‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 318 sur 403 · Ä^, LXVII · texte numérisé non relu

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l'Kglise 1 ?» De cot le phrase, dil ^I. P. Monceaux, allait sortir l'or qui troubla, pendant deux années au moins, l'horizon du monde chréii Rorne et Garthage, animées de sentinjents amicaux jusqu'à ce moment n sèrent à l'hostilité déclarée et violente. L'unité faillit y sombrer. La co troverse baptismale survenait au plus mauvais moment. Peu après leco eile de 254 qui avait signalé le dissentiment naissant entre Gyprien et Ktienne, Gyprien reçut coup sur coup deux lettres de l'évêque de Lyon Fauslin, qui lui signalait l'attitude schismatique de l'évêque d'Arles, Marcien, allié à Novatien dont il appliquait rigoureusement les principes en matière de réconciliation des lapsi, Faustin et ses collègues avaient appelé l'attention du pape Ktienne sur ce scandale, mais en vain. A leur tour suivant l'exemple des fidèles espagnols, ils s'étaient adressés à l'évêque de Gartbage. Celui-ci prit fait et cause contre les Ar lés i en s. Il écrivit au pape une lettre pressante et sévère dans laquelle il lui rappelait son devoir strict d'écarter ^larcien et de faire observer les décisions rendues jadis par les papes Corneille et Lucius ses prédécesseurs ^. Le ton de la lettre n'était guère fait pour agréer à un homme qui paraît avoir été, dès le début, mal disposé, et ce fut sur ce malentendu qu'éclata la querelle baptismale. Le concile annuel (ou bisannuel) ^de Garthage se réunit à l'automne de 255. Gyprien exposa devant trente de ses collègues la question contenue dans la lettre de Magnus, rapportée ci-dessus, une autre lettre due à dix-huit évêques de Numidie ^, une demande d'explications d'un évêque de Maurétanie, nommé Quinius 5. C'était de toutes parts que semblait surgir cette question du baptême très complexe et capitale. Elle sortait presque nécessairement de la situation faite à l'Fglisepar l'effervescence hérétique qu'on constate durant le ii® siècle et la moitié du m* siècle. Une multitude de fidèles se laissaient engager dans des erreurs spécieuses, ou bien des païens incapables de discerner la vérité totale d'une vérité incomplète s'agrégeaient à une secte hérétique comme à une émanation du christianisme. Mais il arrivait que soit dégoût, soit lassitude, soit effet de la grâce divine, l'illusion ne durait que peu de temps et les adhérents sollicitaient leur retour ou leur entrée dans l'Eglise chrétienne. Le traitement qui leur était applicable variait nécessairement suivant qu'ils appartenaient à la première ou à la deuxième catégorie ^. Les premiers étaient assimilés aux grands coupables : adultères, apostats, etc., dont le pardon exigeait une pénitence plus ou moins austère et prolongée. Les seconds

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