‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 335 sur 403 · UN CONCILE TENU A SÉLEUCIE-CTÉSIPHON · texte numérisé non relu

UN CONCILE TENU A SÉLEUCIE-CTÉSIPHON

les évêques syriens se prononcèrent avec la plus louable résolution ; ils annulèrent purement et simplement toute la procédure du concile de Séleucie contre Mar Papa, La réaction qui suivit fut modérée. On prit à lâche de ménager le parti qui venait de recevoir cet humiliant démenti et avec la puissance duquel il pouvait être bon décompter. Plusieurs d'entre les plus compromis furent assez heureux ou assez habiles pour se faire offrir une situation plus avantageuse que celle qu'ils occupaient avant la crise. De ce nombre fut Simon bar Sabba. Il parvint à se représenter comme une victime des événements, n'ayant reçu l'épiscopat que par contrainte ; il fut pardonné et maintenu à son ancien rang de premier diacre, mais avec future succession.

Le curieux épisode que nous venons de rappeler se présente à une date peu précise. On a vu que Mar Papa avait survécu douze années à son attaque de paralysie partielle et on sait que Simon bar Sabba, son successeur, fut martyrisé en 341. C'est d'après cette dernière date que M. Westphal a cru pouvoir assigner la date de 313-314 au synode qui condamna Mar Papa *. M. Labourt pense simplement que « le concile s'est vraisemblablement réuni avant 325 y> et il renonce « à essayer de déterminer la date de ces événements en coordonnant les renseignements fournis par des annalistes dont acucun n'est antérieur au xii* siècle » 2.

Un supplément précieux d'information relativement au concile de Séleucie-Clésiphon a paru un moment se trouver dans la xiv* homélie du « sage )) Aphraate. Cette pièce, qui remonte à Tannée 344, est une lettre encyclique adressée au clergé de Séleucie-Ctésiphon par Aphraate devenu évêque 3. Cette homélie contient une description assez fâcheuse de l'Église de Séleucie qui paraît toute remplie de simoniaques, d'avares , d'orgueilleux ^, A sa tête se trouvait un évêque, « notre frère, orné de la tiare ;

UDe réponse apocryptie. On y faisait décider pnr les cvêques syriens dépend<int du patriarcat d'Antioche que le cathoHcos de Séleucie jouirait d*une autonomie absolue et pourrait recevoir en territoire arsacide la consécration patriarcale^ sans être obligé d'entreprendre dans ce but le voyage d'Antioche.

1. Westphal, Uniersuchungen über die Quellen und die Glaubwürdigkeit àev Patriarchalchroniken des Mari ibn Sulaiman^ *Amr ibn Matai und Saliba ihn Jokannan, in-8, Strassburg, 1<J01, p. 60-62, 82-84.

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