VALENTINIEN ET VALENS
. jjent, et au pape Libère pour leur demander de s'unir sur ce
. «oncernait la foi. Ils confièrent cette mission a Eustathe de c haste, Silvain de Tarse et Théophile de Castabale (en Cilicie),
leur arrivée à Rome, Valentinien était parti pour les Gaules, où 1 (Tuerroyait contre les barbares. Quant au pape Libère, il refusa , g laisser présenter ces ambassadeurs qu'il croyait ariens. Mais 1 déclarèrent qu'ils avaient depuis longtemps trouvé la véritable
• et reconnu la vérité. Ils avaient condamné la doctrine des il noméens, et en émettant cette proposition : « Le Fils est, en tout, emblaW® au Père, » avaient enseigné Vb[KGOû(7io<;» A la demande du oape ils firent une déclaration écrite dans laquelle ils reconnaissaient solonnellement la foi de Nicée, et répétaient mot pour mot le symbole de Nicée, en y ajoutant à propos de l'cjAcouffioç que ce mot avait été choisi àytoç et eu(7£6(3ç pour confondre la détestable doctrine d'Arius^ .Enfin, ils anathématisèrent dans ce
par équivalence de significations ; chez les latins : très personae unius subsianjw; chez les grecs : pita ovo-ta, xpsïç OiroTTao-eiç. S, Grégoire de Nazianze, Orat^ XXI, 35, P, G., t. xxxv, col. 1124, 1125. Les docteurs cappadociens rendireot un autre service signalé à la doctrine en distinguant nettement : d'un côté, l'essence ou la nature, la substance et les perfections d'ordre absolu ; de l'autre, les propriétés personnelles et d'ordre relatif. « Les noms de Père, Fils et Saint-Esprit se rapportent aux relations d'origine qui existent entre les trois personnes divines ; dès lors il ne faut pas chercher le constitutif propre des personnes dans l'essence ni dans rien de ce qui est absolu et commun, mais dans l'ordre relatif des propriétés individuelles, exprimées par les termes de palemité, de filiation et procession. Dès lors aussi, il n'y a plus lieu à la subordination proprement dite, subordination de substance à substance, puisque eelle-ci est une et indivisible dans les trois personnes ; reste seulement une «uûordinalion improprement dite, admise par saint Âthanase lui-même et qui '^ suppose pas autre chose que le rapport d'origine existant entre le Fils et e Père qui l'engendre comme entre le Saint-Esprit et les deux autres personnes dont il procède. Du reste, à l'exemple de saint Âthanase et de saint Hilaire, nouvelle école se montra large sur les questions de pure terminologie. Saint *su« pap exemple tolérait la formule Ôfioto; tw Trarpi, pourvu qu'on ajoutât *P«uaitT(oç, c'est-à-dire semblable au Père sans différence aucune. » X. Le ^l'^elet, dans le JDlctionn. de tkéol. catholique, i. i, col. 1839. (H. L.) ' ^«tte profession de foi débutait ainsi : « A notre frère et collègue le Sei- 'tibère, Eustathe, Théophile et Sylvain, salut dans le Seigneur. Pour «un aux soupçons que les hérétiques ne cessent de semer dans les È^UnoUques^ nous déclarons que les conciles d'évêques orthodoxes qui ont 10 ^* * ^-i^mpsaque, à Smyrne et dans d'autres villes, conciles dont nous 1j *^ ^^ délégués et dont nous apportons les lettres adressées à votre **asi qn'^ |.Q^g jgg évêques d'Italie et d'Occident, nous déclarons que
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document Arius cl ses disciples, de m6me r[iie les hérésies A sabelllens, des patropaschites, des marclonites, des photitiieng a marcelliens (c'est-à-dire des partisans de Marcel d'Ancyre ) • p i de Samosate et surtout les symboles de Nicée et Rimitii fnt. explicitement condamnés *.
Alors, Libère reçut les députés des semi'-arieïis à s» commi nion et il leur remit, en son nom, et au nom de TEglise d'Occident une lettre adressée k leurs commettants, c'est-à-dire aux cinquant«' neufevêques orientaux [lettre dont nous donnons le texte en note^ II est remarquable que Ton se soit contenté à Rome de faire uniquement accepter aux macédoniens le symbole de Nicée, quoique
ces conciles professent la foi catholique confirmée par les 318 évêques du concile de Nicée, du temps du bienheureux Constanti«. i (H, L.)
1. Socraie, llt$(. ^cdeà,y 1. IV, r. xii, P G,, l. lxvii, col. 484 Sq.; tî.p.l, t. VIII, col. 1378.
2. « A. nos très chers ftères et collègues, Evethius... (liste de 59 évèques) Libère, évêquc de Home, tous les évêques d'Italie et tous les ëvêqués d'Occideni, salut dans le Seigneur. Frères bieii-»-aimé8 et éclairés de la lumière de la foi, vos lettres, qui nous ont été remises par nos très chers fi'ères les évêques Euslathe, Sylvain et Théophile, noua ont procuré la joie si ardemment déil* rée de la paix et de la concorde ; d'autant plus que vos délégué« nous oat affirmé et prouvé Tidentité de votre foi avec celle que professe noire chétive persofloe, que professent également tous les Italiens et tous les Occidentaux. Nous tenons que cette foi est la foi catholique et apostolique, celle qui s'est confier* vée intègre et pure jusqu'au concile de N'cée. Vos délégués ont fait profession de la partager et, pour mettre à néant tous les soupçon«, ils se sont empreisés non seulement de la professer de bouche, mais encore de la mettre par écrit... Cette foi de Nicée que résument les mots de substance et de consuM* tantiel, est comme une tour inf*xpugaable contre laquelle se brisent tousw assauts, toutes les manœuvres de la folie arienne. Aussi la fourberie arienne* travaillé en pure perte, quand elle a convoqué à Rimini tous les évequei rOccident pour les réduire ou plutôt pour leur faire subir la violence pouvoir civil et, par ce moyen, les amener à rejeter ou à fausser les lorm de la foi. En effet, presque tous ceux qui à Rimini s*étaîent laissé séduire tromper sont maintenant revenus à de meilleurs sentiment*» II« ontpron Tan a thème contre la formule fixée au concile de Rimini, et ils ont soascri foi catholique et apostolique proclamée autrefois â Nicée. Ils sont en co nion avec nous et dans une grande indignation contre la doctrine a An«
ses disciples. Quand ils ont eu la preuve de ce fait, vos délégués «n J vos signatures aux leurs. Ils ont condamné Arius et tout ce qui a ^ Rimini contre Nicée. Et vous qui avez été induits en erreur par le p vous avez souscrit à leur déclaration. C'est pourquoi il nous a par« ble d'écrire à votre charité et de faire bon accueil à vos justes d^ Que Dieu vous conserve, frères bien-aimés. » (H. f^.)