Contient de simples extraits, sans les canons
5. Ms. Bruxelles, bibl. de Bourgogne, 8180, cf. Turner, op. cit., p. 238. Dans le ms. de Cologne CCVII on lit : Incipiunt capitula canonis Nicseni CCCXVIII episcoporum scripta in urbe Roma de exemplaribus sancti episcopi Innocenti y même formule dans le ms. de Toulouse (Albi) ; dans le second résumé qui précède le recueil des canons dans le ms. de Corbie on lit : Capitula canonum CCCXVIII [episcoporum] de exemplaribus papœ Innocenti. Enûii dans V£pitome hispana on lit dans l'abrégé : Capitola Nicheni data ab Innocent io papa, et dans le corps même de l'épitome : De epistola Innocenta papae.
LKS DIVERSES REDACTIONS DES CANONS DE NICËE 1165
de transcrire ^, M. Turner est d'un avis opposé et nous ne voyons, pour notre part, aucune raison de ne pas nous y ranger.
La Paraphrasis Ru fini a été abrégée dans VEpitome hispana dont voici la tradition manuscrite.
M s. de Vérone (bibl. capital.) LXI(59) ; vii-viiie s, ; fol. 16 a. Lacques (bibl. capital.) 4PÖ ; viii-ix« s. ; fol. 291 a, Vatican 5151 ; x« s. ; fol. 33 a.
Le II* concile d'Arles a fait usage de la Paraphrasis parallèlement aux deux versions gauloises. Dans l'affaire de Gontumeliosus, Césaire d'Arles lui emprunte littéralement le canon 9*.
Ainsi que dans plusieurs versions, le dernier canon manque dans la Paraphrasis Ru fini. Quant aux dix-neuf autres ils sont répartis sous vingt- deux numéros ; le canon 6* est scindé en deux parties ainsi que le canon 8* ; les canons 9* et 10* sont au contraire ramenés à un seul ; les canons 16* et 19* sont chacun divisés en deux parties.
XL Fragmentum F'risingense. — Maassen a publié le premier, d'après un manuscrit de Munich, jadis à Freisingen, un fragment intitulé : Incipit Nicerium conciHum qui précède immédiatement la collection canonique contenue dans le ms. Ce fragment comporte une rédaction des canons 15*-19' de Nicée répartis en dix articles numérotés de J à 10, auxquels viennent s'ajouter sans nouveau titre et sous le même numérotage les canons de Sardique. Ce même fragment se retrouve sur une feuille unique attachée parmi les canons de Sardique dans le ms. de Diessen. Voici la tradition manuscrite :
Ms. de Munich (ol. Freîsiagen) lat. 6^i2\ viiic s. ; fol, 5 a. Munich (ol. Diessen) lat. 5508 ; ixc s. ; fol. 12 a.
Maassen s'interdit toute espèce de conjecture sur la provenance et la date de cette rédaction.
XII . Interpretatio e codice sylloges SYSTEM AïiCiE S. Germani de Pratis, aujourd'hui Bibl. nationale lat. i2444 (olim Sangerm. 938) du IX* siècle.
Ce recueil contient les canons de Nicée en majeure partie d'après la version gauloise. La version isidorienne a été mise à profit une fois et la Paraphrasis Ru fini une fois également. Le 13* et le 20* canons sont pris
1. Les Ballerini, di(-il, qui ne connaissaient que la seule Epitome hispana, tenaient l'indication susdite pour uoe méprise de rabréviateur qui avait sous les yeux un exemplaire dans lequel les canons de Nicée dans la paraphrasis Rufini se lisaient peut-être à la suite d'une lettre du pape Innocent 1er, Mais la rencontre de cette même indication dans les recueils énumérés dans la note précédente rend cette explication notoirement insuffisante.
dans une version inconnue ; le canon !•' est désigné comme cap, XX, \q dernier canon comme cap XXL
XIII, EpiSTOLiE PONTiFicuM ROMANORUiM. — L'ÉgUse de Rome accepta la version des canons de Nicée telle que l'avait donnée dans sa collection Denys le Petit. Reste à savoir de quelle version on avait jusqu'alors fait usage à Rome ? Rien n'oblige ni même invite à croire qu'on y eût fait usage d'une version quelconque à l'exclusion de toutes les autres ; néanmoins il n'eût pas été indifférent de déterminer, par les citations contenues dans les Décrétâtes, la version dont les papes s'étaient servis.
L'autorité du concile de Nicée est fréquemment invoquée dans les plus anciennes Décrétales, mais de telle façon que, dans le plus grand nombre des cas, on n'en peut rien conclure pour la présente investigation. Tout se borne à une allusion au sens du canon et on ne donne pas la citation littérale d'après le texte. Cependant cette règle n'est pas sans exceptions. Ainsi dans la lettre du pape Innocent I*' à Victrice de Rouen : Etsi tibi frater 1, on trouve cité un passage du canon 5* ; dans la lettre du même pape aux évêques et aux diacres de Macédoine : Magna me gratulatio 2^ on cite le début du canon 8* ; dans la lettre de Boniface I*** à l'évêque Hilaire de Narbonne : Difficile quidam 3, on donne la fin du canon 4* ; dans la lettre de Félix III (ii) à tous les évêques : Qualiter in Africa ^, on lit les canons 11*, 13% 14*. Maassen a confronté toutes ces citations avec chacune des différentes versions et il est parvenu à ce résultat, qu'aucune d'entre elles n'a été utilisée. L'hypothèse des Ballerini ^ d'après laquelle les papes auraient fait usage de V Interpretatio Cseciliani est sans fondement.
XIV. Les différentes rédactions dont nous venons de présenter brièvement l'histoire ont été imprimées dans des recueils où il est parfois malaisé de les soupçonner et de les découvrir ; nous allons énumérer ces références :
L Int. Cjegiliani. -^ Ballerini, dans S. Leonis iMagni Opera^ in-fol., Venetiis, 1757, col. 581 (P. L.p t. lvi, col. 823) d'après le ms. Vérone (bibl. capîtul.) LX (58), — Fr. Maassen, Geschickte der Quellen und der Literatur des canonis^ chen Rechts im Abendlande, in-8, Gratz, 1870, p. 903, d'après les mss. iMunich lat. 62^3, Vienne 2i4i, Wursbourg JlSf/?. th. f. i45.— C. H. Turner, Ecclesi» occidentalis monumenta juris antiquissima, in-8, Oxonii, 1904, t. i, p. 104, d'après les mss, et éditions susdites, plus le ms. Vatic. 1319 et, à partir du cimon 14, le ms. Vienne 2iiî.
II. Int. Attigi. — Concilia^ édit. Jacob. Merlin, Paris, chez Galiot du Pré