‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 253 sur 403 · CONCILB DB LAODICÉE · texte numérisé non relu

CONCILB DB LAODICÉE

^ 'jl soit défendu aux hérétiques de franchir le seuil de la maison de . j^ussi longtemps qu'ils s'obstineront dans leur hérésie.

Tg concile de Laodicée renchérît sur les autres conciles qui aient avec plaisir païens, juifs et hérétiques assister à la missa fßchumß^^^'^^y c'est-à-dire aux lectures et aux sermons qui pré- (ialent l'office divin proprement dit ; ces conciles espéraient qu'ils tireraient de leur assistance quelque profit. Telle a été, en partiilier, l'opinion du quatrième concile de Carthage (can. 84), tenu no 398 .

Can. 7.

Uiûl Tou, Toùç Ix Ttov aipejetov, toüt£(ttiv Nouaxtavöv, f,TOt 4>(ii)TStvtav(üv tj

'[gjçaoeaAaiSsxattxwv èTutaTpe^o^JLévoyç , sïts {y.(X':r^xo^\^^é'fo\Jç) , cite TvWtouç toùç ]{j(fi* exe^votç, [fiYi xpO(j8s5(ec7Ôai, Icpiv àvaGef/aTiccûcri Tcacrav aîpeo-tv, èçatp^TCOç jçlv^ icaTSt^ovTO* xai tots Xotiïbv toùç ÀEY'3tJ''£V0uç i:ap' aifoîç xkjtouç, êx|iAv6avovTaç xàî tyjç tcict £(»)(; aup.6oXa, ^ptaôcVTa«; %e t<o à^iu) xp^^^lJi'«'^^ outo)pyövetv TW [xuorrjptto Ti^ «y^V*

Que ceux qui reviennent des hérésies, c'est-à-dire des novatiens ou des pbtîniens ou des quartodécimans (tessarescaidécatistes), qu'ils aient été das ces sectes, catéchumènes ou fidèles, ne soient pas reçus avant d'avoir anathématisé toutes les hérésies, et, en particulier, celles dont ils sortent. Ceux d'entre eux qui dans ces sectes sont appelés fidèles pourront participer au saint mystère, après avoir appris le symbole de la foi et avwr été oints du saint chrême.

Le concile tient pour valide le baptême des susdites sectes ; il De prescrit donc pas d'en rebaptiser les anciens membres. Cette Diaùière de faire s'explique d'autant mieux que quelques-unes de «es sectes professaient sui' la Trinité leä doctrineä de l'Église citholique ; à proprement parleï* les quaKodécimans, de même que fes novatiens, n'étaient pas hérétiques, et si le concile leur donne «enom, ce ne peut être qu'au sens large, car le mot atpscnç est ici *öiit à fait identique au mot parti ou au mot secte.

^^ question est moins facile à résoudre en ce qui concerne les

^' C'est-à-dire des Statuta Etclesix antiqua, la colle et ion arlésiemne bien

^Qoe. Hardouin, Coll. conciL, t. i, Col. 984; Mansi, Conçu, ampliss, coli,,

' Ö, Col, 958 ; Peters, Les prétendus ÎOà canons du W* concile de Carthage de

^^S^ dans le Compte rendu du Congrès scientifique international des ca-

^H^es à Bruxelles, 189i, in-8. Bruxelles, J895, öcicnce« religieufees, p 220-

'A. Mainory, Saint Césaire, évêque d'Arles^ i»-8, Paiis, 1894, p. 50 bq.

Photiniens. Ceux-cî avaient des opinions hérétiques, et contra' la doctrine de l'Église, au sujet de la Trinité. On devait donc li '^•'^ ter avant de déclarer valide le baptême conféré par eux. Nousliso ^^^ outre, dans un concile d'Arles célébré en 452 la déclaration si * ' ^ i te ; Photinianos sîçe paulianistas secundum patrum statuta h zari oportere *. Enfin, si nous ajoutons à tout cela que le mot à photiniani manque dans la Breçiatio canonum de Ferrand n Mi (mort en 548) ainsi que dans Tancienne traduction d'Isidor 2 dans un manuscrit de Lucques ^ et dans un manuscrit de Paris * comprend très bien que Ton ait mis en doute l'authenticité de mot. Elle a été formellement niée par Baronius, Binius, dorn Ceillie et d'autres ^.

Nous devons encore remarquer que le texte grec de ce canon c^d tient une lacune ; il ne porte pas le mot xatyj^oujAevouc que nous av«ns inséré entre parenthèses. Il est évident que cette lacune ne peut provenir que de Toubli d'un copiste ; elle n'existait pas, du reite dans les exemplaires utilisés par Denys le Petit, Isidore et aures auteurs anciens, de même que dans Balsamon.

Ilepi Tôt), Tûùç axoT^ç alpiaso)^ xûv Xs^ciJ^-svcdv «I^pü^öv e^i(JTpé(povToç,6l

T7;ç 'ExxXvjdtaç STTtcrxoTuwv ts xai'îcpc<76uTép6)v.

Que ceux qui reviennent de l'hérésie des phrygiens (montanistes) soieot instruits dans la religion avec le plus grand soin ; ils doivent aussi être baptisés par les évêques et les prêtres deTÉglise. Cette règle s'observera même à l'égard de ceux qui faisaient partie du prétendu clergé de cette hérésie, et qui en étaient les membres les plus considérés.

Le concile déclare invalide le baptême des montanistes, tandis que dans le canon précédent il regardait comme valide le baptême

1. Hardouin, op. clt,, t. ii, p. 774. On a souvent rapproché les photio«"« des partisans de Paul de Samosate ; c'est, par exemple, ce qu'a fait Rufinda» sa traduction du 19e (21«) canon de iNicée, dans son Ilist. eccL, I (X)» ^* ^'

Page 1