‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 50 sur 403 · Id,y c. XXIX, P, G,, t. XXV, col · texte numérisé non relu

Id,y c. XXIX, P, G,, t. XXV, col

5. S. Athanase, Apologia contra arianos, c. xxxiii, P. G., t. xxv, col. 301.

6. C'était la lettre du concile d'Alexandrie tenu vers la fin de l'année 338. (H. L.)

^* S. Athanase Apologia cont, arian.^ c. xx, xxvii, P, C, t. xxv, col. 280^

^« S. Athanase, /d., c, xxi, xxxv, P. G., t. xxv, col. 281, 305.

700 LIVRE m, CHAPITRE I

d'abord de la lettre remise à ses députés, lesquels sont revenus à Rome attristés de ce qu'ils avaient vu à Antioche. Le pape n'avait f5(| pas voulu publier cette lettre aussitôt, dans l'espoir que, Témo* tion passée, quelques-uns d'entre eux se rendraient au concile. Quand enfin il l'avait publiée, personne n'avait pu croire qu'une pièce si inconvenante eût été rédigée par des évêques. De quoi donc se plaignaient-ils ? Que leur avait-on fait ? Etait-ce l'invitation a un concile ? Mais celui qui croit à la justice de sa cause accepte sans déplaisir la discussion de son jugement et des motifs sur lesquels il se fonde. Les Pères du concile de Nicée ont permis l'examen des décisions d'un synode par un autre synode. Les eusébiens avaient réclamé les premiers la convocation d'un concile ; dès qu'il avait appris l'arrivée des députés d'Athanase, le parti d'Antioche avait objecté l'autorité et la valeur de chaque concile, et l'offense infligée au juge, par la revision de son jugement. Mais les eusébiens ne s'étaient guère souvenus de ce principe, eux qui avaient, au mépris de l'autorité du concile de Nicée, reçu de nouveau à la communion les ariens condamnés par ce concile. Pareille chose était arrivée à Alexandrie. Carponeset d'autres personnes déposées par l'archevêque Alexandre pour cause d'arianisme, avaient été envoyées en ambassade à Rome par Grégoire (leCappadocien). Aune époque antérieure, le prêtre Macaire, ambassadeur des eusébiens, avait recommandé à Rome Pistus, et plus tard, après l'arrivée des ambassadeurs d'Athanase, on avait appris que Pistus était arien. Le parti d' Antioche accusait le pape de nourrir la division ; mais qui donc méprisait les décisions des conciles si ce n'est ce parti ? Ses évêques disaient que l'autorité et l'influence d'un évêque ne sauraient dépendre de la grandeur de sa ville épiscopale ; s'il en était ainsi, les eusébiens devaient se contenter de leurs petits évêchés et ne pas intriguer pour êtretranférés sur des sièges plus élevés (c'était le cas pour Eusèbe de Nicomédie). Le devoir eut été de se rendre à Rome pour le concile. Les prétextes allégués pour ne pas venir, le délai insuffisant et les difficultés créées par la guerre contre les Perses ^, n'étaient pas recevables. Ils avaient retenu en outre à Antioche jusqu'au mois de janvier les envoyés du pape. Les évêques d'Antioche s'étaient plaints que la première lettre du pape relative à la convocation du concile avait été adressée seulement aux eusébiens, et non pas à tous ceux de la réunion d'Antioche ; mais ce réproche était ridicule : la lettre du pape

J. S. Athanase, Hisf. arianorum ad monachos^ c. xi,P, C, t, xxv, col, 705.

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