‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 265 sur 403 · CONCILE DB LAODICÉE · texte numérisé non relu

CONCILE DB LAODICÉE

Ce canon a été inséré par Gratien dans causa XXXIII, quaestio iv,

Gan. 53.

Que les chrétiens qui assistent aux noces ne doivent pas sauter ni dan- 0 mais assister avec décence au repas ou bien au dîner, comme il convient à des chrétiens.

Gan. 54.

"Ou ol §£t hpOLTVMÙç y\ xXTQptxo'jç Ttvaç ôswpiaç Öewpstv èv '^<X[koi(;^ ri SeCsvoiç, «XXi Tzpo ToO £l(j£p5^ÊffOai TO'jç GufJLsXtxoùç, £Yetp£<ï6ai auTOUç xai ivax^P^^^ £X£t9£V.

Que les clercs appartenant à un rang supérieur ou inférieur ne doivent pas, lorsqu'ils assistent à des noces ou à des banquets, rester pour voir les jeux, mais qu'ils doivent se lever et sortir avant que les jeux commencent.

Le concile in Trullo (c. 24) a rendu une ordonnance analogue ; ce canon a été Inséré par Gratien, dist. V> De consecratione^ c. 37.

Gan. 55.

'Oti oi â£t t£paTtxoùç -»^ xXiQptxoùç £X (7U[ji.êoX^'ç (yüfj.TCOdia ctiteXsiv, àXX'

Que les clercs appartenant à un degré supérieur ou inférieur, de même qaeles laïques, ne mettent pas en commun de l'argent pour célébrer ensuite des banquets»

Ce canon a été adopté par Martin, évêque de Braga^, et par Gratien, dist. XLIV, c. 10.

Gan. 56.

Oti oi Ssr TîpfiŒOuTépou^ %po TYjç siaoSoü Tou sxKyxoTcoü £i<7t£vat xat xaÖ£- ^«îôat £v T(p ßr^i^ÄTi* àXXa [jl£T« zoX> sxiaxoTuou eiatévat, ttXvjv et (avj àvû)[Jia-

^^ \ «XO§Y)(J!.OÎ 0 èlClUXOTTOÇ .

Qiie les prêtres ne doivent pas entrer et s'asseoir dans le sacrarium J^^ntque Tévêque ne soit lui-même entré. Ils ne doivent entrer qu'après *^^que, à moins que celui-ci ne soit malade ou en voyage.

'^ans Gratien, dist. XCY, can. 8.

•^anon 61, dans Hardouin, ColL conciL^ t. m, col. 398,

1024 LIVRB VI

Gan. 57,

*'Oti ou Ssî èv Taîç xwjxatç xal àv xaiç ^((ipatç xaÔtoraaOai £7:1(7)^,5-. àXX« xeptoSsuTaç, touç [xév toi r^âvj lupoxaTafftaÔivTaç , [AigSàv icpax-çc^^ »^ ' YV(0[ji.Yjç Tou eTrtJXOTTOü TOü £v TYj iToXei* (î)(yauT(i)<; Se xat touç TcpsaSuté [ATjSev xpATTÊiv aveu ty}ç y^^P-'O^ '^^^ êxkjxotuou.

Que Ton ne doit pas établir d'évêque, mais bien de simples visite (TiepioSeuTàç), dans les villages et à la* campagne ; ceux qui ont été déià i titués ne doivent rien faire sans l'assentiment de Tévêque de la ville de même, les prêtres ne doivent rien faire sans l'assentiment de révêan

Voyez les canons 8® et 10* du concile tenu à Antioche en 341 de même que le canon 13* du concile d'Ancyre et la seconde partie du 6* canon du concile de Sardique. Le canon de Laodicée ordonne que les chorév^ques soient désormais remplacés par des prêtres d'un rang supérieur qui auront la mission de visiter les paroisses et les prêtres de la campagne ^. Tel est le sens qui a été donné à ce canon par Denys le Petit, par Isidore, par les scoliastes grecs, par Van Espen etdom Ceillier 2, Néander ^ et d'autres ; par contre, Herbst ^ a voulu prouver, que zepioSsüTai ne signifie pas pisiteursy mais médecins, c'est-à-dire médecins des âmes, et il le prouve par des passages empruntés aux Pères de l'Église et réunis par Suicer dans son Thesaurus.

Binterim a parlé en détail des ^^opsirCcrxoxoi ^, et a voulu prouver [''*l que les évèquesde la campagne étaient de véritables évêques pouvant exercer toutes les fonctions de l'épîscopat. Ce sentiment a été soutenu par Augusti ^. Thomassin a, au contraire, distingué deux classes de chorévéques, et il prétend que ceux de la première étaient de véritables évêques, tandis que ceux de la seconde avaient le titre d'évêque sans le caractère épiscopal '^, Hölzer a voulu prouver, à son tour, qu'à partir du concile de Laodicée les chorévéques

1. Nous traiterons dans le Dictionn. d'arc kéoL chrét, la question des chorévéques. (H. L.)

2. Van Espen, op. cit,^ p. 175; D. Ceillier, ffisL génér. aat. ecclés., t. it» p. 733.

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