Hardouin, Conc. colLy t. i, col
4. Maiisi, ConciL ampliss coll., t. xi, col. 940* irapaSoôevraç YjfAÎv ôvdfJLati tôv ayccDv y.al èvSd^wv 'ÂTrooToXtDv oYÔo-^ixovTa Tcevre xavovaç. Vers le même temps, l'auteur du Nomocanon attribué à Photius constate que Li certitude touchant l'apostolicité des canons n'est pas universelle : oj \xr\y àXXà xal toÙ; XsYojtévouç twv àYtt«)v *A7rocrröXwv [xavovaç UTroTtOsl?] z\ ocat xiveç aÛToyç àjjL(ptêoXou; Ôidc xtva; aixtaç YjYTjaavTo « Viennent les canons dits apostoliques, quoique certains pour diverses raisons gardent des doutes à leur sujet. » Rhalli, ScviaY^J^a, Athènes, 1852, c. i, p. 5, 6.
5. Erw P reu sehen, Analecta, Kürzere Texte zur Geschichte der alten Kirche und des Kanons, in-8, Freiburg, 1893, p. 154, n. 36. Cette mention ne se lit que dans quelques manuscrits et, a vraisemblablement été ajoutée par Hormîsdas (514-523)
6. Hardouin, Coli conciL, t. i, col. 1 ; Mausi, Conc ampliss. colL, t. i, col. 3.
7. Denys le Petit, Epist ad Stephanum eptscopum^ dans Justel, Biblioth, juris canonici, in-fol., Parisiis, 1661, t. i, p. 101. Drey pense que plurimi désigne les évêques grecs et conclut que la traduction latine de Denys était la première publiée en cette langue. Les Ballcrini, dans S. Leonis, Opera, t. ii, p. 1, avaient déjà émis cette opinion que coinbcittirent Assemani, Btbliofh.jiir. orient., t. I, p. 107, et Pilr.), Jur, eccles. Gnec hist» et monum, t i, p. 2, note 6.
nilé des canons et les attribue à leurs successeurs. Il les intitule : « Canons des Apôtres donnés par saint Clément, disciple des Apôtres, » et il ajoute aussitôt : « Lorsque les évoques étaient encore appelés apôtres, ils se réunirent et portèrent les divers canons qui suivent ^. »
L'opinion des Byzantins triompha néanmoins. Justinien prescrit « de se conformer à l'observance des sacrés canons que nous ont transmis les Apôtres )) : toCto 8e &<7&<x%q:i •ïrt(rTSJ05J:ev, sl'Trep yj tcôv lepcSv xavövtDv irapaTi^pr)<jtç (pyXaTTOtTO, T^v o? xe Sixacwç {»{juvou^ievoi xal TcpoffxuvYiTol xal auTOTTtai xoO 6 si ou A6yo\i TcapaSeSwxav AtcocttoXoc xal ayiot irarspeç è^uXaÇàv xe xat ù^YiyricravTO ^. Environ un demi-siècle après Denys le Petit, Jean le Scolastique, patriarche de Constantinople (565-577), publia une collection canonique dans laquelle il inséra une série de 85 canons groupés sous le titre unique suivant : Ot (j,£v ocYioi TOI) Küpiou {xaôriTal xal àTzotrxokoi ôySoi^xovto ttsvts Stôt K\r^[^.tvTQ(; xavovaç è^éesvTo 2. Vers Tan 520, Sévère, patriarche d'Antioche, cite les canons 21- 22 sous le titre de « Siarà^eiç adressées par les Apôtres aux nations par le moyen de Clément » 4. Enfin, vers l'an 500, avait paru la traduction latine de Denys le Petit, dont nous venons de dire quelques mots. Elle se présentait sous ce titre : Incipiunt ecclesiasticœ rcgulœ sanctorum ApostoloruïTiy prolatœ per dementem^ Ecclesiss romanâe pontificem, quœ ex graecis exemplarihus in ordinem primo ponuntur ; quibus quarnplurimi quidern consensum non prsebuere facilem^ et tarnen postea qusedam constituta pontificum ex ipsis canonihus adsumpta esse çidentur ^, Dans une première traduction, Denys donne les 49 premiers canons ; dans une seconde traduction, il divise le canon 3 en deux et ainsi des 49 canons il en fait 50. Pour expliquer Técart de 34 (ou 35) canons entre le recueil de Denys et celui de Jean le Scolastique, on a fait remarquer les notables différences qui existent entre eux tant pour la teneur du texte que pour la division des canons et on a supposé que les canons 51-85 avaient été ajoutés à une date postérieure à la publication des canons 1-50. Pierre de Marca a soutenu sans aucune vraisemblance que Denys avait écarté de son recueil les canons 51-85 par déférence pour l'Eglise de Rome ; il eût bien fait en ce cas de retrancher le canon 46 qui était de nature à lui déplaire gravement 6.
1. Mai, Scriptor. veter, nova collectio^ in-4, Romae, t. x, p. 8.