Voir plus haut, p. 504, n. 7 ; 505, n. 3 ; 764, n
2. Mansi, Conc. ampliss colL, t. m. col. 707, 710 : Omne concilîum dixit : ^xemplaria fidei et statuta Nicxnae sjnodi, quse ad nostrum concilium per ^eatse recordationis olim prsedecessorem tuse sanctitatis (se. Aurelii]^ qui mter- ^^it, Cœcilianum e pis copum allata sunt,... his gestis inserta marte bunt.., Daniel
La plupart des collections qui coniiennent les actes de ce concile d 419 n'en ont gardé pour la partie relative à la recension de Gécilien que 1a symbole de Nicée promulgué en même temps que les canons, sauf les cinfr collections mentionnées ci-dessus. De ces cinq collections les trois premières ont été mises à profit par Fr. Maassen qui a également utilisé la quatrième pour les variantes ^ Celle-ci est conservée dans un ms. de Vérone ; c*est la « collection du diacre Théodose » 2. Une des sources de cette collection fut une traduction latine d'un recueil qui a pris naissance dans le diocèse d'Egypte. Dans cette collection se ti^ouvaient les canons de Nicée. La traduction des canons n'est pas faite cependant, comme leg Ballerini pouvaient encore le croire, par l'interprète des autres pièces. C'est probablement la version même apportée en Afrique par Gécilience qui n'implique pas la nécessité d'attribuer une origine africaine à ladite version. Vraisemblablement, Cécilien n'a pas été seul, en quittant Nicés à se pourvoir d'une traduction de Toriginal grec. Il est même fort possibh, sinon probable, que la chancellerie impériale aura élaboré une traduction latine officielle des canons et du symbole, et même des actes du concile, en admettant qu'ils aient existé. En tous cas il n'est pas vraisemblable qje chaque évêque de l'Occident ait été réduit à faire sa traduction pour lui seul. Maassen a conjecturé que le traducteur du recueil alexandrin avait pu emprunter la version des canons de Nicée aux actes du concile de 419 qui furent répandus de bonne heure hors de l'Afrique. Quoi qu'il en soit, il faut reconnaître que plusieurs manuscrits de cette version offrent des variantes qui ne peuvent s'expliquer par des accidents de transmission. M. G. H. Turner propose d'y voir des corrections faites à Alexandrie lors de l'enquête ouverte par l'Église d'Afrique sur le nombre et le contenu des canons de Nicée.
La répartition et la numération des canons sont, dans la version de Ce* cilien, les mêmes que dans l'original. La différence la plus considérable entre le texte et la traduction est l'addition suivante dans le canon 6' '.quoniam et urbts Romœ episcopo similis mos est (ÏTzziùr^ xat t<î> ev xj Twiiyj èwaxàiztù ToxJTo (juvr,6£ç £(TTiv) : ut in suburbicaria loca sollicitudme/n gerat 3.
no tarais^ Nicxni concilii professionem fidei vel eius statuta recitavit in conciho Africano.., Aiirehus episcopus dixd : Ildßc ita apud nos habentar exemplana statutorum, quœ tune patres nostri detuleriint,
1. Fr, Maassen. Geschichte der Quellen und der Literatur des canonischen Rechts im Abendlande bis zum Ausgange des Mittelalters, iii-8, Graiz, 1870, t. I, p, 903-909.
2. S. Leonis, Opera, (edit. Ballerini), in-fol., Venetiis, 1757, t. m, col. 581 ; jP. L,, t. Lvi, col. 823 ; Maassen, op. cit , t. i, p 903. Le ms. de Vérone est le seul connu jusqu'à ce joui* qui conlienne la a Collection du diacre Tliéodose». Nous reviendrons sur la collection du diacre Théodose dans un Appendice au tome n.
3. Dans la paraphrase de Rufîn on lit : ut.*, suhurbicariarum Ecclesiarum
La cinquièrae collection, contenue dans le ms. Vatican Î319y a été utilisée pour la première fois par M. C. H. Turner l,
III. Interpretatio Attïci. — Cette version doit son origine à Tincident soulevé, en 419, à Carthage à propos des canons pseudo-nicéens. Les évêques africains proposèrent l'institution d'un comité d'enquête qui solliciterait des évêques de Constantinople, d'Antioche et d'Alexandrie la communication de l'exemplaire officiel des canons de Nicée conservé dans chacune de ces Eglises afin d'entreprendre la collation de V Interpretatio Csecillani d'après ces différents exemplaires. On n*a aucune preuve qu'il ail été donné suite à ce projet relativement à l'Église d'Antioche ; au contraire laréponse des évêques de Constantinople et d'Alexandrie à la consultation des Pères de Carthage nous a été conservée. Uarchiuium de ces deux Églises élabora des traductions d'après les exemplaires qu'elles conservaient. La version que l'évêqueAtticus de Constantinople envoyapar l'entremise des prêtres Philon et Evariste nous est parvenue dans diverses collections 2 :
Ms. de Mayence, aujourd'hui Vatic, Palat. 511 ; ix« siècle (début ?) ; foL 61".
Sylloge Hispana : Ms. Ambr. d'Inspruck, aujourd'hui Vindobonensis kll ; ix-x» siècle ; foL 60*.
Ms. Vindobonensis 21kl (sylloge de Pasch. Quesnel) ; xi« siècle ; fol. 9'.
Collectio canonum Ecclesiss hispanx^ ed, F. A. Gonzalez; Matriti, 1808, col. 169 3 ; édition pour laquelle on n'a fait usage que de manuscrits espagnols qui sont :
Ms. San-Miilan, aujourd'hui Ëscorial ID'^ ; fin du x* siècle.
Ms. Escorial ID^ ; fin du xe siècle.
Ms. Escorial lE^^ ; x-xi« siècle.
Ms. Girone ; xi« siècle.
M s. Madrid (bibliothèque publique) P, 21 \ x-xi* siècle.
Ms. Tolède XV, 16 ; xi« siècle.
Ms. Tolède, XV, 11 ;xi^ siècle.
Ms. Urgel ; x-xie siècle.
Quelques extraits des canons iv, vi cités par Boniface^ évêque de Carthage,
sollicitudmem gerat y et dans la Prise a : ut s ub Urticaria loca et omnem provinciam suam (al. sua) sollicitudine gab er net. La Prisca a été rédigée, comme nous le dirons plus loin d'après V interpretatio Attici et V interpretatio codicis Ingibani, Le passage cité est presque le seul dans lequel la Prisca est indépendante des deux autres versions. Pour le passage cité de Rufin, cf. Fr. Maass en, Der Primat des Bischofs von Rom und die alten Patriarch alkircken, in- 8, Bonn, 1853, p, 100 sq. ; Richter, Kirchenrechi, 6« édit,, cxiv, note 4.
1. Ecclesisß occidentalis monumenfa juris antiquissima, in -4, Oxouii, 1904, t. 1, p. 103.