Hist» conc, Nicsetii^ 1. Il, c. xxxvi
différence entre ce ms. de Vérone elle ms. XXX de Novare dans lequel le symbole précède la sylloge Hadriana. De même dans le recueil du ms, de Saint-Maur où les canons de Nicée viennent à la suite des canons de Sardique, cette indication chronologique termine les canons nicéens , dans la version d'Atticus cette mention chronologique suit également les canons.
Partout on a omis le grec Aejtou et au lieu de Desil, qu'on ne comprenait pas, on a mis dies II. La rédaction Diony sienne du ms, de Bobbio présente avant le symbole la même mention chronologique, on y lit en effet ce dies dépourvu de sens et le sigle //se rapporte à niensis comme si on avait secundi. La recension espagnole donne les noms des consuls et le jour exact, mais la désignation du jour d'après la supputation des Grecs, et l'année calculée d'après l'ère de Philippes sont omises. Dans la version de Cécilien, la mention chronologique qui précède le symbole est ainsi exprimée : In civitatem metropohm Bytinise provintiae Niche am consulatu Paulini et Juhani vv. et ce. coss.» anno ab Alexandra millesimo trecentesimo sexto mense Junio XI fl kal. Julias ; le lapsus calanii qu'on vient de voir dans la mention de l'ère de Philippes est passée d'ici dans la Prœfatio longa qui a également accueilli une erreur relative aux consuls, erreur commune d'ailleurs à la plupart des recueils,
La préface du recueil de Quesnel commence ainsi iBeatlssimo Syhestro in urbe Roma apostolicœ sedis antistite^ Constantino Augusto et Licinio Cassarey consulatu Paulini et Juliani virorum clarissimorum anno ab Alexandra milles imo trigesinio sexto ^ mense Junio decimo tertio kalcndas JuUipropter insurgentes hsereses etc. Dans les recueils desmss. de Freisingen et de Wurzbourg tout a été omis depuis Pa«/i«i jusqu'à Julii et au lieu de consulatu on lit consulibus. Ici apparaissent donc en qualité de consuls Constantin et Licinius. Cette indication chronologique erronée s'est transmise dans la plupart des recueils. Outre les deux recueils de Freisingen et de Wurzbourg qui la présentent même une deuxième fois, dans le titre du symbole : Incipit fides catholica, quse apud Nicheam Bythiniœ conscribta a CCCXVIII episcopis Conslantino Aug. et Licinio Csesare consulibus, la même faute reparaît, mais à un autre endroit, dans les recueils dont les noms suivent : recueil du ms. de Saint-Biaise et fragment de Vérone qui, tous deux, renferment la version isidorienne selon la vulgate ; recueil de Quesnel et recueil du ms. de Saint-Maur renfermant la rédaction de cette même version particulière aux rédactions gauloises; recueil dums. de Chieti, recueils du ms. du Vatican et du ms. de Justel avec la Prisca ; dans le recueil Dionysien de Bobbio et la Sylloge Hadriana renfermant la version de Denys le Petit. Chacun de ces recueils contient, jointe à la prsefatio contracta, une note relative à la chronologie. Dans les recueils desmss. de Saint-Biaise et de Saint-Maur et dans le fragment de Vérone on ne trouve autre chose que ces mots : Facta est autem synodus consulatu Constantini Augusti et Licinii. Dans les recueils avec la Prisca, la Diony sienne de
1174 APPENDICE Vi
Bobbio et la Sylloge Hadriana ; le jour n'est pas indiqué dans les mêmes recueils, sauf dans celui de Quesnel ; manque aussi la désignation grecque du jour et de l'année calculée d'après Vordo. Au lieu de Decii on trouve dans les versions secundus ou sccundi et dans la Sylloge Hadriana ^ comme si on avait voulu combler la mesure de l'inintelligence, x\iiii dies mensis eorum Desii Alexandria, DCX.XXVI. Dans ces recueils, ainsi que nous avons eu l'occasion de le dire, le fragment de Vérone et la Sylloge Dionysiana de Bobbio ont dans le titre du symbole et le recueil des mss. de Saint- Maur, dans la phrase finale, les noms vrais des consuls.
XX. Les versus Nic^eni congilii. — On rencontre dans un certain nombre de recueils une préface métrique qui n'appartient ni aune version déterminée ni à un recueil spécial, ainsi qu'on peut s'en convaincre par la tradition manuscrite.
Ms, de Saint-Paul-de-Carinthie (olim Saint-Biaise) 6^ vi^ s, Vatican 4542 ; ix-xe s.
Oxford (bibL Bodl.) 3687-3688 ; vi-vii« s. Paris lat. 1^55 (oL Colbert 3368) ; xe s. Wûrzbourg (bibl. Univers.) Mp. th, f. Ii6\ ixe s. Cologne (ol. Darmstadt 2326) f, I et II ; vue s. Paris lat 12097 (ol. Corbie) ; vie s.
Toulouse (ol. Albi) 36^ (I 63) ; vu« s. Milan (ol. Bobbio) Ambros. S. 33 siip. ; fin ixe s. la Sylloge Hadriana^ cf. Maassen, op. cit., p. 441 sq.
