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/. Sur le lieu où se tint ce concile ; cf. p. 162, note 2. Privai us fut condaiuné ^pour des fautes nombreuses et graves ». S. Cyprien, Episf , ux, 10.

^' Etil faut tenir compte en outre des absents^ des \a('aneej> de sièges, etc.

^' Les chiffres ainsi obtenus peuvent être considérés comme différant à peine des chiffres de la période précédente; en effet, l'cpiscopat de saint Cy- Fien n*a duré que neuf ans et il a été trnversé p.ii* les persécutions de Dèccet * Valerien qui ne permettaient guère la fondation de nouvelles églises ; cf. 3. Leclercq, L'Afrique chrétienne^ in-8, Paris, 1904, t. i, p 170-174.

^". On ne saurait arguer de la présence des évêques des provinct^s de Proinsulaire, Numidie et Maure la nie au concile de 256 ; ils se retrouveront à des CONCILES — I — 69.

APPENDICE in

prien, s'étend au loin ; elle a encore la Nuinidie et la Maurétanie attacK' à se» flancs » ^ et pendant toute la période que nous étudions ici, on t)p dire que c'est uniquement la géographie qui décide du groupement H Eglises.

Donatus étant venu à mourir, Cyprien fut élevé à l'épiscopat a par i jugement de Dieu et la faveur du peuple » 2, dans les premiers moi de Tannée 249 3. L'élection fut presque unanime, ce qui permet d'induire que la vacance du siège fut de peu de durée. Cependant malgré la démarche de l'élu qui se déroba d'abord « par humilité, cédant la place à de plus anciens et se jugeant indigne d'un si grand honneur » 4, une cabale se forma contre lui. Elle prenait son mot d'ordre de cinq prêtres que nous rencontrerons sur la brèche chaque fois que l'évê«« que sera menacé ^. Toutefois il semble que leur mauvais vouloir devait se briser conti'e l'aCTeclion manifestée par les fidèles à leur évéque. « Les portes de sa maison, nous apprend Pontius, étaient assiégées par de nombreux frères, et toutes les issues en étaient surveillées avec une affection inquiète... On pouvait voir tous les autres en suspens, dans l'anxiété de l'attente ; et, à son arrivée, on Taccueillit avec enthousiasme ^. »Une scène spontanée de ce genre serait de nature à nous donner une idée inexacte de la valeur morale de la population chrétienne en Afrique aux abords de l'an 250. Elle ne nous préparerait pas à comprendre Tapostasie presque générale qui allait se produire et dont les conséquences occuperont l'épiscopat presque entier de saint Cyprien et six des conciles convoqués par ses soins. Saint Cyprien a décrit lui-même la profonde misère morale qu'il importe d'avoir toujours présente à l'esprit en étudiant les discussions des conciles de Carthage. « Chacun, dit l'évêque, s'applique à accroître sa fortune. Oubliant ce que les chrétiens ont fait jadis à l'époque des Apôtres

conciles postérieurs de Carthage, alors que les groupements provinciaux seront déûnitîvement tracés ; par exemple, au concile de A 19.

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