‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 250 sur 403 · CONCILE DK LAODIC!^.B · texte numérisé non relu

CONCILE DK LAODIC!^.B

. Philostorge ne dit, en aucune fagon, que le conciliabule {par Théodose ait porté des règlements disciplinaires, et les

( n ou deux. Ces canons se composent d'une seule phrase, d ordinaire si ^ se au® ^^^ collecteurs occidentaux n'ont pas su comment s'y prendre pour . , ,jer un titre et se sont vus obligés à recopier le canon lui-même ou bien •V bréger au point de le rendre inintelligible. Prenons par exemple le 3« canon . gi conçu dans VHispana ' Non oportet neophytum promoveri ad orâinem sajQffflem, est annoncé dans le iitie par ces mots : De neopkytis non promo- .^1$ ad sacerdotium. On Y^ourrdiit étendre cette comparaison à presque tous [lcaûons(can. 4, 5, 6, 10, 13, 14, 16, 18, 21. 22, 23, 25. 26, 27, 28, 30, 32, 33, jj 38,39, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 48, 49, 50, 51, 52, 53,54, 55, 58). Ces canons si concis ont une allure de résumé très bien caractérisée par leur rédaction même qui débute sans exception par ces mois : TreplToO,.. ; oTt 8eï... ; on où SeT... ; |,|j„ plus, ces mêmes canons reproduisent sans les mentionner des dispositions disciplinaires plus anciennes, notamment celles de Nicée. Ton (es ces constatations ne permettent guère de mettre en doute le fait que le texte des canons est un résumé. L'examen des formules initiales des canons permet en outre dWiver à une autre constatation, à savoir qu'il a existé deux rédactions on Jeux collections partielles. En effet, les deux formules par lesquelles ommencenttouslescanons (irepc toO ; ort ÔeÎ ; ori ou ÔsT) ne sont pas disposées au hasard. Les canons 1-19 commencent tous par Trepl toO, les canons 20-59 par ot( ou SeT etwi hi (cette dernière forme aux canons 46-47-48). Cette division bien tran- (liée s'explique par la juxtaposition de deux textes différents. Ajoutons à cela que plusieurs dispositions disciplinaires se trouvent répétées dans les deux pwties, par exemple : can. 10, 31, prohibition du mariage des hérétiques et des catholiques ; can. 9, 34, interdiction de vénérer les martyrs hérétiques. Dani quelle mesure ces deux textes juxtaposés procèdent-ils d'un concile de wodicée ? Cette question est encore remplie d'obscurité. L'existence du conçue lui-même ne peut se réclamer que de la note placée en tête du recueil et Nscrite plus haut. Sa portée historique se trouve confirmée par un témoi- P^^ge exprès de Théodoret dans son commentaire sur l'épître aux Colossiens 'lielle devait être, suivant le désir deTapôtre» communiquée aux Laodicéens, '* propos du culte mal interprété des anges, Théodoret glose en ces ter- **' « Ceux qui défendaient la loi, amenaient les hommes à vénérer les anges, , <iue c'était par eux que la loi avait été donnée. Cette erreur est demeuongtemps en Phrygie et en Pisidie. C'est pourquoi le concile tenu à Lao- ^*ae Phrygie a défendu de prier les anges ; et jusqu'à aujourd'hui on peut «8 oratoires de saint Michel chez eux et leurs voisins. » Théodoret, In *' "i 18, P, G,y t. Lxxxii, col. 614. Quelques lignes plus bas il répète la ^^^ chose. In Coloss,, m, 17, P. G., t. lxxxii, col. 619. L'attestation, pour »Ute qu'elle soit, demeure un peu vague et ne nous apprend pas si elle se " texte résumé que nous possédons ou à un texte original, mais elle kt' ^^^^J^^ droit de croire qu'avant même le milieu du v» siècle la collection fc ^^^ *^rait existé et aurait été connue sous le nom de concile de Lao-

