Epist,^ LXXII
*. P. Monceaux, op. cit., t. ii, p 56. 5. Epist., LXX, 1.
^'Epist., LXX, 2.
^' Epist., LXX, 3.
°- Epist., Lxxi. Cf. A. d'Alès, La question baptismale nu temps de saint vK/ew, dans la Revue des Questions historiques, 1907, t. lxxxi, p H74.
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APPENDTCE ni
giips et y joignit une lettre personnelle dans laquelle on regrette de v * s'affîrraer l'antagonisme encore latent entre Cyprien et le pape Étienn
Annék 256. — Au printemps de cette année un nouveau concile coi> firma les résolutions du précédent et les confirma par lettre au pan Etienne. Aussitôt tout s*envenima. Il nous reste à raconter cette périod aiguè de la crise.
La distinction de deux conciles, l'un au printemps, l'autre à l'automne de l'année 256, s'impose sans discussion. Le concile tenu au printemps réunit soixante et onze évêques ^ et traita, nous dit-on, une foule de questions 2. L'une dentre elles était capitale et elle remplit la plus grande partie de la lettre synodale. On sentait de plus en plus la nécessité de former un parti coiupact et les évoques d'Afrique montraient de la bonne volonté. Le concile de 254 n'avait réuni que trente-sept évêques ; le con* eile de 255, trenle-et-un seulement ; mais en 256, au printemps, on se trouva soixante et onze, à Tautomne on sera quatre-vingt-sept. Les soixante et onze Pères réunis à Cartliage approuvèrent sans réserve le décret promulgué par la précédente assemblée: « Nous avons décidé qu'il nV a qu'un seul baptême ; que le droit de le conférer appartient à l'Église catholique ; que, par conséquent, doivent être considérés, non pas comme rebaptisés, mais comme baptisés par nous, tous ceux qui, sortant d'une eau adultère et profane, doivent être purifiés et sanctifiés par la vérité de l'eau salutaire ^, » Il fut décidé que cette résolution serait notifiée à Tévêque de Rome, le pape Ltienne, par la lettre synodale.
Cette lettre nous a été conservée. L'en- tête porte ces mots : « Cyprien et tous les autres, à Etienne, leur frère. » Le style est modéré, plus qu'on ne pourrait s'y attendre quand on connaît l'éclat qui suivit. Les Pères de Cartilage se disant avertis de « la gravité et la sagesse » d'Etienne ont cru devoir linformer de la résolution prise en commun parce qu'elle intéresse l'autorité sacerdotale, Tunité catholique et le respect de la volonté divine. Afin de justifier la décision prise relativement au baptême des hérétiques, on adresse au pape une copie de la consultation donnée par Cyprien à Quintus et un exemplaire de la lettre synodale de 255, au^ évêques numides *. Parmi les questions examinées par le concile se trouvait celle du traitement à appliquer aux clercs repentants; il lu*^ décidé que tout prêtre ou tout diacre qui se sera séparé de l'Eglise ou qui aura été ordonné par les hérétiques, ne pourra obtenir le pardon qua
1. Epist., Lxxii, 1 ; Lxxiii, 1. Sur la date de ce roncile, cf. A, AudoUent« Carthage romaine^ p. 494, noie 3.