LES ARIENS REPRENNENT DES FORCES
ptement cette perte en lui donnant pour successeur son disciple Acace, qui se rangea aussitôt parmi les plus actifs, les plus savants et les plus dangereux amis de l'arianisme.
En même temps recommençait contre saint Athanase la campagne de calomnies et d'accusations; car Athanase n'était pas demeuré oisîf depuis son retour d'exil: il avait gagné plusieurs évêques à la doctrine de VG\>.ooù<7ioq et les avait détachés du parti des eusébiens *. La résurrection des calomnies contre Athanase, la confusion intentionnelle faite par celui-ci entre ariens et eusébiens, enfin le ton de l'apologie des évêques égyptiens en faveur de leur collègue ne laisse pas de doute sur la reprise des hostilités ^. Ce ton est d'ailleurs jus- [490] tifiépar l'attitude des eusébiens.
Constantin le Grand avait défendu aux ariens de se constituer en communautés particulières ayant un service divin à part; en [338] ^ les eusébiens éludèrent cette ordonnance et donnèrent un évêque au parti arien d'Alexandrie. Leur choix tomba sur le prêtre Pîstus *, jadis déposé à cause de ses sentiments ariens par le prédécesseur d' Athanase et par le concile de Nicée, Pistus fut ordonné évêque par Secundus, évêque de Nicée, également déposé par le concile de Nicée. Les eusébiens envoyèrent à Alexandine des diacres chargés d'assister au service divin célébré par Pistus, et de travailler à une scission définitive entre ariens et orthodoxes ^«
pour un homme de sa trempe. Il semble qu'on peut classer ce théologien caméléon parmi les semî-ariens : c'est à eux qu'il ressemble le plus, puisque avec eux il admet la ressemblance en toutes choses du Père avec le Fils et sa génération du Père avant tous les temps, cf. Möhler, Äthan as tus der Grosse, t. ii, p, 36 sq. ; Dorner, op. cit,, p. 792 sq. ; Hœnell, De Eusebii Cœsariensis religionis divinae defensore, commentatlo ad apologetices christianœ kistoriam spectans, in-8, Göttingae, 1843. (H. L.)
1. S, Athanase, ffist. arianor, ad monachosy c. ix, P, G., t. xxv, col. 703.
2. S, Mhanase, Apologia contra arianos^ c. iii-xix, P. G,, t. xxv, coL 252 sq. ; Man si, Conc» ampliss. colLy t. ii, p. 1279 sq.