piSt,, LXIX
5. Episl., LXIX, 1, 17 ; lxx, 1 ; lxxi, 3, 4 ; lxxii, 3 ; lxxiii, 3, 13, 26 ; i-«*^^' 8. Cf. Hoensbroech, Zur Auffassung Cyprians von der Ketzertaufe, dans ^*' ' schrift f kathoL Theol. 189», p. 737 sq. ; Ernst, Zur Äuff'assung Cyprians von der Ketzertaufe ^ dani> la même revue, 1893, p. 79 sq.
CHRONOLOGIE DES CONCILES DE CARTHACE Uli
jg Carthage à Magnus, dix-huit évêques de Numidie se préoccupaient du désaccord existant entre leur pratique journalière et l'usage romain i. Ils voulurent provoquer une délibération et une solution officielle, en conséquence ils adressèrent au concile siégeant à Carthage, en 255, une lettre collective. La réponse du concile fut formelle. Elle recommanda de ge conformer à la coutume d'Afrique 5. La lettre synodale, qui nous a été conservée, est le premier document officiel relatif à la question de la rebaptisation. En tête du document ßgurent deux séries de noms : d'une part, les trente et un signataires ; d'autre part, les dix-huit destinataires. L'étude de ces deux listes est instructive. Presque tous les membres de l'assemblée de 255, à en juger par l'identité des noms, avaient déjà pris part soit à l'assemblée de 252, soit à celle de 254. Au contraire, presque aucun des évêques numides n'avait assisté aux conciles précédents; mais l'on reconnaît parmi eux les huit évêques de Numidie à qui Cyprien, deux ans plus tôt, avait envoyé le produit d'une souscription faite à Carthage^. Ces rapprochements confirment les observations notées plus haut sur la composition des premiers conciles, où ne se rencontraient guère que des évêques de la Proconsulaire, surtout des environs de Carthage et du littoral *. Les Pères réunis à Carthage déclarent que la lettre collective ayant été lue en séance il en a été délibéré. Ils posent des principes conformes à ceux qu'on peut lire dans la réponse de Cj'prien à Magnus et l'influence prépondérante de l'évêque de Carthage sur la décision du concile n'est pas douteuse. Personne ne peut être baptisé hors de l'Eglise 5; c'est ce que doivent prouver les textes de l'Ecriture cités copieusement et les rites du baptême, examinés l'un après l'autre. Ces rites ne peuvent être accomplis par un hérétique ^, car, en quelle manière celui qui n'a pas la grâce pourra-t-il la conférer? En conséquence, il faut s'en tenir à la coutume d'Afrique et imposer le baptême à ceux qui reviennent de l'erreur à la vérité 7. A cette décision se rapporte encore la réponse faite par Cyprien à un évêque de Maurétanie, nommé Quintus, qui l'avait consulté sur des matières analogues ^. Cyprien lui fit tenir une expédition de la lettre synodale en le priant de la faire circuler parmi ses collè-
1. Il est possible, comme le suppose Aube, que cette préoccupMtion eut pour origine l'incertitude du traitement à appliquer aux nova tiens qui rentraient W J'Église. Cf. Epist, lxix, 1.