‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 273 sur 403 · CONCILB DE GANGRES · texte numérisé non relu

CONCILB DE GANGRES

Gan. 5.

fîÏTtç Swaffxot Tov oîxov Tou @£ou £'JxaTa(ppov75TOv sîvat, xal tojç èv auT$

Si quelqu'un enseigne qu'il faut mépriser la maison de Dieu, de même ^ [es réunions qui s'y tiennent, qu'il soit anathème.

pans Gratien, dist. XXX, c. 10*

Can. 6.

EÎTW Tzcupoi ty;v èxxXigŒiav tâia exxXYjaiàÇoi, xal xaiafpovov tyJc ex^Xv;-

ute 'Tôt 'ciîç 'ExxXvjŒiaç èôeXot TupaTTSiv , [jlyî auvovioç xou TcpeaêuTepou xaTOC vywiAtjV T<5^ eTüKTXOuou, (ivaÔ£(xa eo-Ttù.

Si quelqu'un, s'écartant de l'église, tient des réunions privées, et, méprisant l'Eglise, veut faire ce que seule elle a le droit de faire, sans la présence du prêtre agréé par l'évêque, qu'il soit anathème.

Ce canon a été inséré dans Gratien, dist. XXX, c. 11.

Ces deux derniers canons défendent les réunions liturgiques privées. La lettre du concile de Gangres dit que, par orgueil, les iieustathiens se regardaient comme les saints et les purs, et ne se mêlant pas au reste des fidèles, se réunissaient entre eux pour célébrer leur liturgie. D'après les points 9, 10 et 11 de cette même lettre synodale, les eustathiens s'abstenaient de l'assistance aux offices communs, célébrés par des clercs mariés» Ces mots du 6* ca- Don:« ^Yj auvivTOçTOuxpeaéuTepouxaTà -^^^iùilt^^ toü èTciaxoTCOu» pourraient faire croire que, dans leurs réunions privées, les eustathiens n'adlûettaient pas de prêtre ; il est cependant plus probable, puisqu'ils ne rejetaient pas le sacerdoce en lui-même, mais seulement les prêtres •^^ariés, que les eustathiens comptaient dans leur secte des prêtres *yant renoncé au mariage et célébrant le service divin dans ces féunions privées. Le texte du 6^ canon n'infirme pas cette opinion, •^^r cette addition, xam y^^I^^^ ^^^ èiciaxouou, tend, au contrai- % 3 prouver que les eustathiens avaient leurs prêtres exerçant '8 ministère sans la permission de l'évêque. Balsamon, les commentîiteurs grecs et Van Espen ^ ont interprété ce canon dans ce sens.

^' Van Espen, Commentar., p. 132.

Can. 7.

Et Tiç xapiuofôptaç èxAXTfjataaTixàç iHXoi Xajxêaveiv, vj §iS6vat|t [AT) |X£T« Y^^l^'OÇ aifoû èGéXot -xpaTTSiv, àvaosfxa sotû).

Si quelqu'un veut recevoir ou donner les fruits offerts à TÉdise ' dépendanament de TÉglise et sans Tassentiment de l'évêque ou de ce] ' qui est préposé à ce service, ou s'il ne veut pas le faire avec lagréni de celui-ci, qu*il soit anathème.

Can, 8.

El Ttç SiSoi v^ XafjLêavoi xapTcoooptav luapexToç tou Ixktxotcoü, ^ tou bnç- TaYlAsvou SIC ûlxovo[JLtav einouaç, xal 6 êiSouç, xal o Xa[>.6àvwv, àvaÔEu^

ÏGXtù*

Si quelqu*un donne ou prend pour lui, sans l'assentiment de l'évêque ou de celui qui est chargé par l'évêque de l'administration des dons provenant de la libéralité, une semblable oblation de fruits, celui qui donne et celui qui reçoit seront également frappés d'anathème.

Voyez, au sujet de ce canon, le quatrième point de la lettre du concile de Gangres, le 4* canon apostolique et le 24* canon du concile d'Antioche tenu en 341.

Can. 9.

Et Tiç -irapôeveuot y) k'^y.paieûoiio ^ ù>q av ßSeXuxTWv ovtwvtöv ^a\km ava- ^cùpi^ffaç, xai {xyj Si ahxo xb xaXbv xal a^iov tyJç xapÔevtaç, àvaosfxa sorw.

Si quelqu'un vit en dehors du mariage ou dans la continence par mépris pour le mariage, et non pas à cause de la beauté et de la sainteté de la virginité, qu'il soit anathème.

Can. 10.

Et Ttç T<3v xapÔeveuovccov Sià rbv Kupiov, KaTSxatpot-co töv ifeYût[Ail*°^^ ' [àv«6e{jLa Iffxco.

Si quelqu'un de ceux qui s'abstiennent du mariage à cause du ooig se montre plein d'orgueil vis-à-vis de ceux qui sont mariés, quil^o thème.

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