Herbst, dans Tub. theolog. Quartals, y 1823, p
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m une feronf^^ abandonne son mari et veut se séparer de lui par mépris l'état de mariage, qu^elle soit anathèrae.
Yoyez le premier point de la lettre synodale. II est évident, et ^ Espen Ta reconnu, qu'il ne s'agit pas ici du divorce propre-
e0t to (^ {finculo), mais de la séparation de corps [quoad thorum). jijjjjporte peu de savoir si cette séparation avait lieu du consente- -jgjit mutuel, car elle était radicalement viciée, fondée qu'elle était sur cette erreur que l'on trouve rapportée dans la lettre synodale, que celui qui était marié ne pouvait pas aller au ciel. On ne îlpeatdonc pas arguer de ce canon contre la pratique ordinaire de l'Église catholique. Lorsque celle-ci permet à l'un des conjoints Je renoncer, du consentement de l'autre, à l'état de mariage pour entrer dans l'état ecclésiastique ou la vie religieuse, ce n'est pas que le mariage soit une chose mauvaise, mais c'est à cause de la Supériorité de la continence.
Gratien a inséré ce canon, dist. XXX, c. 3, en suivant la traductioB fautive d'Isidore: celui-ci suppose, à tort, qu'il s'agit dans ce canon de soluto vinculo conjugali.
Can. 15.
EiTiç xaTaXtfJLTvavoi xà eauxou xexva, xat [ayj T€xvoxpOfot, xal xo offov ex' «kwicpoç Ôsocéosiav tt^v Tupodrjxoüo-av àva^ot, àXXà xpoi^ao-si x^ç àcxiQO'swç i[iûoiY3, àvaÔsfJL« eaxo).
Si quelqu'un abandonne ses enfants et ne les élève pas, s'il ne leur inspire pas, autant qu'il est en son pouvoir, la piété qui leur convient, mais \ sous prétexte d'ascétisme, il les abandonne, qu'il soit anathème.
Ce canon a été inséré dans Gratien, dist. XXX, c. 14.
Gan. 16.
Eîtiva x£xva Yové(ov, iJLa>a<Txa xwxöv, ava/öpoiY) xpofdîffsi ÔeoasSeîaç, -mi 1^'l^v xaôi^^xouaav xt{XY)vi xoîç Y^veuaiv dcxovéjxoi, icpoxt[JLW(ji.£vyjç StqXovpxi %<x^* «notç x^ç ôeocreSetat; , àva6£[^.a êffxo).
l^orsque des enfants, particulièrement des enfants déparants chrétiens, ^s abandonnent sous prétexte de piété, s'ils ne leur rendent pas Thonneur l'^leur est du, supposant que, par là, la piété des parents n'en sera que f^^txi honneur, qu'ils soient anathèmes.
Not:
fe traduction montre que ces mots : xpoxiiAWfjLsviQç SiqXovôxi xap '
ahxoXqxrjq SeoaeSetaç, « supposant, que, par là, la piété des par n'en sera que plus en honneur,» est le raisonnement des eistathi pour se dispenser de rendre à leurs parents l'honneur qui i * était dû. C'est ainsi qu'agissaient les pharisiens dont Jésus-Ch ' a dit dans saint Matthieu (xv, 5-6) : Quiconque dit à son père et à mère : c'est en me destinant au temple que je pourrai vous assist celui-là n'honore pas son père et sa mère : vous affaiblissez Tord ' de Dieu par vos maximes.
Ce canon a été inséré par Gratien, dist. XXX, c. 1.
Eï Tiç yuyaiy.(ù)f 8tà voiAtÇofjLSVYjv aaxr^atv àxoxstpoiTO tag )c6{j!.aç, açlBcoxev
àvaôe[Jt.a eaTM.
Si, sous prétexte d'ascétisme, une femme se coupe les cheveux que Dieu lui a donnés pour lui rappeler sa dépendance, comme pour se soustraire par là au précepte de cette dépendance, qu'elle soit anathème.
Saint Paul regarde les longs cheveux des femmes comme un voile donné par la nature et un signe de dépendance à l'égard de l'homme : or, beaucoup d'eustathiennes ne voulaient pas, ainsi que le concile nous l'apprend, accepter cette dépendance et abandonnaient [787] leur mari ; en outre elles se coupaient les cheveux.
Un ancien proverbe dit: duo si faciunt idem^ non est idem*J)dins l'Église catholique, les femmes et les vierges qui entrent en religion se font couper les cheveux, mais leurs motifs sont très diiférents de ceux dont les eustathiennes s'inspiraient. Les religieuses ne gardent pas leurs cheveux, parce que peu à peu la chevelure des femmes est devenue une parure et une condition de la beauté ; les eustathiennes, au contraire, ne voyantdansles longs cheveux qu un signe de dépendance de la femme vis-à-vis du mari, et voulant abandonner le mari et l'état de mariage, se coupaient les cheveux . Gratien a inséré ce canon, d'après la traduction inexacte d'Isidore, dans dist. XXX, c. 2.
Can, 18.
Et Ttç 5tà vofjLiÇôixevTQV aaxvjatv ev tyj xuptax^ vvjtneuot, àvaÔ£p.a e^rrû)»