Amida appelée aussi Diarhékir
3. Pair um nicœnorutn no/mna latine, grxcCy coptice, syriace^ arabice, arme' niace^ sociata opéra ediderunt H. Gelzer, H. Hilg^ofeld, O. Cuntz, in-18, Leipzig, 1898,
en partie aux Perses, en 363, après la défaite de Julien, et qui constituait deux provinces, TOsrhoene, formée avec le territoire dune dynastie locale, et la iMésopotainie 1.
IV. Le texte du 6* canon s'exprime ainsi: «Que les lois anciennes soient observées, notamment celles qui concernent l'Egypte, la Libye et la Pentapole, de manière que Pévêque d'Alexandrie ait puissance sur toutes ces provinces, puisque c'est une loi établie pour Tévêque [ou pour
les évêquesj de Rome, » iizziby^ xal xiù èv xy) 'Pw^^yj èittovtoiKj) tovto (s-ûvrfié^; èo-Ttv. S'agit-il ici d'un précédent qu'on invoque ou d'une analogie qu'on rappelle? Rulin, dans sa version latine des canons de Nicée, favorise la dernière explication puisque, d'après lui, le canon iô^ ordonne que l'ancienne coutume soit observée : à Alexandrie et à Home; non pas : à Alexandrie comme à Rome. La traduction de Ru un est plutôt une paraphrase ; il 1 a insérée dans sa traduction de V Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, 1. X, c. VI, et on la retrouve non seulement dans les manuscrits de cet ouvrage, mais encore, plus ou moins complète, dans certaines collections canoniques. Tout récemment M. C. 11. Turner a ramené cette source dérivée parmi les canons latins de Nicee ; il lui a donné, d'après les manuscrits, 1 intitulé suivant: Incipiunt canones nicseni CCCXVILl episcopar um scripti in urbe Roma de exemplaribas sancti episcopi Innocenti» Cet intitulé doit être rapproché d une rédaction dite : Interpretatio quœ dtcitur Gallo- hispana^ combinaison de V Interpretatio gallica et de Rulin antérieure au 11** concile d'Arles, vers 455, dont le seul manuscrit complet (Bruxelles, 81HÖ ; ix^s.) porte cet intitulé : Expliciunt canones CCCXVIU episcoporum niceniy transcripti in urbe Rama de exemplaribus sancti Innocenti episcopi, amen. M, Turner juge que cette souscription est exacte ; il s'ensuivra que les deux rédactions, la Gallo-lnspana et celle de Hulin, ont été envoyées en Gaule par Innocent l'^'*, dont le rôle canonique paraît avoir été fort important. C'est ce point que nous voulions indiquer afin de donner toute sa valeur à la réponse faite par lui à l'évéque Alexandre dAntioche, réponse citée plus hautet qui oil're la preuve convaincante que les é\êques de Rome avaient droit d'ordonner tous les évéques dont les sièges se trouvaient dans les limites de leur juridiction. Le pape Cèles tin, dans son épître aux évêqucs de la Pouille et de la Galabre, provinces placées sous des primats provinciaux, s'exprime ainsi : Audimus quasdam propriis destUutas rectoribus ciuitateSy episcopos sibi petere celle de laiciSy tantumque fusti^ium tam vile crederCy ut hoc lus y qui non Deo sed sœculo militaverunty sestiment nos posse con ferre : non solum
1, J. Marquardt, Organisation de l'empire romain^ Pans, 1892, t. ii,pas$im; Kuhn, Ueber das Vevzeicliniss der römischen Provinzen, aufgesetzt um 297, dans les Jahrbucher fur classische Philologie^ 1877, p. 697 ; S. Vailhé, dans le Dictionn, de théologie catholique , 1903, t. i^ col. 1409-1410.
male de suis clericis, in quorum contemptum hoc faciunt^ Judicantes, sed de nohis pessime, quos credunt hoc passe facere, sentientes ^, Les évêques de Sicile recevaient également l'ordination des mains du pape, comme le leur rappelle clairement saint Léon dans une lettre par laquelle il leur reproche de conférer le baptême solennel le jour de l'Epiphanie : Quam culpam nuîlo modo potuissetis inciderey si unde consecrationem honoris accipitisy inde legem totius observantiœ sumeretiSy et heati Pétri apostoli sedes quse (^obis sacerdotalis mater est dignitatis^ esset eccîesiasticœ magistra rationis^. Saint Grégoire 1*^ est plus formel encore, si c'est possible, au sujet de la province de Sicile : Lilyhetanœ der us Ecclesiœ huic pro ordinando sibi veniens sacerdote, licentiam eis de exquirendo sibi épiscopo nos dédisse cognoscas. Qui reperientes Decium forensem presbytemm sibi eum consecrari multis precibus proposuerunt, quorum petitionem necessarium duximus adimplere 3. Jean Diacre, dans la vie qu'il a écrite du pape Grégoire I*% nous apprend que ce droit d'ordination s'étendait sur beaucoup de provinces. Ex presbyteris cardinalibus Ecclesiœ suse consecravit episcopus Bonifatium Rhegii^ Habentium Perusii et Donatum Messanœ Sicilise. Ex diaconibus vero Glorios um Istrise, Fes tum Capuw, Petrum Trecas et Castor ium Arimini, Ât vero ex mon ach is monasterii sui, Marianum Ravennœ, Maximianum Syracusis et Sabinum Callipoli Prœsuies ordinapit. Si on rapproche ce dénombrement de tant d'évéchés lointains de toute une suite de textes du Liber pontifie alis, on parvient à donner de ceux-ci une interprétation satisfaisante, La notice des papes fait mention pour chacun d'eux d'un certain nombre d'ordinations épiscopales ; ce nombre est parfois disproportionné aux exigences de la seule province romaine. Ainsi, le pape Sixte lïl, prédécesseur de Léon I*»*, célèbre cinquante-deux ordinations en huit années de pontificat ; saint Léon !«■*, en vingt années, fait cent quatre-vingt-cinq ordinations. S'il ne s'agissait que des évêques de la province de Rome, il faudrait qu'en vingt ans elle se fût renouvelée entièrement plus de trois fois ; ce qui est absolument inadmissible. Le même saint Léon iiyie le droit de l'évêque de Thessalonique sur le vicariat d'Illyrie, et il est douteux qu'il lui concède un pouvoir plus étendu que celui qu'il possédait lui-même à Rome. De persona consecrandi episcopi et de cleri pie bis que consensu metropolitanus episcopus ad fraternitatem tuam référât ; quodque in provincia bene placuit, faciat ; ut ordinationem rite celebrandam tua quoque firme t auctoritas. Quse redis dispositionibus nihil morse aut difficultatis debebit a ff erre y ne gregibus Domini diu desit cura pastorum 4. On voit que, au v* siècle, dans la province d'illyrie — et peut-être même à Rome — l'ordi-