‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 249 sur 403 · CONCILE D£ LAODICÉE · texte numérisé non relu

CONCILE D£ LAODICÉE

elle l'Église jouit de la paix, et se développe en liberié. C'est • J crue nous trouvons dans ces canons de Laodicée des ordonnances

latîves aux vêtements ecclésiastiques, tandis que nous n'en troug aucune concernant les lapsi. Ce seul fait montrerait que leur position nous reporte plutôt dans la seconde moitié que vers les débuts du IV« siècle.

Tg 7» canon de Laodicée, qui déclare invalide le baptême des y^jnienS) aurait pu offrir une base chronologique. Nous savons

ne Photin de Sirmium attira sur lui Tattention, vers le milieu du ty« siècle. Il fut successivement anathématisé par les eusébiens, au concile d'Antioche de l'an 344 par les orthodoxes, au concile de iiMilanj ®^ ^^^> ^* P^^*^ ^^ nouveau par les eusébiens, en 351 et 355 dans les conciles de Sirmium et de Milan. Il fut exilé plusieurs fois et mourut en exil, en 366.

L'authenticité du mot $(OT€tviav<ï)v du 7* canon étant douteuse, oa ne peut rien conclure du renseignement. Une autre indication plus sûre peut-être est donnée par le texte grec de l'introduction aux canons de Laodicée ; au mot de Phrygie, le texte grec ajoute le surnom de IlÄxatiotvvj«;, dénomination géographique qui, en 343, è l'époque du concile de Sardique, ne paraît pas avoir été en usage ^.

Pierre de Marca a placé le concile de Laodicée en 365 ^ ; il a été réfuté par Pagi ^, qui^ acceptant l'hypothèse de Godefroi (dans ses ûotes sur Philostorge), a adopté la date 363 ; le concile aurait été réuni par Théodose, évêque arien de la Lydie. Philostorge raconte en efiFet *, qu'après la mort de Julien l'Apostat (363) un évêque Lydien> du nom de Théodose, convoqua un petit concile, dans lequel on déclara invalides l'ordination d'Aétius et les ordinrtions par lui faites L'abréviateur de Philostorge (Photius) donne c« Théodose pour un ardent eunomien ; aussi n'est-îl guère possible ^e l'identifier avec Théodose évêque de Philadelphie, en Lydie, que ßaiat Epiphane place au nombre des semi-ariens. Un passage du

• t'a«« leur lettre synodale de Sardique, les ariens ne parlent que d'une

*«le PÄnjr^Jö j cf. Hardouîn, op, cit., t. x, col. 671; Mansi, op, ciL, U tu,

•**o. Les Balle riiû ont tiré argument de cette indication pour soutenir

1 ^ * 'îoncile de Laodicée avait été tenu postérieurement à celui de Sardique.

y^fini, dans Sancti Leonis, Opera, t. m, p. 21, n. 12,

j ** Espen a repris l'opinion de Pierre de Marca, Commentar. in canones ^^"^^etajurisy în-fol„ Coloniœ, 1754. p. 156.

• t^agi, Critica in Annales Baronii, 1689, ad ann. 314, n. 25.

* PJiilostorge, ffist. eccîes,, 1. VIII, n. m, iv, />. <?., t. txv, <

col. 557.

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Corpus juris canonici^ distinct. XVI, c. 11, dont rauteurestin nu, dît que Tévêque Théodose sur lequel il ne donne pas pj^ renseignements, a été le principal auteur des canons de Laodî - Godefroy et Pagi ont voulu identifier ce Théodose avec celui d parle Philostorge. Ils supposent donc que le concile de Laodî • r-/ avait fait preuve d'un ascétisme sévère, surtout pour ce qui e cernera les mœurs, et que, Tévêque Théodose aurait eu, au port de Philostorge, une vive répulsion à l'endroit du mariage.

Cependant le concile de Laodicée n'affiche, en aucune mamère un sentiment de mépris pour le mariage. Ce serait là un ascétisme exagéré dont il ne s*est pas fait l'organe ; il ne paraît pas, en outre que ce Théodose ait été un ascète, et les paroles de Philostorge bien comprises, expliquées dans le sens que leur donne Valois disent précisément le contraire de ce que Pagi veut leur faire dire. Elles indiquent que Théodose lui-même s'est laissé entraîner à avoir des rapports illicites (c. 3), et qu'il a mené « la vie d'un libertin », èxOé(T[j!.ou xoXiTsbç (c. 4). L'homme dont parle Philostorge, celui qui, ne voulant pas avoir à rendre compte de sa vie criminelle, réunit en un conciliabule ses amis et ses compagnons de débauche pour renverser ceux qu'il redoute, n'est certainement pas l'auteur de décrets si pondérés, si sévères et en même temps si dignes. Ajoutons que le concile de Laodicée n'a jamais passé pour arien, cequ! cependant aurait dû avoir lieu, d'après l'opinion de Godefroi^,

1. Le concile de Laodicée a fait l'objet d'une étude de M. Boudin hon, JVb/e sur le concile de Laodicée^ dans les Comptes rendus du Congrès scient, intern. des cathol.r 1888, t. u, p. 420-427 ; nous allons résumer ici ce travail. Le texte introduit de bonne heure dans les collections canoniques grecques a passé de là dans les collections occidentales. Toutes les compilations canoniques ont inséré ou exploité les canons de Laodicée, presque tous ont trouvé place dans le décret de Gratien, la première partie du Corpus juris canonici. Malgré cette recommandation, les canons se présentent dans les plus fâcheuses conailw°' d'isolement : pas de lettre synodale, pas de souscriptions d'évêques, pas préamhule ou notice historique, simplement ces mots : « Le saint concile re à Laodicée dans la Phrygie Pacatienne, de différentes provinces de 1 A^i , porté les règles ecclésiastiques qui suivent. » A cette indication depou d'autorité, on peut joindre Paffirmation de Graiien, au dire duquel, ^^"^ ^ ^| évêques présidés par un certain Théodose auraient porté ces canons. ^^^ ' can. 11. Sur cette fausse piste Godefroy et Pagi ont découvert un 1*^^° celui qui au r^ipport de Philostorge tint un petit concile dans Taffair^ « dination d'Aétius. Mais celui-ci était Lydien et non Phrygien. H »y ^ P* ^^ de donner suite à cette identification. Les décrets sont au nombre de ciJ^H^ neuf. Au premier abord on est frappé par une particularité zovûXQ.^^

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