‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 71 sur 403 · LE CONCILE d'aNTIOCHE · texte numérisé non relu

LE CONCILE d'aNTIOCHE

certaine emphase contre le sabellianisme, et îl cite ce passage : «C'est là le Père, qui est véritablement Père, le Fils qui est véritablement Fils, et le Saint-Esprit qui est véritablement Saint-Esprit; » [527] et lorsque saint Hilaire ajoute que Thérésie des sabelliens avait reparu après le concile de Nicée, ce qui entraîna sa condamnation par le concile d^Antioche, il veut évidemment parler de la doctrine de Marcel d'Ancyre.

Cette condamnation eut réellement lieu par le troisième symbole présenté au concile par l'évêque Théophrone de Tyane, approuvé et signé de toute l'assemblée. Il a été conservé par saint Athanase * : (( Dieu sait, et je le prends à témoin sur mon âme, que je crois ; en Dieu, Père tout-puissant, le créateur et le principe de toutes choses, de qui est tout, et en son Fils unique, Dieu, Verbe, force et sagesse, Notre-Seigneur Jésus-Christ, par qui est tout, engendré du Père avant les temps, Dieu parfait de Dieu parfait, qui existe hypostatiquement en Dieu, et qui est descendu aux derniers temps, est né de la Vierge selon les Ecritures, s'est fait homme, a souffert et ressuscité des morts et est revenu dans les cieux où il est assis à la droite de son Père, d'où il viendra avec magnificence et force pour juger les vivants et les morts, et il demeure éternellement ; et au Saint-Esprit, le Par aclet, l'Esprit de vérité, que Dieu, par ses prophètes, a promis d'envoyer à ses serviteurs ^ et que le Seigneur avait promis d'envoyer à ses disciples, qu'il a réellement envoyé, ainsi que les Actes des Apôtres en font foi. Si quelqu'un enseigne ou pense quelque chose de contraire à cette foi^ qu'il soit anathème. Et si quelqu'un pense comme Marcel d'Ancyre, ou Sabellius» ou Paul de Samosate, qu'il soit anathème, lui et tous ceux qui gardent sa communion. »

Quelques mois plus tard, une nouvelle assemblée des évêques orientaux (continuation du concile in encaeniis) rédigea un quatrième symbole et l'envoya à l'empereur Constant par les évêques Narcisse de

1. S, Athanase, Desynodis, c. xxiv, P. G., t. xxvi, col. 724 sq. ; Mansî, ConciL ampliss. coll., t. ii, col. 1343 ; Walch, Bibl. symb, vet., p. 110 ; A. Hahn, Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln, in-8, Breslau. 1899, p. 186, n, 155; F. Kattenbusch, Das apostolische Symbol, t. i, p. 259, 262 sq. ; t. ii, p. 238, nole 2; 261 sq , 516, note 48 ; 517, note 52. Cette formule n'a de particulier que la condamnation de Marcel d'Ancyre et ces expressions: ...tov YsvvY)6évTa èx Touitatpbç... ovra wpoç xbv Osdv èv uiroeTtào-ei que Mœhler traduit : < qui a en Dieu une existence personnelle » et Baur : € qui est en sa propre hypostase en Dieu. 1 (H. L.)

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