M. Coppieters, op, cit.^ p
5. Auteurs favorables à Topinion qui rapporte Act,, xv, et Gai., n, 1-1^> *" même événement : K. Schmidt, Apostelkon\^ent, dans Real-encyhlopadie Jitr prot. Tkeol und Kirche, t i, p. 703-711 ; Th. Zahn, Geschickte des neutestamentL Kanons y t. ii, p. 431 sq. ; Der Brief der Paulus an die Galatert 1^ | p. 109 ; H, Wendt, Die Apostelgeschichte^ in-8, Göttiogen, 1899, p. 255 sq.; F. Sieffert, Der Brief an die Galater, Göttingen, 1889, p. 75-125 ; J- Thomas, dans la JRev. des quest, histor., 1886, t. xlvi, p. 400-460 ; J. Knabenbaucr, Commentarius in Actus Apostolorum, in-8, Paris, 1899, p. 278 sq. — Au * qui placent lei faits consignés dans Gai., ii, avant k réunion de Act«,
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rtd'écartei' les divergences entre Act. et Gai. afin de défendre Tauthen- . jfé du décret. « La majorité des exégètes et des historiens de l'âge apostolique reconnaissent aujourd'hui, comme jadis, que les deux narratioDS visent les mômes événements. Et en effet, de part et d'autre, ce sont les mêmes partis qui sont en présence, les mêmes chefs qui délibèrent, ç'gst la même solution principale. La réunion a lieu à Jérusalem, et les circonstances de temps se répondent dans les deux narrations. Cette opinion, à notre jugement, est absolument certaine *. » Les divergences entre les deux récits ne sont pas moins certaines, mais suivant la juste remarqae de M» IL Iloltzmann, « chez ceux qui connaissent suffisamment l'état de la question, il n'y a de controverse que sur ce point seulement : les divergences, du moins certaines d'entre elles, prennent-elles les proportions de véritables contradictions et nécessitent -elles« la conclusion que le récit de Paul est retravaillé et changé dans les Actes, ou plutôt, les deux narrations se concilient-elles par le point de vue différent auquel se sont placés les auteurs : chez Paul, désir de montrer son autorité personnelle et son indépendance apostolique ; chez Luc, préférence pour les grandes scènes et les solutions officielles ^ ? » L'observation nous paraît fondée, les deux exposés d'une même situation se concilient par le point de vue différent auquel se sont placés les auteurs. Paul écrit au fort de la
Y, Weber, Die Abfassung des Galaierbriefs vor dem Apostelkonzil, iii-8, Ravensburg, 1900 ; J. Bel se r, Einleitung in das Neue Testament, in- 8, Freiburg, i901, p. 'i38. — F. Chase défend l'aulhenticilé en interprétant les quatre prohibilions de pratiques idolâtriques ; G. Resch en transformant le décret en catéchisme moral. — Rîlsclil a supposé le décret anlidalc et porté en l'absence de Paul; WeîzsÂckcT, Das apostolische Zeitalter^ Freiburg, 1892, p. 180, place le décret à la suite de l'incideiil d'Antioche ; Mac GIffert, Ilislory of christianity w the apostolic Age, în-8, Edinburgh, 1897, p. 21o sq , le fait dater après 'e dépaitde Paul et Pierre de Jérusalem, mais avant l'incidenl d'Antioche dont lUuraît été la cause. A. Harnack, Das Apostoldekrel, dans Sitzungsberichte, 1899, t. I, p, 168-169 ; Lukas der Artz^ der Verfasser des dritten Evangeliums ^id der Apostelgeschichte, in-8, Leipzig, 1906, p- 91, fixe le décret une dizaine flannées plus tard, immédiatement avant le retour de Paul après son troisième ^^yage apostolique. G. Sommer, Das Aposteldekret y p. 10-11, ne donne aucune fixation chronologique. Oort, dans Theologische Tijdschrift, 1906, p. 12, préfère beaucoup à l'origue palestinienne du décret une origine asiate, alexaudrine ou corinihienne A. Seeberg, Die beiden Wege und das Aposteldekret, p. 71 sq., »oit que à l'époque où Luc composait les Actes le décret était déjà interpolé, ^'fut inséré par lui sous cette (orme, — Enfin, H. Holtzmann, Die Apostelges^ ^^îchte, p, loi; G. dornen, Paulus^ sein Leben und Wirken^ Giessen, 190'i, ^^■248; E. Schurer, dans Theologische Literaturzeitung, 1906, p. 406-407, nient 'Whenticité du décret,
^. M. Coppieters, dans la Hevue biblique, 1907, p. 230-231.
2' Holtzmann, Apostelgeschichte, in-8, Tubingen, 1901, p. 101.
polémique, pour défendre son autorité et son indépendance. Il n^ g» cupe pas de prohibitions indifférentes à la question essentielle qui çg|. i reconnaissance officielle de sa mission et la sanction de son évano-ile n qui domine la discussion à ses yeux c'est la double décision prise : abro galion de la Loi pour le païen converti, reconnaissance de l'évangile de 1 Gentilité par les grands apôtres. Luc écrit quand la controverse a pris fin Il se préoccupe de donner un précis méthodique des événements qui Ten^ cadrent. N'ayant pas pris part à la polémique il ignore peut-être sa viva* cité; quoi qu'il en soit, il sait fort bien que Jacques parlait sur la question juive d'une façon un peu différente de celle de Pierre i. Il n'y a donc pas de contradiction évidente entre les deux narrations ; les quatre stipulations du décret peuvent se concilier avec le récit de Tépître aux Galates
1. Hai'uack, Lukas der Artz^ p. 92 ; Goppieters, op. cit,, j», 236.
IL Legleucq.