‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 264 sur 403 · CONCILE DE LAODICÉË · texte numérisé non relu

CONCILE DE LAODICÉË

Q^Q Ton ne doit pas admettre quelqu'un au baptême, après la seco. jeßjaine du jeûne.

jj'adnaission des compétentes (ç wTtÇofjLevoi) se faisait au commencejjent du carême.

Can. 46.

Que ceux qui doivent être baptisés apprennent par cœur la foi (le symbole) et qu'ils le récitent le jeudi devant Tévêque ou devant les prêtres.

Ce canon veut-il parler du seul jeudi de la semaine sainte, ou bien de tous les jeudis qui s'écoulaient pendant que l'on instruisait les catéchumènes ? Les commentateurs grecs sont pour ce dernier sentiment ; Denys le Petit et Isidore sont au contraire du premier, Bingham est aussi pour le premier *. Le concile in TruUo^ c. 78, a renouvelé ce canon.

Dans Gratien, dist. IV, De consecratione, c. 58.

"Oît Izl TOuç èv voffw xapaXafJLÖavovTa; to çwTt^pia, xai etTa àvafrvavxaç, lx(Aav9àv£iv Ty]v xwtw, xai yivoÎkjxsiv oti Seiaç Sopsaç xaTTjçtwÔYjaav.

Que ceux qui ont reçu le baptême dans une maladie apprennent par cœur et professent la foi. S'ils guérissent, qu'ils se montrent dignes du divin présent qui leur a été fait.

Can. 48.

Oti Set Touç 9û)TtÇo(A£VOuç {/.STGc TO ßa7rTt(7{j!.a 5(pi£(78ai ypi<j]x<x'z\ sxoüpavio), Kaî lASTO^ouç etvai t^'ç ßaatXetac tou Xpidrou.

Il Que ceux qui ont été baptisés soient oints du chrême céleste après leur i^aptême, et deviennent participants du royaume du Christ.

TertuUien parle aussi d'une onction semblable ; céleste est ici ^y^onyme de consacré^ sacré ^.

Can. 49.

Oïl ou Set -c^ TSiraapaxodTYj Sptov xpoa^épeiv, st y^ri sv (ra66aTO) xai xuta^ [xovov.

*• Beveridge, Synodicon, p, 249 ; Bingbam, o/>. cif., 1. X, c. n, n. 9 ; Herbst, ^'«8 Tûb. tkeoL Quartals., 1823, p. 41. ^•TertuUien, De haptismo, c. vu, viii, P. L,, 1. 1, col. 1315 sq.

Que pendant le carême on ne doit plus offrir le pain, si ce n*est le medi et le dimanche.

Ce canon, renouvelé par le concile in Trullo (can. 52), ordon que, dans les jours de la semaine, durant la quadragésîme, on dise qu'une missa praesanctificatoriim, ainsi que les Grecs le n^^y quent encore aujourd'hui les jours de pénitence et de deuil, fis j^ veulent pas célébrer ces jours-là la liturgie entière, parce que suî vant la remarque de Leo Allatius, la consécration est quelque chose de joyeux. Voy» le canon 16, qui explique l'exception du samedi

Can. 50.

"Ou ob §€ï èv Tîj TSccapaxoiTT^ tî) ucnepa k6^o\i,töi ty;v iréjJiTuTTjV Xuetv xal oXvjv rîîv Te<yaapaxo<TTy;v aTip^deÇeiv* àXXà Set xaaav tyjv Tcaaapotxoutrv vYjJTe'jciv Cy)pog>aYoUvTa<;.

Que Ton ne doit pas rompre le jeûne le jeudi de la semaine sainte, et déshonorer par là toute la quadragésime ; mais que Ton doit jeûner en mangeant peu durant toute la xérophagie de la quadragésime.

Dans Gratien, dist. III, De consecratione, can. 8.

Can. 51.

''Oti ou Set £V T^ TsaaapaxoffTîj [jf-apTupcov ysvéÔXta airtTeXstv, àXXà twv aY^wv [JLapTU p(ov jji.viQ(ji.aç luotetv sv TOtç (7a66aTOt^ xai Iv Tatç xup taxai ç.

Que pendant le carême on ne doit pas célébrer de natalitia des martyrs, mais on doit rappeler le souvenir des saints martyrs, les samedis et les dimanches (de la quadragésime).

On voit la raison de la restriction émise dans la seconde partie de ce canon : c'est que, le samedi et le dimanche, le service divin se célébrait en entier. Voy. plus haut le canon 49.

Can. 52.

''Oti ou Seî iv tyJ Teaaapaxotyxïj 7«{J!.oü(; ^ ^evsOXta eTiiTeXsiv. Que pendant la quadragésime on ne doit célébrer nî mariage ni fête de naissance.

Par les Y^véôXia dont parle ce canon, il ne faut pas entendjej comme dans le canon précédent, les natalitia martyr um ^ mais w^^ les anniversaires de la naissance des princes. Ce canon, de meiû que celui qui précède, ont été renouvelés au vi* siècle, par Mar i » de Braga, en Portugal ^.

1, Canon 48, dans Hardouiu, Coli, conciLf t. iii^ col. 397«

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