C. H. Turner, op. cit., t. i, p
3. Réédition des manuscrits peu corrects dans Mansi, Conc. ampliss. coll,^ U IV, col. 407 sq.
au concile tenu dans cette ville en 525, et contenus dans le ms. de Lorsch aujourd'hui Vatic. Palat. 574, ix« siècle ; fol. 119* 'l.
Dans les manuscints de V Interpretaiio Attici la répartition et l'énumération n'offrent guère de différence avec l'original grec. Cette recension exécutée à Constantinoplejen 419, a été très probablement utilisée par Fulgence Ferrand pour sa collection canonique intitulée : Breçiatio canonum. Denys le Petit a fait plus d'emprunts à cette même version qu'à aucune autre, quand il a préparé sa nouvelle traduction. La version dite Prisca est rédigée d après V Interpretatio Attici et V Interpretaiio codicis Ingilrami Nous y reviendrons plus loin.
Avant de passer à une autre version, rappelons que les actes du concile de Carthage, de 525, contiennent une traduction du canon 6* de Nicée différente de toutes celles que nous connaissons et conservée dans le ms, Vatic. Palat. 574.
Le ms. de Mayence, Vatic. Palat, 577, du ix» siècle a été utilisé pour la première fois par M. G. H. Turner.
IV. Interpretatio dite Isidorienne. — Le vocable d'Isidore sous lequel la collection Hispana a été placée n'empêche pas qu'il lui demeure complètement étranger. La collection comprend une version des canons de Nicée et des autres canons grecs ; la traduction de ces derniers est, étrangère non seulement, à Isidore de Séville mais à l'auteur lui-même du recueil. Aujourd'hui le titre de rédaction isidorienne sert d'une façon commode, parce qu'elle est entendue de tous, à désigner une collection à laquelle nous nous ferions scrupule d'attacher un titre différent. La rédaction isidorienne est représentée par trois rédactions principales : 1" la version originale ; 2*^ la version vulgate ; la version abrégée qui se rencontre dans plusieurs recueils d'origine gauloise.
Seule entre toutes les versions, la rédaction isidorienne est pourvue d'une longue préface pour la composition de laquelle on a utilisé le décret de Damase : De explanatione fideiy confondu quelquefois avec le décret de Gelas e et divers chapitres de ï Histoire ecclésiastique de Rufin d'Aquilée 2. M. Turner place à Rome l'origine de cette version après l'année 419 et avant 451, date du concile de Ghalcédoine, où le légat Paschasius semble
1, Fr. Maassen, Geschichte^ t. i, p. 12 ; G. H. Turner, op. cit., p. 103, 120. Les canons de Nicée d'après V Interpretatio Attici ont été édités avec les actes du Vie concile de Carthage par J. Merlin, Concilia yV^risiis, 1524, t. i, part. 2, fol. XIII ; ils reparaissent dans toutes les collections conciliaires jusque Labbe, Coleti, Coneil., t. m, p. 447 ; et Mansi, Conc. ampliss, coll.y t. iv, col. 407. La meilleure édition est celle de F. A. Gonzalez, Coll. can. Eccl. Hisp., p. 1^9, établie principalemement d'après les rass. mentionnés à la page précédente.
2. On trouvera la Préface mise en parallèle avec ses sources dans C. H. Turner, ojo. cit,y t. I, p. 155-163.
remployer. La collection Quesnel est une recensîon de cette version exécutée à l'aide de V Interpretatio Cseciliani et du texte grec.
1** La version isidorienne se trouve, sous sa forme primitive, dans les deux collections suivantes :
Ms. de Freisingen, aujourd'hui à Munich, lat, 62à3 ; vin« siècle ; fol. 11*.
Ms. de Wxirzbourg(anc. bibl. du Chapitre, aujourd'hui à l'Université) Mp. th. f,U6; IX« siècle; fol, 27\
Ajouter le correcteur du ix« siècle du ms. Vindobonensis 2iûî ; ix© siècle ; fol. 1\
Le dernier canon manque dans cette rédaction ; cependant on le trouve dans la version vulgate. Fr. Maassen a prouvé que l'omission de ce canon s'explique parla disposition de l'exemplaire grec d'après lequel a été faite la traduction. Plus tard seulement ce canon a été ajouté.
2« La version vulgate se trouve dans les collections suivantes :
a) Collection dite de Sainl-Blaise 1 :
M s. d'Auge, ensuite à Saint-Biaise, aujourd'hui au monastère de Saint-Paul de Carinthie, XXV a/7 ; vii-viii^ siècle ; fol. 10*.
Ms. écrit aux environs de Trêves, aujourd'hui à Paris, lat, 3836; viii« siècle; fol. 1\
Ms. de Cologne, biblioth. du Chapitre CCXIIl ; vme siècle ; fol. 10*.
Ms. de Lucquus, biblioth. du Chapitre 49Ö ; viii-ix« siècle; fol. 236*.
Ms. de Cheltenham, biblioth. de Sir Th. Phillips 118k9 ; fin du vm» siècle : fol. 1*.
b) Collection dite de Paris ♦
Ms. de Paris lat. 3858 C; fol. 1-87 ; xiii« siècle.
c) Collection espagnole :
Ms. d'Ambras Inspruck, aujourd'hui Vindobonensis Mî ; ix-x* siècle ; fol. 1* 310\
Ms. Vindobonensis 2i47 (sylloge dile de P. Quesnel) ; xi* siècle ; fol. 12*.
CoUectio canonum Ecclesix hispanx, edente F. A. Gonzalez, Matriti, 1808, p. 2 2 ; édition établie avec des manuscrits espagnols, qui sont :
Ms. San-Millan aujourd'hui Escori.d IDi ; xe siècle (fin),
M s. d'Alvelda aujourd'hui Escorial ID^ ; fin xe siècle.
Ms. Escorial I£^ê; x-xie siècle.
Ms. de Girone; xie siècle.
Ms. de Tolède XV, 16; xi« siècle.
Ms. de Tolède XV, il ; xie siècle.
Ms. d'Urgel ; x-xie siècle.
d) Collection de Vérone :
Ms. de Vérone (bibliothèque du Chapitre) LIX (57) ; vr siècle ; fol. 216*.
Les particularités delarecension vulgate sont: 1° la présence du canon;
1. La collection qui depuis Maassen porte ce nom est celle que les Ballerini désignaient auparavant sous le nom de collection Lucano-Colbertîne.