‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 41 sur 403 · Hefele donne, par erreur, la date 3ii9. (H. L · texte numérisé non relu

Hefele donne, par erreur, la date 3ii9. (H. L

4^ S. Athanase, Apologia contra arianos, c. xix, xxiv, P. G. y t. xxv, col. 280,

5. Ce récit est celui des évêques égyptiens, Athanase, Apolog. e, arian.j c. XIX. Il prouve que Pistus ne fut choisi que par la seule communauté arienne d'Alexandrie; il ne permet donc pas de conclure, comme l'ont fait dorn Geillier, (Histoire générale des auteurs sacrés, t. v, p. 161) et Mœhler, (Athanasiusyi, zi, p. 52) que les eusébiens avaient déjà déposé saint Athanase et nommé Pistus à sa place. Ces deux historiens ont pensé que la nomination de Pistus avait eu Heu dans un synode eusébien tenu à Antioche ; mais

A la même époque, les eusébiens reprirent non seulement les 1 anciennes accusations contre Athanase, mais ils en inventèrent de : nouvelles, aussi peu fondées que les premières. Us accusèrent donc | Athanase :

1) D'avoir affligé les citoyens d'Alexandrie par son retour ;

2) D'avpir causé, depuis lors, nombre de sévices ;

3) D'avoir accaparé et vendu le blé à lui confié par Constantin pour les veuves de Libye et d'Egypte *. |

4) D'après Sozomène ^, les eusébiens auraient enfin accusé Atha^ nase d'avoir repris son siège épiscopal sans y être autorisé par un jugement préalable de l'Église.

Ces accusations furent portées par les eusébiens devant les trois empereurs (par conséquent du vivant de Constantin II), et Constance les regarda comme fondées ; il crut en particulier à l'accaparement et à la vente des blés de Constantin le Grand ^. Les eusébiens ne s'en tinrent pas là : ils envoyèrent aussi dans le courant de 339 * une ambassade à Rome au pape Jules V^. Elle se composait du prêtre Macaire et des deux diacres Martyrius et Hesychius, ayant pour mission de porter devant le pape les accusations intentées contre Athanase, de l'indisposer contre l'évêque, et de l'amener à envoyer à Pistus, le faux évoque d'Alexandrie, qu'ils donnaient comme un évéque orthodoxe, les lettres de communion, c'est-à-dire de décider Jules à reconnaître Pistus comme véritable évêque ^. Les ambassadeurs eusébiens devaient en outre remettre au pape les procès-ver-

Tillemont a déjà fait la remarque très fondée que les actes de ce synode ne disent rien de ce fait. Cf. Tillemont, Mémoires, t. vi, p. 1^9, éd. Bruxelles. — Saint Ëpîphane dit aussi {Hser,^ lxix, 8) que Pistus fut établi par les ariens, évêque d'Alexandrie.

1. S. Athanase, Apologia contra arianùs, c. m, P. G,, t» xxv, col 250 ; Mansi, Conc, ampliss, colL, t. ii» col. 1279 sq.

2. Sozomène, Hist. eccles., 1. III, c. ir, P. G., t. lXvii, col. 1036.

3. Mansi, op, cit.y col. 1279, 1302 ; S. Athanase, Apoh cont. arian , c. m, xvn, xviii, P, G., t XXV, col. 250, 273 sq. ; lïist. arian, ad monackos^ c. IX, P. G., t. XXV, col. 704. Dans ce dernier pitssage, saint Athanase se sert d'une figure de rhétorique pour faire tenir aux eusébiens un discours à l'empereur ; les eusébiens lui font voir combien il est-nécessaire qu'il vienne à leur secours.

4. Cette ambassade est de la fin de Tannée 339 ; cf. Sievers, Einleitung zur Athanasii vita acephala, dans Zeitschrift fur historische Theologie^ 1868, t. xxxviii, col. 102. (H. L.)

5. S. Jules I«p, lettre citée par S. Athanase, ApoL cont, arian,^ c. xxiv, i», C, t. xxv, col. 288.

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