Schrockh, Kirchengeschichte ^ 6e partie, p
5. Socrate, Hist, eccles.^ L II, c. vin, P. G., t. lxvii, col. 196 sq.
6. Tillemoat, Mém, p. serv. à Vhist. écoles. ^ 1704, t. vi, p. 756, note 28.
7. Socrate, Hist, eccles,, h II, c. viii, P. G., t. lxvii, col. 196 sq.
8. Sozomène, Hist. eccles., 1. III, c. y, P. G., t. lxvii, coL 1041 sq.
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(c'est-à-dire la confirmation de la déposition) d*Athanase, et pour la faire décréter, ils mirent à profit un des canons qu'ils venaienl de promulguer. Si ces données de Socrate et de Sozomène ne contredisent pas l'hypothèse de Schelstrate, comme le disait Tillemont, elles lui sont cependant opposées mais d'une autre manière. Si elles établissent que les canons furent d'abord décrétés, et ensuite exploités contre saint Athanase, il n'est pas nioins vrai que ce canon d'Antioche auquel saint Jean Chrysostome et le pape Inno, cent P^ attribuent une origine arienne est cependant identique au 4* ou au 12® des canons du concile d'Antioche, lesquels, d'après Schel. strate, ont du être nécessairement composés pendant la période orthodoxe du concile ^.
Une autre indication chronologique fournie par Socrate et par Sozomène, montre mieux le peu de fondement de l'hypothèse de Schelstrate. Ces deux historiens disent explicitement qu'après la déposition de saint Athanase les membres du concile s'occupèrent I de la rédaction du symbole de la foi '^, D'après Schelstrate, cette rédaction tomberait donc dans un temps où le concile était sous l'influence des ariens; et cependant saint Hilaire déclare que ces formules de foi ont été élaborées par un synodus sanctorum.
Schelstrate ^ et Pagi ^ ont essayé de récuser la valeur de ce témoignage, en disant que Socrate et Sozomène avaient donné une fausse indication chronologique. Les conciles, ont-ils dit, commençaient d'ordinaire parla rédaction du symbole de foi, et ils attendaient qu'elle fût terminée pour passer à l'examen des autres affaires. Mais on ne saurait infirmer l'asseition précise des deux historiens^ du moins aussi longtemps qu'il sera interdit d'opposer à une certitude historique des suppositions arbitraires ^. Voici encore quelques réflexions qui vont à l'encontre de l'hypothèse de Schelstrate.
a) Schelstrate s'appuie sur une phrase du pape Jules, ainsi conçue : « Quand même Athanase aurait été, après le concile, reconnu coupable, on n'aurait pas dû s'abandonnera son égard aux injustices
1. Ceillier essaye, sans succès, de prouver que le canon rejeté par saint Jean Chrysostome diffère des 4e et 12e canons d'Antioche ; cf. Tiilemont, op. cit., t. vi, p. 756, note 28 ; Fuchs, Bibliothek der Kirchenversammlungen, 2« partie, p. 59.
2. Socrate, Hist. eccles., 1. II, c. x, P. G., t, lxvii, col. 200 sq. ; Sozomène, Jlist. eccles.y 1. III, c. vi, P. G,, t. lxvii, col. 1045 sq.