Syoesius, Epist., cv, P. G., i lxvi, col
2. Théophile, ii^j/5^ paschalis, Irad. par saint Jérôme, P* L,y t. xxn, col. 812-
3. Théophile, Epist, pasckalis, Irad. par saint Jérôme, P, Z., t. xxii, col. 828.
4. Pallddius, Hist, laus,, xi, cdil. C. Butler, Cambridge, 1904, p. 33.
et la Pentapole vise le droit d'ordinalion épiscopale s' exerçant soit directernciU, soil par délégation, soit par confirmation. Telle était la situation en 325. A celle date, le patriarcat d^ Alexandrie était constitué ; sa juridiction s'élendait sur une centaine d'Eglises. Cet état de choses toutefois n'était pas ancien. Nous avons montré dans les notes du prcsenl volume les coïncidences que présente la répartîlion des provinces et des métropoles civiles avec les provinces elles métropoles ecclésiastiques. Peut-être la centralisation administrative exceptionnelle de l'Egypte olïre-t-elle un nouveau rapprochement avec l'organisation à tendance centralisatrice très marquée de l'Église égyptienne. Tandis qu'en Italie, en Afrique, en Asie- Mineure, la province se subdivise en un certain nombre d'unions communales et de terriloires urbains administrés par des assemblées et des magistrats locaux, il en est tout autrement en Egypte. Ici, nulle trace de ces autonomies, indépendantes Tune de l'autre, fonctionnant côte à côte, librement, sous le seul contrôle de l'autorité romaine. Le système imposé à l'Egypte par Auguste est celui d'une centralisation à outrance. La province entière est divisée en épi stratégie s, chaque épistratégie en nomes, chaque nome en toparchies, chaque toparchie en territoires, chaque territoire en districts. Dans un mécanisme aussi régulier il ne reste aucune place pour les cités. D'ailleurs la cité antique étant fondée sur les privilèges, elle n'a pu se constituer dans une province où les libertés communales sont complètement inconnues. Par conséquent, indépendamment d'Alexandrie et de trois ou quatre villes pourvues de privilèges, l'Egypte n'a pas de cités.
Cette circonstance exercera sur Pexpansion et les établissements du christianisme dans le pays entier une influence capitale. Pendant les deux premiers siècles de notre ère, les cités seules reçurent des évêqnes. Or l'Egypte ne possédait pas de cités et pendant la période correspondante elle ne forma qu'un seul diocèse dont l'évêque d'Alexandrie partageait, au dire d'*Eutychius, l'immense administration avec un collège de douze prêtres dont Le Quien fait, de son autorité privée, douze évêques auxiliaires ^. Vers le temps où l'évêque Démétrius, l'ami et plus tard l'adversaire d'Origène, occupa le siège d'Alexandrie (vers 189-8 octobre 232) cette Eglise brilla avec un éclat très vif. Il semble que ce soit alors que se place le début, en Egypte, des circonscriptions épiscopales. Le bourg principal de chaque territoire prit, sous le nom de métrocomie, une importance nouvelle, devint presque l'égal de la cité et reçut son évêque propre. On ne peut manquer de noter avec quelle facilité l'indication tirée des Annales d'Eutychius s'adapte à cette situation. Mais ceci, bien entendu, s^applique à la seule Egypte. Il en était tout autrement de la Pentapole.
Cette région, comme son nom l'indique, comptait cinq villes importantes désignées d'avance pour devenir le siège d'autant d'évêchés, c'étaient