‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 258 sur 403 · CONCILE DE LAODICÉE · texte numérisé non relu

CONCILE DE LAODICÉE

y^la coutume judaïque de ne faire lire le samedi que des frageiits de TAncien Testament, à Texclusion des péricopes de TÉvan- %. c'est là ce que le concile de Laodicée aurait entendu prohiber ; jis Néander reconnaît que, dans ce cas, les mots Euayv^Xia et v'ö(i)V YP^^^^ devraient être Tun et l'autre précédés de Tarticle, et, «lieu àe Texpression vague sTspov yP^I^öv, le texte devrait porter ^.^^aXaiaç Swcôt^xyjç, de l'Ancien Testament. Nous ajouterons à ces remarques que, vers le milieu et à plus forte raison dans la deuxième moitié du iv* siècle, on ne rencontre plus guère de trace d'esprit Waïsant ; il n y avait certainement plus d'Église chrétienne ayant pour l'Evangile une répugnance si accentuée. Voyez du reste le canon 29".

jj Gan. 17.

[Aççou xaô' sxadTov (|;aX[Abv Ytv£(TÖat àva^vcocrtv.

Que dans les assemblées pour le service divin on ne chante plus les psaumes immédiatement Tun après Tautre, mais que l'on intercale une leçon après chaque psaume.

Van Espen remarque avec raison que cette règle s'observe encore jusqu'à un certain point dans le bréviaire ; ainsi dans les nocturnes [qui en sont la partie principale), les leçons sont placées entre les psaumes *,

Gan. 18.

OepiTou, Ty)v auTïîV XeiToopyiav twv su^^wv Tuavioxe x.aî Iv Tociç awaxatc W' 5v laîç kczépaiç cq>eiXeiv Ytve^ö«^»

Que la même prière doit avoir lieu partout aussi bien à la neuvième •»«lire que le soir.

Quelques fêtes se terminaient avec la neuvième heure ; d'autres ^poursuivaient jusqu'au soir. Toutes se terminaient par la prière. '"'^ concile de Laodicée réclame dans les deux cas la même prière. ^^Ic est l'explication de ce canon donnée par Van Espen ^, nous la *'^yons fondée. Zonaras suppose que, dans ce passage le con- "« ordonne la récitation en tous lieux des mêmes prières. D'après

^'^auEspen, o/>. ci^, p. 163.

lui, le concile aurait voulu une absolue uniformité dans les nr'^ tandis que d'après Van Espen l'ordonnance synodale ne port ** que sur les prières de none et des vêpres.

Si Tinterprétation de Zonaras était exacte le concile n'aurait seulement parlé de ces dernières prières, il aurait dit d une man*' générale : « tous les diocèses doivent employer les mêmes formi ] de prières. »

Gan. 19.

[j!.£V6)v e&xV extTeXeiaôat, xoct ji-eTa to è^eXÔsîv toÎ)ç xaî7})(Ou{j!.évouç, twv sv [xetavota ttjv ^uy^i^v yive^Ôat, xalxoi^Tcov xpoŒsXÔovxwv, ûxo x^t^p« xaUicoyopiQo-avTWV, ouTOiç T«ç T(Sv xkjtöv e^x^ç ytveaôat Tpeiç, jjt.tav tJi.£v tïjv xpdtrv §ià ŒtGiXYjç' T-îjv OS SsüTspav xai xpvzTi'^^ Sti xpod^wvi^aeoç xXY)polja6ai' çîô' ouTco TY)V £tp"/^VY;v BtoocGat* xal jASTOCTb, to'j; xpsaêutépouç Souvat ;p$ èxKjxoïïw Tr^v ep'i^tvïîv, TOT£ Touç Xatxo'jç tï)v elp'^viQV SiSovai* xal outto r}jv àyîav ^üpo^ 90p« V èxtTeXelaôar xat (jlovoiç è$bv etvat toiç lepaTtxoîi; eiaisvai sic 6wia- OTi^pwv xal xotv(dvetv.

La prière pour les catéchumènes devra se dire à part après l'homélie de Tévêque; après le départ des catéchumènes, on dira la prière pour les pénitents, et, après que ceux-ci ont reçu Timposition des mains et sont également sortis, on dira trois prières pour les fidèles, la première à voix basse, la seconde et la troisième à haute voix. Ensuite on se donne la paix. Après que les prêtres auront donné la paix à l'évêque, les laïques se la donneront aussi; après on offrira le saint sacrifice (irpo<7<popoc), il ne sera permis qu'aux seuls clercs (fepaTtxorç) de s'approcher de Fautel du sacrifice {^vctaarfiptov) et d y communier.

Van Espen suppose que ce canon ne parle pas de la prière de l'évêque sur les catéchumènes et sur les pénitents, mais des prières des pénitents pour eux-mêmes. Il semble cependant plus probaDic pin] que ce canon a en vue les prières après la prédication prescrites dans les anciennes liturgies sur et pour les fidèles de chaque eta , les prières qui de nos jours se disent à la messe, après Ihome > sont une réminiscence de ces anciennes prières. Denys le P^*^ ^ a compris ce canon dans le même sens traduit : Orationes sup^^^^ techumenoSy et super eos qui sunt in pœnitentia. Au sujet des pri qui se font pour le peuple, il n'écrit pas super populum 0^ " fidèles mais orationes fidelium , parce que ces prières prescrites? le peuple étaient probablement récitées par les fidèles. On e l'

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