‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 369 sur 403 · S. Cypriea, Epist.^ xxvi · texte numérisé non relu

S. Cypriea, Epist.^ xxvi

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considérable à la réponse de TÉglise de Rome. La voici : Nohis in tarn ingenti ne^otio pîacet prias Ecclesiœ pacem sustinendam^ de Inde sic collatione consiliorum cum episcopiSy presbyteris, diaconis, confessoribus pariter ac stantibus laicis fata lapsorum^ tractare rationem... quoniam nec firmum decretum potest esse, quod non plurimorum videbitur habuisse consensum 1,

Un témoignage contemporain de ceux qui viennent d'être rapportés est relatif à Tusage des provinces du Pont et de la Cappadoce. Nous en sommes redevables à saint Pirmilien, évêque de Césarée de Cappadoce et correspondant de saint Gyprien. Nous lisons dans la lettre adressée par lui à révêque de Garthage que les prêtres des provinces de la Gappadoce et du Pont étaient appelés avec les évéques dans les conciles provinciaux. Necessario apudnos fit lU per singulos annoSf seniores, et prsspositi in uni/m conveniamus ad disponenda ea quae cur se nostrœ commissa sunt ^,

D'après ce qu'on vient de lire on ne peut être surpris que Firmilien ait donné le même caractère aux conciles qu'il contribua plus que personne à faire réunir à Antioche, aux environs de Tannée 268, pour juger la doctrine et la conduite de Paul de Samosate. Deux réunions s'étaient tenues sans résultat pratique j une troisième, tenue en 267 ou 268, aboutit enfin. Firmilien était mort en se rendant au concile, mais on y avait vu néanmoins 70 ou 80 évéques d'Asie-Mineure et de Syrie, sans parler des prêtres et des diacres '^ Ce qui acheva de caractériser la réunion fut le rôle qu y joua un prêtre nommé Malchion qui cumulait avec ses fonctions ecclésiastiques celle de directeur de l'école « hellénique » d'Antioche ^. Devant cet auditoire épiscopal il avait fallu recourir à un prêtre, savant il est vrai, mais inférieur en dignité à son adversaire. Néanmoins Malchion entama avec son évêque une discussion en règle, devant le concile et devant un personnel de sténographes qui nota toutes les phases de la dispute dans un écrit qu'on citait encore au vi® siècle, mais dont il ne subsiste aujourd'hui que des fragments dont plusieurs donnent lieu à de graves soupçons relativement à leur authenticité,

La lettre synodale adressée par ce concile d'Antioche aux évéques de Rome et d'Alexandrie ne laisse aucun doute sur la composition de l'assemblée* Voici la suscription de cette lettre . Atovu^io) xal Ma^tV«? "^^^ TOtcxaT«TT|V otxou{Aévriv irâdt cuXXetToypyoK tjJxwv èTrio-KOTCoiç xal TupEa-êurépotç xal Scftxovoiç, xal itdciTYi Ti'j 'Jtto tov oypavbv xaöoXixrj 'ExxXY^aia, "KXevoç, xat *Y(jt,£vatoç, xal ©eoçiXoç, xal ©eoTsxvoç, xal Mà^tjjLoç, ITpoxXoç, Nixopiaç xal A^Xiavbç otal IlaOXoç xal BcdXavoç, x«i npwTOY^VTjç xac 'ïépa^, xal Euttj^coc, xal ©eoScopoç, xal MaX^icùv, xal Aoijxtoç, x«l ol XotTvol Tràvreç ot erùv t|(ji,Tv TrapoixoyvTSç xàç âyY^? iroXeiç xal è'ôvT) iirtcTXOirot, x«l irpeffêuTSpot, xal Stdcxovoi, xal ai 'ExxX7)(Ttai toO 0£oj aY&TCTjTotc àSsXooTç èv

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