‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 336 sur 403 · J. Labourt, op, cit.^ p · texte numérisé non relu

J. Labourt, op, cit.^ p

3. Wright, The ho mi lies ofAphraales, in-8, London, 1869. Traduction alle- "ûande de huit homélies par G. Bickell, dans Bibliothek der Kirchenva ter , de l^halhofer, in-8, Kempten, 1874 ; traduction anglaise de la première homélie ^ans Budge, The discourse^ of Philoxenusy in-8, London, 1894, t. ii, p. clxxv ; 'J'aduction allemande intégrale par Bert, dans Texte und Untersuchungen^ in-8, ^'ÊÎp/igj 1888, t. III ; ti'aduction la'ine intégrale par dom Viwisvti^ à^jx^Patrolo^ ^i^ syriaca, de Grafiin, t. i, Paris, 1894. Cf. Rubens DuaîiI, La littérature sj- ^^dque, p. 226, note 1.

^- Aphraate, édit. Parisot, col. 677,

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mal vu de ses compalrioles, il alla chercher d'autres rois éloignés et le» demanda des chaînes et des liens qu'il distribua dans son pays et dans sâ ville. Il aurait dû plutôt, ce roi, orné de la tiare, demander aux rois ses collègues des cadeaux qu'il aurait distribués aux princes et aux citoyens de son pays et de sa ville, au lieu de chaînes et de liens ^. » Il lançait des excommunications à ses ennemis et tolérait chez ses partisans une conduite scandaleuse. « Si quelqu'un fait le mal, mais a l'heur de plaire aux directeurs de la prison, ils le délivreront de ses chaînes et lui diront : Dieu est miséricordieux ; il te remet tes péchés, entre, viens prendre part à la prière. Mais si on leur a déplu, même légèrement, ils lui disent: Tu es lié et anathématisé par le ciel et par la terre. Malheur aussi à qui lui adresse la parole 2 ! »

Les critiques ont proposé d'appliquer ces textes à différents personnages. Il faut écarter l'hypothèse d'un satrape chrétien mauvais administrateur 3j car il s'agit manifestement d'un membre de la hiérarchie ecclésiastique. Ce membre est même un chef puisqu'il a le pouvoir d'excommunier et jeter le trouble dans les cloîtres; c'est donc un évêque, etlasuscription de l'homélie indique que c'est l'évêque de Séleucie. L'encyclique d'Aphraate est adressée au nom d'un synode dont il fait partie à un autre synode d'évêques, de prêtres, de diacres et de fidèles réuni à Séleucie, probablement pendant la vacance du siège, puisqu'il n'est pas fait mention du titulaire. Ne serait-il pas question ici de Mar Papa ? Un indice très fort inviterait à le croire. La désignation du roi orné de la tiare qui demande à ses collègues lointains des chaînes et des liens dont il charge ses compatriotes coupables de l'avoir repoussé rappelle trait pour trait le recours de Mar Papa aux « Pères occidentaux », les évêques syriens, pour en obtenir Tannulation de la pi*océdure instituée contre lui. Cependant on peut faire à cette identification de graves objections. L'homélie est datée de l'année 344, tandis que le concile de Séleucie ne peut guère dater au plus tard que de l'année 325. Cet intervalle de vingt ans ne cadre pas avec le ton de l'homélie qui semble viser des faits récents. La vivacité qu'apporte Aphraate ne s'explique guère, surtout quand on l'a entendu sept années auparavant, dans la x' homélie prononcée en 336-337, s'expliquer avec le plus grand calme sur des faits analogues à ceux qui inspirent l'ardent réquisitoire qu'est l'homélie xiv®. Les désordres visés paraissent ainsi devoir prendre place entre 337 et 344 ; il ne s'agit donc nullement alors de Mar Papa et du concile de Séleucie, M, J. Labouin propose d'appliquer les textes d'Aphraate à l'évêque Simon bar Sabba, successeur de Mar Papa. Nous n'avons pas à examiner le bien fondé de cette hypothèse qui nous écarte de notre sujet : le concile de Séleucîe-Gtésiphon,

H. Leclercq.

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