CONCILE DE LAODICÉB
fliure qu'î^ s'agit ici de prières liturgiques super populum* La duction dlsidore, différente de celle de Denys le Petit, donne 'fion à rhypothèse de Van Espen. 11 écrit: Orent etiam hi^ qui in
^itentia sunt constituti. •
Le texte grec prescrit aux prêtres de donner la paix à Tévêque, ais Denys le Petit (et non pas Isidore) traduit conformément à la atiatte romaine : episcopus preshyteris dederit osculum pacis» Par analogie avec ce que dit le texte grec, Zonaras écrit ^ que, de •jjjeque les prêtres devaient donner la paix à Tévêque, de même
leï laïques devaient la donner aux prêtres. Le dernier mot du canon, xoivcovstv, doit s'entendre dans ce sens
(nie les clercs ont seuls le droit de s'approcher de Tautel et d'y rece-
yoirla sainte communion.
Can. 20.
"Otioi Set SiaxovûV ejATcpoCTOsv xpsa5uT£pou xaOsÇsaôai. «Xa« |/£Ti xsXsù-
koTWV ÙTCTQpeTwv, xal iravTwv twv xXrjptxöv.
Que le diacre ne doit pas s'asseoir en présence du prêtre, si ce n'est ksqu^iî y est invité par celui-ci ; de même, les diacres doivent être honorés par tous les serviteurs et par tous les clercs.
Une ordonnance semblable a été portée par les Constitutions apostoijw^s (1. II, c. Lvii), Parles serviteurs dont parle le canon et qu'il Wngue des autres clercs, il faut entendre les sous-diacres, ainsi (fiele fait voir le canon suivant. Gratien a inséré ce canon dans son ^^ret, distinct. XClIl, c. 15.
Can. 21.
Ou ou §6t ÛTCYjpéTa? £X^^^ X^P<^^ ^"^ '^^ Staxovtxo), xat OTXsffôat SsaTuoTtxöv
^06 les sou s -diacre s ne doivent pas prendre place dans le diacotticum ^Qe doivent pas toucher les vases sacrés,
^^t-il entendre par diaconicum l'endroit où se tenaient les diacres J^ ^ant l'office divin, ou bien ce mot a-t-il ici son sens ordinaire
^ ^^ langue de l'Église primitive, où il désigne ce que nous "Prions maintenant la sacristie? G'e^ dans le diaconicum, entendu
'^«»eridge, Synodicon, t. i, p. 461, 462.
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dans ce dernier sens, que se trouvaient les vases et les ornem sacrés. Comme précisément la seconde partie de notre canon *
de ces vases sacrés, il me paraît indubitable que le mot diacoi
parle
désigne ici la sacristie. Le canon revient à dire ; les sous-dia ne doivent pas s'arroger les fonctions de diacre.
Au sujet des derniers mots du canon, Morin et Van Espen s d^avis que le concile n'entend pas interdire d'une manière génér I aux sous-diacres le maniement des vases sacrés, ce qui n'a iam * été défendu ; le canon ne porterait cette défense que pour Parrfv' solennelle du clergé à l'autel ; alors, suivant le rite grec, les vase sacrés sont apportés en grande solennité, et le concile ne veut probablement pas que ce soit par des sous-diacres. Ce canon a été inséré dans le Corpus Jurgis ^ dist. XXII I, c, 26.
Can. 22.
^'Oxi oh osX uiuYjpsTYjv (opaptov (popsiv, oiSs tocç ^ùpoLç SYxaTaXtjxxavÊiv.
Que le sous-diacre ne doit ni porter Vorarium ni quitter sa place à la porte.
Uorarium désigne ce que nous appelons maintenant Fétole. On sait que les sous-diacres ont toujours eu la défense de la porter. On voit que l'une des principales fonctions de ces derniers était de garder les portes pendant l'office divin, c'est-à-dire de faire sortir, au temps voulu, les catéchumènes et les pénitents, et de veillera ce que l'ordre fût observé dans l'assemblée des fidèles présents à l'église:
Ce canon a passé dans le Corpus Juris, dist. XXIII, c. 27 ; mais dans la traduction on a, à tort, écrit hostias au lieu de ostia\\.^^ cor redores Romani notent que le véritable sens est ostia.
Can. 23»
^'Oti o'j Sei «vocYvwaTaç % (J^àXxaç wpapiov çopstv Kai ûOtwç ava^ivw^''
Que les lecteurs et les chantres ne portent pas Vorarium et qui lisent ni ne chantent en le portant.
Voyez le canon précédent, et le Corpus juris canonici, diSt. c. 28.
Can. 24.
*'Oti oli Sei Upaxixo'jç àxb TrpsaêuTépcdv ecoç Staxivcov, y.atsW'^^'
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