atteignit plusieurs autres semi-ariens; un grand nombre d'entre eux furent punis par des amendes, d'autres eurent à souffrir divers tourments ^. Le sort des orthodoxes fut

1. Le 28 mars 364, à son entrée à Constantinople, Valentinien avait éleTé » l'empire son frère Valens dont le règne allait ramener des jours comparai)!** aux plus mauvais temps de l'homéisme. (H. L.)

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