A en juger par Fâge de certains recueils contenant cette préface métrique, elle ne semblerait pas pouvoir être antérieure au v* siècle ou au commencement du VI®. La plupart du temps elle est désignée sous l'un de ces titres : Prœfatio Nicœni concilii ou bien Versus Nicœni concilii. Dans le ms. de Saint Maur elle se trouve au nombre des pièces qui précèdent le recueil proprement dit avec le titre peu exact de Prsefatio concilioriim. Voici ces vers :
Concilium sacrum venerandi culmina juris Condidlt et nohis congrua frena dédit, Ut hene fundatus juHo moderamine posait
Intemerata gerens clericus or do régi, Pontifices summi yeterum praecepta sequentes Planius hsec moniiis expos uere suis, IJinc fîdei nostrx se pandit se mita et omnes Error um damnant dogmata s a net a vias, Quisque Dei famulus fuerit Chris tique sacerdos, Hoc sale conditus dulcia mella fluit,
XXI. Le passage de l'Historia ecclesiastica de Rüfin. — A sa relation du concile de Nîcée Rufîn joint cette remarque qui fait suite immédia-
tement à la Paraphrasis canon um : Igitur cum de fus y prout divinaruni legum rêver entia poposceraty décrépissent, sed et de ob^ervatione Pasc/tœ antiquum canonem, per quem nulla de reîlquo i^ariotas oriretur ^ecclesils tradidissent, omnibus rite dispositis Ecclesiarum pax et fides in Orientis atque Occidentis partibus una atque eademserçabatur. Les rédacteurs de Ja version des canons nicéens envoyés par Atticus à Garthage, Philon et Kvariste, ont emprunté ce passage à Rufin et y ont ajouté la remarque suivante : Hœc de ecclesiastica historia necessario credimus inserenda. Les mêmes rédacteurs ont transposé le dernier chapitre de la Paraphrasis canonum de telle sorte que le passage relatif aux diaconesses reparaît deux fois, une fois dans leur propre version à la fin du canon 19® et une deuxième fois après le canon 20* dans V Abreviatio de Rufin comme commencement du passage emprunté à T a Histoire ecclésiastique » de celui-ci qui débute ainsi : Prseterea statuitur in hoc concilio ut diaconissœ, quse manu s impositionem non accipiunt, mter laicas deputentur. Igitur espiscopi, etc.
Le recueil du ms. de Saint-Biaise qui comprend les canons nicéens dans la rédaction vulgate de la version isidorienne donne le même passage tiré de V « Histoire ecclésiastique » avec cette remarquable finale : Hsec de ecclesiastica historia necessario credimus inserenda. Le rédacteur du recueil ou quelque autre avant lui, qui emprunte ce passage à la version d'Atticus, a cependant, dans le but d'éviter une répétition inutile, omis le dernier chapitre de Vabreviatio de Rufin. Une autre particularité du ms. de Saint- Biaise c'est que la présente notice historique ne se trouve pas après le dernier, mais après 1* avant-dernier canon ; ce qui s'explique de la manière suivante. L'avant-dernier canon se termine par une prescription relative aux diaconesses, prescription formant le dernier chapitre de V abreviatio de Rufin. Le compilateur du recueil transporta le passage de Rufin de la version d'Atticus en laissant de côté ce dernier chapitre de VAbreviatio et il rintercala précisément à cette place où, dans la version isidorienne qu'il a mise à profit, se trouve la mention des diaconesses.
Le recueil du ms. de Saint-Maur et le recueil du ms. de Saint-Biaise sont d^accord pour la place à attribuer au passage de Rufin. Le recueil espagnol qui renferme V Interpretatio Attici parmi les actes de la i''« session du concile tenu à Garthage en 419 (Concilium Carthaginense VI) fait au passage de Rufin un traitement particulier. Une erreur évidente de copiste a privé la galîo^hispana des mots : Prseterea statuitur jusqu'à décrivissent, en sorte que ce passage est absolument inintelligible. Cependant la Gallohispana paraît être le propre recueil ayant servi à cacher la fraude isidorienne. Le passage de Rufin se présente aujourd'hui dans le recueil pseudoisidorien sous une forme qui n'est pas à vrai dire dépourvue de signification, bien que cette signification s'écarte tout à fait du sens de l'original. La comparaison est plus démonstrative que les paroles ;
INTüRPRETATIO ATTICI
GALLü-HISPANA
PSEUDO-ISIDORIANA
ExpUciunt décréta con^ cilii Nic3ßnL Praeter ea statuitur in hoc concilio^ ut diaconisssßy qa» ma nus impositionem non accipiunt, inter laicas députent ur. Igitur episcopi cum de his omnibus y prout divinarum le g um reverentia poposcerat^ décrépissent, sed et de observatione Pascb.se antiquum canon em, per quem nulla de relique varietas oriretur ecclesiis, sanctuni concilium tradidisse tf omnibus rite dispos itis ecclesiarum pax et fides in Orientis atque Occidentis partibus una eademque servata est.
llxc de ecclesiastica historia necessario credimus insère nda.
Explic itconst itu ta Nie en i concilii. Sed et de observatione Paschsßy ut nulla de reliquo varietas orire^ tur ecclesiis, sanctum concilium tradidisset, omnibus rite dispositis ecclesiarum pax et fides in Orientis atque Occidentis partibus una eademque senttntia est, Hmc de ecclesiastica \his\toria necessaria credimus inserenda»
ExpUciunt constituta Ni^ ceni concilii, sed etobservationes ejus, Ut nulla de reliquo varie ta s oriatur in ecclesiis y sanctum concilium traditis omnibus et rite dispositis, ut eccle^ siarum pax et fides in Orientis atque Occidentis partibus una eademque seryetur^ hsec ecclesiastica statuta necessario credimus inserenda.
H. Leclercq.