Sypésius, Epist., Lxxvr, P. G., i. lxvi, col
ÂPPBNDICE Vin
XeipoTovfaç \ir\ à^vo/idat **. Cette triple attestation doit suffire amplement à établir la juridiction de FévAque d'Alexandrie sur la Pentapole, Théophile, à qui étaient adressées les trois lettres que nous venons de citer, était lui-même si persuadé de son droit qu'il exerçait soit par lui-m^me, soit par délégation aux métropolitains provinciaux ses suffragants, quMI avait coutume de donner avis de l'ordination des nouveaux évêques aux Églises soumises à la juridiction d'Alexandrie. Dans une lettre cil*culaire il s'exprime ainsi ^ : Et hoc necessario scribimus^ ut sciatis pro sanctis et beatis episcopis qui in Domino dormierunt^ ordinatos esse in Lemnado pro Herone^ Naseam; in Erythro pro Sahbatio, Paulum\ in Omboes pro Silvano Verrem. Dans une autre lettre paschale il termine ainsi ^ : Et hoc nasse debeîis. Pro defunctis episcopis in loci s singulorum constitutos. In urbe Nichium pro Theopempto, Theodosium , in Teremtide^ Arsinthium ; in oppido Geras pro EudemonCy Plrozaw ; in Atchaeis pro Apolline, Mu^ saeum ; in A th rividi pro Isidoro^ A th anas iu m , in Cle op a tride, Offe llum ; in oppido La ton pro Thimotheo, Appellen. Ces deux listes nous permettent de préciser avec certitude Tétendue de la juridiction du patriarche d'Alexandrie. Lemando paraît devoir être identifiée avec Limniade marquée sur l'itinéraire d'Antonin entre Ptolémais et Alexandrie, dans les limites de la Pentapole Lihyque. — Erythrée appartient à la même province. — Ombu (Ombru, ôVêpoi) fait partie de la Thébaide II*. — Nichium (Nikiou) appartient à l'Egypte P\ — Cheremthidis (Hermotidis) se place dans la Thébaide II*. — Geras (Gerrha) dans TAuguslamnique P*". — Athrimidis ('Aôpigi?) se trouve dans l'Augustamnique II*. — Cleopatris est un des noms donnés à Arsinoe, comme l'Egypte comptait deux villes de ce nom, nous ne sommes pas en mesure de déterminer la province à laquelle appartenait TArsinoe ici désignée. — Lalon (Lato, Leto) appartient à la Thébaïde II*.
Si, après cette démonstration, il était nécessaire d'apporter d'autres preuves, nous pourrions encore rappeler un passage de V Histoire lausiaque. On y lit que les habitants d'une ville demandèrent à Timothée d'Alexandrie de leur donner Aramon pour évêque. Timothée leur répondit : <r Amenez-le moi, je l'ordonnerai. » 'E7cetS;j 6è îcaô' OirepêoXYiv ^iXdXoyo; ^v ô àvvip, xa TToXiç Ttç y, p à 0-6/1 ocÛto-j eiç Xo^ov iTtKjy.ono'J, 7rpo(jr,X6ov xô) (xa>capto> Tt(jLo8é(j> TcapaxaXéaav-reç a.\iToy y^sipozovr^GOLt airbv aùrotç èTtiaxoirov. xal lé^zt auToiç* 'AyàveTê (aoi aOxbvl xal x^^po'^o^* auidv 4.
Le sens du 6* canon du concile de Nicée relativement à l'usage d'Alexandrie est maintenant clair. L'observation des lois anciennes qu'il prescrit de manière que Tévêque d'Alexandrie ait puissance sur l'Egypte, la Libye