Litt. : bestiale
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LE CONCILE APOSTOLIQUB d'aNTIOCIIE 1077
lis se sont rassasiés de porc et ils ont laissé les restes à leurs petits ^. Cembläblement encore il n'est pas défendu aux chrétiens de manger le
•ggon à coquille et sans écailles ^ ; cela signifie encore, au sens spirituel que (les chrétiens) doivent rejeter ^ leur cœur intelligent comme (ils
ettent) la coquille (du poisson) lequel figure les enseignements de la
îérité.
j go Que les chrétiens ne s attacheraient pas à l'argent *, le Seigneur
vant dit : « Ne vous thésaurisez pas des trésors sur la terre, où le ver et
la rouille (les) anéantissent ^, » et surtout (ne thésaurisez pas) par les moyens injustes, car il est écrit : « Personne ne peut servir deux maîtres
et vous ne pouvez pas servir Dieu et Mammon 6. »
j 70 Que le chrétien ne serait pas incliné à la gourmandise, fuirait les théâtres licencieux et ne jurerait pas avec précipitation, le Seigneur ayant ilitde « ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce qu'il est le tr<^ne de «Dieu, ni par la terre, parce qu'elle est l'escabeau de ses pieds, ni par Jéru- «saleffi, parce qu'elle estlaville du grand roi » ; et, ne jure pas par ta tète, parce que tu ne peux faire un seul cheveu blanc ou noir ; que votre discours soit : oui, oui ; non, non ; le surplus vient du malin '^.
« 8^ Que tout chrétien fuirait la bouffonnerie s, les discours honteux et le blasphème 0. et toutes les habitudes païennes qu'ils se garderont d'imiter, pour que les faibles ne soient pas trompés.
« 9^ Que le chrétien ne mangerait pas le sang, mais s'abstiendrait du sang et des bêtes étouffées et de la fornication'iö.
« Ils portèrent aussi quatre-vingt-cinq canons par Tentremise de Clément sur divers sujets'*^. »
Une simple lecture de ces canons provoque deux remarques. La première c'est que leur composition les distingue de tous les autres canons, ce sont plutôt des centons de phrases du Nouveau Testament ; la deuxième
1. Ps. XVI, 14 : è)r,opTà<x6ïiffav uetwv xal âçr^xav Ta xaràXoma xoT; viqxc'wc auxwv.
2. Cf. Levit., XI, 10 ; Beut., xiv, 10 ^tous les manuscrits portent le singulier tivûffTpaxoÔEpjjLov xal àXsTrtÔwTov êx^'^v- Bickell et de Lagarde l'ont remplacé par Bo génitif pluriel, sans doute par raison grammaticale).
3. Tous les rass. portent àwoêaXXoiJLsvouç ; Torrès a imprimé àwoôàXXeffOai ; enfin «itoSaXXojievöv est une mauvaise lecture de Hickell.
i I Tim., VI. 10.