‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 374 sur 403 · Voir ce texte plus haut, p. 533, note · texte numérisé non relu

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4. G. Zoëga, Catalogus,p. 249-250. La recension syriaque donnée par P. Martin, dans Pitra, Analecta sacra, t. iv, p. 455, suit le texte grec dans Temploi du singulier et du pluriel.

5. Car c'est une loi établie par les évêques de Rome, ou bien pour les évêques de Rome, voir plus bas, § iv.

OUSKUVATIONS SUR LE 6^^ CAJNOX J)U CONCILIC DE M CEE H85

II. La lettre synodale des Pères de Nicée prescrit les ujesures à prendre au sujet des évêques ordounés par ]\lélèce. Leur nombre et leur présence pouvaient, eu égard à leur caractère épiscopal, amener de graves embarras. Une mesure prise en vue d'éviter dans Favenir l'expansion du scbisme méléticn nous a valu une précieuse liste des évêques, des prêtres et des diacres ordonnes par ^Sfélère ; cette liste conservée par saint Aibanase, témoigne que ces évêques appartenaient â diverses provinces ^. Or, aux termes de la lettre synodale, tous ces évêques pourront succéder aux évêques catholiques, à la condition d'avoir été canoniqueui ent élus et confirmés par l'évêque d'Alexandrie : Ec U zivi ttots auixêai'ïî àva-TravffaaOat t<;)v èv t?) 'Ex/Ay^o-ja, Tr,vixaOTa (T-jvavaSa''veiv £i; Tf,v TttjT,v xoj TcT£>.£j- Tr,y-ÖT05 TOJ? apTt irpoTX/içOsvTa?, [i.ôvov tl a^ioc oatvoivro, "/.al ô Xao; a-poÎTO, T^veTTfl/r,- (pt^ovTo; aÛToTç xat èTtto-çipaYt^ovTQC to^ tr,; y.a9rAtxr,ç 'AXc^avoosia; iiziuy.ôno'J 'i On ne saurait, cro3'ons-nous, apporter un plus gra\e (émoignnge en matière de juridiction que celui du concile de 325 et il suffit «i lui seul à ré])ondre à la question. Néanmoins ce témoignage peut être corroboré non sans jjrofit parce que nous constatons, grâce à ces preuves supplémentaires, que le concile a moins innové que confirmé une situation généralement connue et appliquée. Théophile d'xVlexandrie (38.>-417) amené par les hasards de sa carrière agitée à Oéra, située à cinquante stades de PélusCj métropole de la province Augustamnique, poussait le solitaire Nilammon k se laisser imposer le caractère épiscopal par lui Théophile, séance tenante 3. Sidérius, évêijue de Palaehisca, dans la Pentapole, avait été ordonné par un seul évêque et sans le consentement de l'évêque d'Alexandrie ; saint Athanase régularisa cette situation ^. Ce fait nous a été rapporté par Synésius qui était persuadé plus que personne de l'obligation de recourir à l'évêque d'Alexandrie pour l'ordination des évêques appartenant à la Pentapole. Le cas se présenta lor-^ de l'élection d'un évêque pour la ville d'Olbias ; le choix unanime s'était porté sur un prêtre nommé Antoine, maintenant tout était arrêté parce qu'il fallait que ce fût Théophile d'Alexandrie qui imposât les mains à Télu, Synésius et ses collègues ne pouvaient faire au Ire chose que de prier pour Antoine ^. Une autre lettre du même Synésius n'est pas moins formelle. Elle est adressée au même Théophile d'Alexandrie. Synésius venait d'être élu par le peuple évêque de Ptolémaïs et ne pouvait se résoudre à rompre son mariage ; ainsi il s^adressait à l'évêque d'Alexandrie comme au seul homme qui fût maître de son ordination : sv 8-/) tojto oe? xov yjptov t-?,?

1. S. Athanase, Apologia contra arianoSy n. lxxi, P, G., t. xxv, col. 376-

2. Théodoret, Hist, eccles.y 1. I, c. viii, P, G,, t. lxxxii, col. 929.

3. Sozomène, fflst. eccles,, 1. VI lï, c, xix, P, G., t. lxvit, col. 1565.

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