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APPENDICK VI
antérieure au v® siècle. J*ar contre il est vraisemblable qu'elle existait avant le concile de Ghalcédoine, tenu en 451, puisqu'on ne trouve pas Gonstantinople au nombre des sièges épiscopaux privilégiés, mais qu^on trouve Éphèse. Ce n'est là toutefois qu'une indication et non pas une certitude, car le 28* canon de Ghalcédoine, qui décréta entre autres choses la soumission de l'évéque d'Kphèse et des diocèses asiatiques à la juridiction de l'évéque de Gonstantinople, ne fut pas promulgué en Occident. Le recueil du ms. de Freisingen et le recueil de Quesnel se datent vers la limite du v* et du vi® siècle. D'après cela, il semblerait que la Prœfatio longa remonte au v* siècle.
XVIII. La PiiiiîFATio CONTUACTA. — Cette introduction se lit dans les diverses rédactions de la version pseudo-isidorienne (sauf VHispand) : dans le recueil du ms. de Ghieti, dans les deux recueils qui contiennent les canons de Nicée d'après la Pr/ica, enfin dans la Syllogc Hadriana ^X la version Diony sienne du ms. de Bobbio. Cette introduction contient une déclaration portant que les actes du concile seront adressés à l'évéque de Rome, Sylvestre. Il suffît de l'énumération des recueils dans lesquel se lit la susdite introduction pour ne conserver aucun doute relativement à sa dépendance à regard d'un texte grec. Pour l'addition /?/»o^ a« c^a qui suit les mots mitterentuj* ab episcopum urbis Romse on ne peut se réclamer que des recueils contenus dans les mss. de Freisingen et de Wiirzbourg.
XIX. Les indications chronologiques. — Socrate confirme le fait que les anciens exemplaires grecs des canons nicéens étaient précédés d'une indication relative à Fépoque de la tenue du concile : xal 6 xpôvo; 8è ty^ç cryvdôou, w; êv ^apacrrifAsiö^a-oo-iv eupopisv ^. Lors de la seconde session du concile de Ghalcédoine cette indication fut lue en même temps que le symbole d'après un ms. ; elle s'y trouvait dans les termes suivants : sxOsmç aüvöSou Ysvo(X€VY)c iv Nixata. èv OTuaTsta IlauXtvoy xal 'loyXtavoy twv XapurpoTaTwv STet ino 'AXs^àvSpou 5(Xç' èv fiirjvl AerrUù t6' xy) irpb ty' xaXavôwv'IouXtwv èv Nixaia xy; {iY)Tp07rdXet Bt6uvîaç 2. On trouve une rédaction à peu près identique dans l'intitulé du symbole tel que le rapporte Gélase de Cyzique 3. Cette mention chronologique, en passant dans les versions latines, a subi diverses modifications.
Dans le fragment de Vérone, la date qui précède le symbole est conforme avec le texte grec : Incipit fidei expositioy quod factum est aput Nicseam metropoli[m] Byttynise Paulino et Juliano consulibus Xlîl kalend. Julias quod est aput Grecos XVI III, dies mensis eoruni Aeatei [id est As<r^ouj Desii anno alexandrl[Alexandris esse m s.) sescentesimo XXXVI, De légères variantes imputables à des lapsus calami ne suffisent pas à créer une
1. Socrate, Hist, eccles., 1. I, c. xiii, P. G,, t. lxvii, col, 109.