‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 295 sur 403 · Act., rv · texte numérisé non relu

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nent d'Antioche et il estime qu* « ailleurs on n'aurait eu aucun intérêt * gratifier Antioche d'un concile apostolique » ^. M. Lejay pense que le chn* d'Antîoche avait, « pour le faussaire, l'intérêt de la vraisemblance presque, de la logique, II voulait définir le christianisme ; il devait d' ' bord énoncer le nom de chrétien, comme il Ta fait ; il était dès lors amen<i à se rappeler le récit des Actes, Du même coup son œuvre trouvait un point d'appui dans la tradition. Soyons sûrs qu'il n'a pas eu d'autre raison pour localiser son concile à Antioche ^. » Le même critique, qui fait descendre la rédaction des canons jusqu'au iv* siècle 3, se montre disposé à les faire rédiger en Palestine 4. « Mais, dit M. F. Nau, que les canons aient été composés à Antioche ou en Palestine, c'est une question secondaire, qui dépend surtout d'hypothèses subsidiaires ^. »

Quant à la date des canons d'Antioche — puisqu'il n'est pas question de concile — elle est fort contestée et généralement abaissée jusqu'à la deuxième moitié du iv* siècle. On s'est basé pour arriver à ce résultat sur deux indices chronologiques. J. W, Bickell a considéré le canon 4« comme un écho de la controverse des images. Ce canon prescrit aux fidèles de tailler l'image et de dresser la stèle du Christ, avxEiKovfÇetv Tr,v oTYjXvjv 'Ii^ffoy XpiffToO âvTtxpy Tôv ecoeoXcov. Grégoire de Pessinonte, en 787, au II* concile de Nicée, interprétait ces paroles dans le sens littéral, mais MM. Harnack, Lejay et Nau n'hésitent pas à y voir une métaphore. La stèle dont il est question, c'est Jésus-Christ, dont la conception divine permet de dire que c'est une colonne qui n'est pas faîte de main d'homme àxsipoTrotVo;. Il y a dans cette comparaison une réminiscence probable du texte de la V^ aux Corinthiens : ii Trétp« Se r,v ô XpKrxoç ^. Une métaphore en a amené une autre par l'opposition entre cette colonne achéropoiète et les images des idoles dont le psalmiste nous dit : opéra manuum hominum '^. Il n'est pas question ici de la controverse des images, le canon peut donc être reporté à une époque antérieure à la querelle iconoclaste.

Le deuxième indice chronologique se trouverait dans le canon 1" qui décrète que ceux qu'on appela « galiléens » après la mort du Christ porteront le nom de chrétiens. Le protestant Jean DaîUé avait, on s'en souvient, argué contre l'antiquité attribuée par Torrès à ses canons que le

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