^* ^' sources s'est adressé le rédacteur de la collection ? Tout d'abord CONCILES —11 — 63

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canons de Laodicée, ne contiennent aucune allusion dîrecteàA'f En acceptant le renseignement fourni par le Corpus j uris cano •^•

on constate des emprunts au concile de Nicée, mais sans pouvoir m ^^^ de précision dans les rapprochemenls ; de mênae pour les canons apostol* ^^ Les prescriptions liturgique« indiquent des emprunts faits à des iivres V giques qui auront dû appartenir à la liturgie de Constantinople pl^t5J. celle d'Antioche ; de plus celte liturgie paraît êtrç entièrement fixée et d'i minée et se rapporte au v« plutôt qu'au iv« biècle, M. Boudinhon croit tn voir désigner cinq canons de Laodict^e comme provenant de ceux de îiicée sont les canons 3, 4 (du grec, 5 des versions latines), 7, 8 et 20, lesquels ré ment respectivement les canons 2, 17, 8, 19 et 13 de Nicée. Le rapprocheme entre le 12" canon de Laodicée et le 6« de Nicée est probable, mais moinç çûr« la même discipline a été formulée par le 19e canon d'Antioche et le 10« de Sardique ; l«t similitude des mot«« n'est pas suHIsantepour que j*ose me prononcer Je remarque seulement que les prescriptions canoniques de notre colleclioB sont peu nombreuses, presque toutes renfermé<*s danb la premièrç partie d< 1» colleclion et que lotis les canons empruntés à Nicée s'y trouvent également sauf le 20« canon de Laodicée qui reproduit le 18* de Nicée et qui commence la deuxième partie de notre collection. Je dois cependant avouer que le rapprochement est plutôt dans la discipline que dans les Œiots. On pourrait signaler une analogie plus marquée entre les canons 7 et 8 de Laodicée relatifs à la manière dont on doit recevoir dans l'Église les différents hérçtiquei, et le 7e canon attribué au concile de Constantinople de 381 ; mais l'emprunt, s'il existe, a été fait par le concile de Constantinople à celui de Laodicée, car ce texte appartient non pas à l'assemblée de Constantinople de 381, mais bi^n à une lettre écrite de Constantinople vers le milieu du v« siècle à Martyrjui d^Antioche : mais déjà la collection, au témoignage de Thçodoret, existait en ce qui concerne les canons apostoliques. » Les prescriptions liturgique« contenues dans les canons paraissent s'accommoder mieux: du v« siècle qu« d« ive, maisé.'il fallait fixer des limites on ne pourrait guère les resserrer plus que depuis le milieu du xv« siècle jusqu'au v* siècle avancé. ]Le canon 2* établi^ c que les pécheurs qui sont tombés en différentes fautes et qui perbévèren dans les prières de la confession et de la pénitence et ont entièrement reflO^ce au mal, après qu'on leur aura donné un certain temps de pénitence proportionnée à leurs fautes, seront, par égard pour la miséricorde et Ubontf Dieu rendus à la communion ». Cette disposition est si indulgente par comp raison avec la discipline pénitentiaire de Nicée et les canons de saint n qu'on ne peut guère la faire remonter plus haut que la ûu du xv« sièdê» vers cette même époque que nous reportent les arguments extrinsequ • témoignage de Théodoret fixe la limite mißimumver% 430. Lai plupart ae'"^* ^^^ placent le concile de Laodicée avant le concile de Constantinople dçvo^i disposition est- elle fondée ? C'est au moins une assez faible i^^^^J .^ M. Boudinhon se montre disposé à faire dater k concile dç Laodice celui de 381. Sur le concile de Laodicée, cf. Baronius, AnnaleSt ^^ * , . ji, 395, n. 1-10; Pagi, Critica, 1689, ad ann. 314, n, 25; Con. res^>^^^ '^^^0 coL 88; I^abbe, Concilia, 1671, t. i, col. 1495-1528; Canones gr^ci (

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