‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 269 sur 403 · CONCILE DB GANGRKS · texte numérisé non relu

CONCILE DB GANGRKS

9^. Concile de Gangres.

Le concile de Gangres se tint dans la ville de ce nom, métropole . ]g paphlagonie, dans rAsîe-Mineure. On nepeut gnèreen déter-

iner la date précise ; tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'il se tint vers le milieu du iv* siècle *. Ce concile nous a laissé vingt

1^ Synodus Gangrensis, evangelicsß prumulgationis anno circiter 300 celéhrata, expUcata commenta riolis Joan. Quiot. Hœdni, in-4, P.iris, 1560 ; Baronius Annales^ 1590, ad ann. 319, n. 5, 6; Pagi, Critica, 1689, ad ann. 360, j 11 ; Bini, Concilia^ 1 618, t. i, col. 383-389 ; Conc, reg. y 1644, t. ii, col. 493 ; Labbe Concilia, 1671, t. n, coL 413-434,- W, Gundling, Annotationes in Conàlii Gangrenais canones viginti/m-S, Altorfii, 1695 ;Hardouin, Conc, coll., 1700, 1. 1, col. 529; S. Schvegvigius, De concilio Gangrensi, in-4, Gedain, 1721; Côleti, Concilia^ 1728, t. n. col. 423 ; D. R. Ceillier, Hist, génér. des aut, eceUsiastiques, 1733, t, iv, p. 734-743 ; 2« édit., t. m, p, 514-518; Duguet, Conférences ecclésiastiques ou dissertations sur les auteurs, les conciles et la discipline des premiers siècles de l'église, iii-4, Cologne, 1742, t. n, p. 428-462; Mansi, ConciL amplis s. colL, t. ii, col. 1095 ; Pitra, Juris écoles, grxcor. hist, etmonum., 1864, t. i, p. 487-493; H. M. Gwalkin, Studies of arianism, iij-8, Cambridge, 1882, p. 185 : Date oftke Council of Gangra; F. Loofs, Eustathius m Sebaste und die Chronologie der Basilius-ßnefe, in -8, Hall, 1898, p. 83 ; halencyklopadie fur protestantische Theologie und Kirche, Z* édit., 1898, t.T, p. 628, lign. 24-44, une la date du concile en 340 ; Braun, dans Historisches kkrbuck d, Gôrresgesellschaftt 1895, t. xvi, p. 586 sq., adopte la date 343. Socrate, ffist. eccles.^ 1. II, c. xliii, et Sozomène, Hist, eccles., 1. III, c. xiv; lY, c. XXIV, ne mettent pas en doute que les euslathiens condamnés par le concile de Gangres étaient les partisans du célèbre chef de la faction semi- »ienne, Eustathe de Sébaste. Cette îdeniifîcation, mise en doute par Baronius etqueiques autres historiens, paraît aujourd'hui bien assurée depuis la démonstration que les éditeurs mauristes de saint Basile et Néander en ont faite. Tandis que Socrate adopte pour ce concile une date postérieure à 360, Sozomene préfère le placer avant le concile in encœniis de 341. La dernière ^' ces deux dates est plus acceptable, car Sozomène a eu des rapports assez 'WTis ^vec le parti semi-arien. Quoique le concile de Gangres ait compté yize évêques sous la présidence d'un certain Eusèbe, nous ne pouvons iden- ^"ßi'ces noms avec certitude, faute d'avoir la liste des sièges épiscopaux repré- •^'•s. Cependant, en labsence de la formule âx Biaçoptov àîcap^^tûv, nous pou- "^8 supposer qye ^^^g (.çg sièges appartenaient au diocèse du Pont dont l'é- ,^^ était considérable. En ce cas, et en adoptant la date 340, nous pour- ^^ admettre naturellement la présidence d'ËUbèbe de Nicomédie. En ce cas, '*goipe serait Tévêque de Nazianze (évêque depuis 329 ou 334 d'après L. Mon-

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canons et une lettre synodale adressée aux évêques de l'Armé '

Cette lettre nomme les évêques Eusèbe, iElian, Eugène 01 ^ ^ pe, Bitynique, Grégoire, Philète, Pappus, Eulalius, Hypat* Prohœresius, ßasile et Bassus ; mais elle ne mentionne pas L ' diocèses. On trouve quelques autres noms dans certains manuscr't de la traduction latine de Denys le Petit en particulier, et bi certainement par erreur le nom d'Osius de Cordoae, Les manu crits grecs, plusieurs manuscrits latins et la Prisca^ ne portent pas son nom 2 ; en outre, Osius était mort à l'époque du concile de Gangres ^. C'est donc bien à tort que Baronius ^ et Binius^ ont prétendu qu'Osius avait présidé le concile au nom du papecar, en supposant que ces manuscrits latins n'aient pas donné

tant, lievue critique de quelques questions historiques se rapportant à saint Grégoire de Nazianze et à son siècle^ in-8, Paris, 1898, p. 10). A Philippopolig nous ne renc ou Irons que dix évêques (en com plant Maris de ChaJcédoine) appartenant au diocèse du Pont ; il n'y a donc rien d'excessif à supposer que leur nombre put s'élever à treize ou quatorze évêques. Nous pouvons identifier sans peine parmi eux ßasile d'Ancyre, Prohaeresius de Sinope, Philète deJuliopolis ou de Cratia, Bithynique de Zela ; peut-être encore Hypate de Gangres», Bassus de Carrhss dans l'Usrhoène (?) et Eugène d'Euc^rpie, un des signataire» de Nicée, enfin Ulympius d'Aenos, bi, avec les Ballerini, on préfère l'hypothèse et la date de Socrate, on prendra comme président du concile Eusèbe de Césarée-Mazaca (362-370) et le choix sera facile paimi les signataires des conciles d'Ancyre, de Séleucie, de Constaolinople, de la lettre des semi-ariens à Libère, des pétitions à Jovien et de l'encyclique aux Italiens. Sur un total de 250 noms, 70 au moins appartiennent aux diocèses du Pont et cependant les identifications sont lares et peu probables; tout au plus proposera -t-on les noms de Eugène de Nicée, Eulalius d'Amasee, uu Bassus dont le siège est inconnu et un Grégoire, En tout quatre ou cinq coïncidences M. Keynolds, dans Diction, ofckriU. biogr,, art. Eusebius ofSamosatUy ûxe la date du concile en 372 ou 373 sous la présidence d'Eusèbe de Samosdte. Les différentes identifications qu'il propose sont singulièrement incertaines et invraisembables, tout au plus quatre ou cinq coïncidences, mais rien de certain. Enfin D. Ceulier propose la date 376 avec trois identifications : Basile, H^patius et Olyinp»«^' Si on compare les dates proposées, 340, 365, 372, 376, on trouve qne c'est la première qui réunit le plus de probabilités. Soutenuepar TiUemont,GwatKioe Loofs elle offre uu plus grand nombre d'identifications que les autres hypo ses. La date de 343 est donnée par le Synodicon orientale, p. 278, note 4. (n* 'i

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